Alors que nous sommes à J-21 de la sortie de Civilization VI voici les trois nouvelles civs dévoilées depuis la semaine dernière par 2K Games.

Tout d’abord nous retrouvons l’incontournable Rome, qui sera menée cette fois par Trajan. Sa compétence spéciale, nommée Colonne de Trajan, permettra aux villes romaines de commencer avec un bâtiment gratuit en centre-ville, a priori la plupart du temps un monument.

La compétence de Rome, Tous les chemins mènent à Rome, accordera à chaque ville un comptoir commercial, mais aussi une route pour celles à portée d’une route commerciale (qui seront elles créées automatiquement par des Marchands). Les routes commerciales traversant des cités disposant d’un comptoir recevront un bonus en or. Sans surprise l’unité unique des romains sera la Légion. Plus couteuse que les spadassins, leur équivalent pour les autres civs, une légion sera heureusement plus puissante et pourra aussi servir d’ingénieur militaire, pour construire chacune un nombre défini de routes et forts. Les bains remplaceront l’aqueduc, et permettront d’obtenir plus de population.

A aussi été dévoilé cette semaine la fameuse Sumer, qui sera représentée par le non moins fameux Gilgamesh. Ce chef légendaire a une compétence spéciale originale, nommée Aventures d’Enkidu, qui permettra à cette civ de partager butin et expérience avec le plus proche allié dans un rayon de cinq cases. Un bonus qui devrait s’avérer assez précieux mais toutefois dans des cas très précis. Plus généralement Sumer devrait être une civ potentiellement intéressante à jouer sur le plan des alliances, y compris si on l’a pour voisin.

La compétence de Sumer, Quêtes épiques, lui permettra de recevoir un bonus de village (par exemple l’accélération d’une découverte scientifique) pour chaque avant-poste barbare détruit. Les sumériens auront pour unité unique le char de guerre, une unité puissante ne subissant pas de malus face aux lanciers et autres unités ayant un bonus contre la cavalerie. Autre avantage, ces chars auront un bonus en mouvement si ils commencent un déplacement depuis un terrain dégagé. L’aménagement du terrain exclusif à Sumer sera la ziggourat, bâtiment qui accordera un bonus en science et en culture si adjacent à une rivière, sans toutefois pouvoir être construit sur une colline.

Puis enfin voici les Arabes avec à leur tête comme leader Saladin. Sa compétence spéciale, nommée, Rectitude de la foi, diminuera le coût en foi la construction de lieus de culte, tout en accordant un bonus en science, foi et culture.

L’Arabie aura pour compétence spéciale Dernier prophète, autrement dit un Grand prophète en bonus si cette civ n’en a pas recruté lorsque l’avant dernier disponible est pris. Concrètement, cela permettra à l’Arabie de quand même pouvoir fonder une religion si elle se fait doubler par d’autres civs. Les cavaliers mamelouks seront l’unité unique des arabes, ils remplaceront les chevaliers et pourront se soigner à la fin de chaque tour, un bonus redoutable si bien utilisé. Niveau urbanisme l’Arabie disposera de la médersa, un quatier générant plus de science qu’une université et accordant aussi un bonus en foi selon la proximité d’un campus.

Il ne reste désormais plus qu’une dernière civ à découvrir, très probablement la Russie, et nous aurons ainsi fini le tour des 19 premiers personnages et pays que l’on pourra jouer. Pour plus d’informations sur Civilization VI, dont la sortie est toujours prévue ce 21 octobre, voyez le site officiel et cette page sur Steam. A voir aussi éventuellement cette nouvelle présentation vidéo chez Jeuxvideo.com, récapitulant différents mécanismes et montrant quelques exemples intéressants de l’interface. Un peu plus sérieux, mais en anglais, Gamespot explique les améliorations du gameplay, particulièrement comment Civ VI semble éviter la relative lassitude et répétitivité que l’on trouvait facilement à partir du milieu de partie dans les précédentes versions. La gestion de l’expansion des villes territoriale (via les quartiers) étant un des nouveaux aspects amusant à ce niveau.

Dernier point sachez aussi que Firaxis a confirmé quelles seront les configurations minimales et recommandées pour bien profiter du jeu :

Minimum :

SYSTÈME D’EXPLOITATION : Windows 7 64bit / 8.1 64bit / 10 64bit
PROCESSEUR : Intel Core i3 2.5 Ghz ou AMD Phenom II 2.6 Ghz ou supérieur
MÉMOIRE : 4 GB RAM
DISQUE DUR : 12 GB ou plus
DVD-ROM : Nécessaire pour l’installation via le disque de jeu
CARTE GRAPHIQUE : Carte graphique 1 GB DirectX 11 (AMD 5570 ou nVidia 450)

Recommandé :

SYSTÈME D’EXPLOITATION : : Windows 7 64bit / 8.1 64bit / 10 64bit
PROCESSEUR : Intel Core i5 2.5 Ghz 4e génération ou AMD FX8350 4.0 Ghz ou supérieur
MÉMOIRE : 8 GB RAM
DISQUE DUR : 12 GB ou plus
DVD-ROM: Nécessaire pour l’installation via le disque de jeu
CARTE GRAPHIQUE : Carte graphique 2 GB DirectX 11 (AMD 7970 ou nVidia 770 ou supérieur)

 

 

Communiqués

Civilization VI : Saladin à la tête de l’Arabie

Né en 1137, Saladin fut le premier sultan d’Égypte et de Syrie, et s’imposa à la tête des musulmans lors des croisades.

Érudit polyglotte, Saladin entama une carrière militaire sous le commandement de son oncle, Asad al-Din Shirkuh. En Égypte, il navigua d’abord dans l’ombre du dirigeant, Nur ad-Din, avant de gravir les échelons de la hiérarchie militaire et d’être nommé vizir du Caire.

