Seconde partie de cet AAR pour l’extension All Under Heaven qui propose un riche contenu pour de nombreux pays d’Extrême-Orient et d’Asie du Sud-est dans Crusader Kings III. Ce afin de bien représenter les réalités locales de l’époque féodale qui ne correspondent pas au système qui caractérisait une partie de l’Europe occidentale, ni au monde arabo-musulman.
Comme il est difficile de tester un tel ensemble de contenu, au vu de la diversité des situations entre les différentes parties de la Chine et les nombreux seigneurs japonais de l’époque, voici un exemple d’une partie assez originale, jouée avec comme personnage principal un fonctionnaire de l’Empire du milieu dont l’objectif est de se hisser dans la hiérarchie chinoise, en espérant s’y glisser jusqu’aux plus hauts postes.
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Pour progresser, il n’y a pas que les études et les concours. On passera ainsi beaucoup de temps à comploter, pour se faire connaître et parler de soi. C’est une réutilisation intéressante des intrigues qui sont au cœur du jeu, puisqu’on ne cherchera pas ici à nuire à qui que ce soit mais au contraire à faire dire du bien de son personnage. Échouer est quasiment impossible et ce sont des complots sur la longue durée.
Dans la même veine, il est aussi important de rejoindre les différents mouvements qui structurent l’Empire. Il s’agit de groupes de pression ayant des objectifs assez larges (consolider leur pouvoir, étendre les frontières vers l’extérieur, etc.) et rassemblant de nombreux personnages avec lesquels on aura de toute façon à faire. Je m’en suis surtout servi comme d’un espace pour entrer en contact avec les ministres et autres gouverneurs, mais il est possible de s’y impliquer bien davantage, tout en veillant à ne pas froisser de puissants seigneurs.
Toujours est-il que tous ces efforts combinés portent leurs fruits. En 1072, alors que l’Angleterre est au début de la période normande, le jeune érudit se présente à la capitale pour y subir un des examens les plus difficiles de la bureaucratie impériale. Les résultats sont excellents pour mon personnage, qui gagne plusieurs niveaux de mérite et progresse de manière fulgurante dans le tableau d’avancement. On prend vraiment plaisir à organiser sa carrière et à sa réussite académique dira-t-on, mais il faut savoir que ce type de partie néglige un peu la carte et les provinces et que vous passerez beaucoup de temps à scruter des écrans d’événements avec des choix à faire.
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En 1074, dans le sillage de cette réussite au concours de la capitale impériale, mon personnage est toutefois nommé à la tête d’une province. Comme dans une partie classique, il faut en assurer la gestion, le développement, veiller à la bonne santé des habitants, etc. Toutefois, le personnage n’en est pas propriétaire, il est juste nommé pour quelques années, avant de passer à un autre commandement. De plus, pas question de faire la guerre à vos voisins, car nous restons au sein du même Empire où les règles diffèrent de la partie occidentale du jeu. Si des révoltes et la possibilité de briguer le trône impérial existent, les moyens d’y parvenir ne sont pas simples. Cela est assez déroutant au début, mais on se prend au jeu assez rapidement.
De plus, il convient de toujours garder un œil sur son influence, son mérite si l’on veut continuer de progresser dans la hiérarchie. Ainsi, dix ans après le début de mon premier commandement, je ne suis encore qu’au 5e niveau de mérite et bien loin d’espérer commander l’équivalent d’un duché de grande taille. Année après année j’accumule les lectures, complots, aide à l’organisation d’examens de mes confrères gouverneurs. Cela renouvelle un peu l’expérience car l’on n’est plus un « simple » étudiant. Une forme de répétition s’installe quand même, il est vrai, mais l’alternance entre ces tâches et la gestion de ses provinces permet de ne pas trop la sentir.
D’autant plus que les efforts paient : je suis nommé à la tête d’une bien plus grande province en 1100. Composée d’une demi-douzaine de provinces, elle se situe au centre-nord de l’Empire et est constitué de terres riches. Mon personnage est désormais d’âge mûr, avec beaucoup de prestige et même une petite armée de quelques centaines de soldats. Quel chemin parcouru depuis ses tendres années !
A suivre…
Pour plus d’informations sur Crusader Kings III: All Under Heaven, voyez cette page sur Steam. Concernant Crusader Kings III, voyez cette fiche sur Steam ainsi que notre test. Ou encore par exemple les nombreux video dev diary sur la chaîne YouTube du jeu et le wiki officiel.









