878, c’est la date retenue pour baptiser le dernier opus de la série Birth of … Cette fois, elle quitte l’Amérique du Nord de la fin du XVIIIe et du début du XIXe pour l’Europe médiévale, plus précisément pendant l’aventure des invasions Vikings en Grande-Bretagne. Au-delà d’un sujet original qui justifie une dissymétrie des forces en présence, ce nouveau warteau présente de nombreuses nouveautés que cet article propose d’analyser.

Le système

Rappelons d’abord les grandes lignes du gameplay de cette série dont 878 – Les Vikings conserve l’essentiel des atouts. Comme pour 1812 et 1775, il s’agit d’un affrontement entre deux camps mais dont les forces sont réparties en factions. Quatre joueurs en deux équipes s’affrontent donc et cela offre un jeu semi-coopératif assez original (qui n’empêche nullement d’être pratiqué à deux ou trois… mais pas en solo).

Chaque faction est dotée de cartes : autant de cartes de mouvement que le nombre maximum de tours puisque l’action obligatoire pour chaque faction est de jouer, à chaque tour, une de ces cartes, et éventuellement des cartes d’événements pouvant influencer aussi bien la faction qui la joue que les autres. Et évidemment d’une puissance militaire déclinée en troupes et en dés de combat spécifiques.

Ainsi, le système établit un excellent équilibre entre des données historiques (les forces en présence, les qualités guerrières de ces forces, des événements réels ou uchroniques) et des qualités ludiques (le système de combat est géré par des lancers de dés sans table complexe, l’initiative des factions est aléatoire, le système card-driven permet une bonne courbe d’apprentissage). Tous les opus ont des conditions de victoire multiples avec mort-subite et victoire « diplomatique ». Les plateaux de jeu à zone associés à une échelle temporelle assez abstraite font l’économie de nombreux aspects opérationnels complexes pour se concentrer sur l’essentiel : la stratégie.

Ceux qui ne connaissent pas la série classeront donc probablement ce système dans les Risk-like et ils n’ont pas tort car on y retrouve les avantages et les inconvénients de ces jeux d’affrontements de complexité moyenne : un apprentissage rapide des règles, un matériel et une échelle facilitant les décisions stratégiques, mais aussi un aléatoire important et un effet de bascule fréquent. Toutefois, depuis le début, cette série a su atténuer le premier inconvénient par quelques solutions élégantes.

Un matériel pléthorique et de grande qualité… et encore, on peux y ajouter le tapis grand format et les figurines peintes !

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Conclusion, notes, points positifs et négatifs

  • Le matériel, beau, abondant, pratique et modulable.
  • Un système simple, interactif, mais avec une grande profondeur stratégique.
  • Une très bonne évolution d’un système déjà rodé.

  • Quand même pas mal d’aléatoire.

Notes
Matériel
100 %
Intérêt stratégique et historique
90 %
Gameplay
80 %

Infos pratiques

Date de sortie : Novembre 2017
Éditeur / Studio : Academy Games - Asyncron
Prix : 60€
Site officiel :

Fiche chez Academy Games ; fiche chez Asyncron

Remarques :

878- Vikings est un jeu pour 2 à 4 joueurs d’Academy Games, édité et traduit par Asyncron Games.

Jeu financé avec succès sur Kickstarter en avril 2017.

L’extension L’Âge viking est au prix de 27€… elle était gratuite pour les contributeurs de la campagne Kickstarter… qui ont attendu plus d’un an !

A lire également notre article Birth of America, l’enfance de l’art !

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Bertrand Lafougere
Auteur

J’y ai joué à l’OPJH de 2017 et j’ai bien aimé : http://www.ludophiles.fr/retours-sur-lopen-de-paris-des-jeux-dhistoire/. Oui il y a de l’aléatoire mais un nombre important de dès lancés donc statistiquement ça s’équilibre.
Le viking a l’air invincible car il débarque avec des masses de troupes. Sauf que la vague d’invasion s’essouffle très vite lorsqu’elle avance et qu’il faut à chaque fois laisser des pillards derrière. L’Anglo-Saxon peut donc contre-attaquer et faire mal sur les points faibles qui ne manquent pas.
Personnellement je le préfère à 1775 (je ne connais pas 1812).