En 1171, Saladin prit la tête de l’Égypte et conquit Damas après la mort de Nur ad-Din. Grâce à la fortune qu’il venait d’amasser, il parvint également à prendre Alep en 1183, ainsi que Mossoul en 1186. En 1187, c’est Jérusalem qui passa sous sa coupe ; mais cette goutte d’eau fit déborder le vase, et Richard Cœur de Lion décida de lancer la troisième croisade. Après des années de conflit, le traité de Ramla fut signé, autorisant les pèlerins chrétiens à entrer dans la ville sacrée, bien qu’elle restât sous le contrôle des musulmans.

La fièvre terrassa Saladin en 1193 à Damas et son peuple hérita de sa fortune. On se souviendra de lui comme d’un dirigeant puissant et honorable, respecté à la fois par son peuple et ses adversaires.

Unité exclusive : le mamelouk

À l’origine soldats esclaves, les mamelouks appartenaient à une caste de cavaliers et devinrent l’une des principales forces des armées musulmanes. Ils portaient une armure lourde intégrale, tout comme leurs chevaux, et maniaient la lance, le bouclier et le cimeterre.

Bâtiment exclusif : la médersa

“Médersa” est le mot arabe désignant des établissements scolaires pour tous types d’enseignement, du primaire jusqu’au supérieur. Les cours peuvent être laïques ou religieux et couvrent divers champs disciplinaires islamiques.

Civilization VI : Gilgamesh à la tête des Sumériens

On sait peu de choses sur le véritable Gilgamesh, personnage central de l’Épopée éponyme et d’autres poèmes sumériens. Dans l’épopée lui étant consacrée, Gilgamesh, roi de la cité d’Uruk, est décrit comme un être mi-homme, mi-dieu, et rencontre différentes divinités, ainsi qu’un sage ayant supposément survécu au déluge de la bible.

La plupart des spécialistes s’accordent à dire que Gilgamesh a réellement existé, puisque plusieurs autres personnes mentionnées dans l’épopée auraient bel et bien vécu dans la région à la même époque, entre 2800 et 2500 avant notre ère. Un manuscrit antique, la liste royale sumérienne, avance que même Gilgamesh aurait passé 126 ans à la tête d’Uruk.

Unité exclusive : le char de guerre

Les conflits incessants entre cités-états sumériennes ont permis de propager plusieurs innovations guerrières, parmi lesquelles le char de guerre. Composé d’un panier tressé rudimentaire posé sur quatre roues en bois, il était tiré par des onagres et monté par deux guerriers équipés de haches et de lances. Bien que nul ne nie l’existence du char de guerre, son usage est plus discuté ; certains estiment qu’il servait au combat, tandis que pour d’autres, il était simplement utilisé pour transporter les soldats jusqu’au lieu de la bataille.

Aménagement exclusif : la ziggurat

Tandis que l’Égypte bâtissait ses pyramides si lisses, d’autres peuples antiques, comme les Sumériens, érigeaient une version en terrasses de cette même structure, appelée “ziggurat”. Les premiers exemples de ces tours rectangulaires remontent au troisième millénaire avant notre ère. Bien qu’aucune de ces structures initiales n’aient survécu jusqu’à nos jours, certaines d’entre elles auraient été de taille impressionnante, la plus grande étant sans doute celle de Babylone, consacrée au dieu Marduk, et qui aurait inspiré le mythe de la tour de Babel décrit dans la Genèse.

Civilization VI : Trajan à la tête de Rome

En tant que treizième empereur de Rome, Trajan était un soldat et un chef de guerre accompli, à qui l’on doit la plus grande expansion territoriale que Rome ait jamais connue.

Né vers l’an 52, Marcus Ulpius Traianus, d’abord militaire de renom, fut nommé gouverneur de la Germanie supérieure, avant de devenir empereur en octobre 97.

Trajan fut à l’origine de grandes prouesses militaires, notamment contre la Dacie, qui menaçait l’économie romaine depuis de nombreuses années. Ainsi, les Daces furent vaincus deux fois : d’abord en 101, puis 105, défaite au cours de laquelle leur capitale fut rasée. En 113, Trajan envahit le territoire parthe, après des années de conflit, et parvint à annexer l’Arménie et à capturer Ctésiphon, la capitale des Parthes.

Les talents de général de Trajan n’avaient d’égal que l’affection que lui portait son peuple. En tant qu’empereur, il avait leurs intérêts à cœur, et il créa ainsi une politique sociale destinée aux orphelins et aux enfants pauvres. Trajan supervisa la création de plusieurs monuments et routes intemporels, et notamment sa fameuse colonne et son non moins célèbre forum. Il organisa également un festival de gladiateurs qui accueillit des millions de spectateurs.

Unité exclusive : la légion

Les légions romaines étaient d’imposantes armées de milliers de soldats, scindés en “manipules”, des groupes d’infanterie de 120 hommes en moyenne. Armés d’un javelot lourd appelé “pilum” et with 120 men in 12 files and 10 ranksd’un glaive, et protégés par un casque, une armure et un bouclier en métal, les légionnaires romains surprenaient leurs adversaires en lançant d’abord leur pilum, avant de combattre au corps à corps avec leur glaive.

Quartier exclusif : les thermes

La trempette était une activité communale, dans la Rome antique, et les thermes étaient bien souvent un lieu de récréation et de lien social. Ces bâtiments étaient de véritables œuvres architecturales, où l’on trouvait même parfois des bibliothèques, des salles de lecture, des gymnases, des jardins, de quoi se sustenter, et toutes autres activités de loisirs.