Avant la trêve estivale, Paradox se fend d’un important patch 1.1 pour son récent et monumental Hearts of Iron IV. On notera d’emblée qu’il porte un nom qui fait référence à la bataille de Normandie qui a suivi le débarquement allié du 6 juin : Reb Ball express, petite note sympathique. Au-delà de cela, il rééquilibre le jeu et nous allons voir ses principales composantes dès à présent.

Corrections et optimisations en tout genre

Revenons tout d’abord sur un premier point important : le patch corrige un nombre importants de bugs, de retours sous Windows et autres soucis qui ont été reportés par les joueurs. De plus, il a souhaité revoir l’IA dont les comportements pouvaient souvent sembler erratiques, avec des unités laissées très loin des fronts, une production de guerre peu réaliste par exemple.

Le pays cité en exemple par les développeurs est l’Allemagne, qui consacrait trop de ressources à la construction de chantiers navals, et non pas d’usines militaires. Cela l’amenait à plusieurs reprises à être écrasé rapidement par ses adversaires, comme j’ai pu le faire avec l’URSS ou le voir en jouant d’autres pays. Désormais, cela arrivera moins.

De plus, au fil de mes parties effectuées depuis le patch, je me suis rendu compte que certains pays bénéficiaient eux aussi de cette révision de l’IA et notamment la France, qui n’a pas hésité à attaquer en Allemagne pendant la campagne de Pologne, et ce de manière bien plus agressive qu’historiquement parlant. Voyez les captures d’écran pour vous faire une idée. On y voit aussi la création de l’état de Vichy, que je n’avais jamais vu apparaître avant le patch, c’est donc une bonne chose.

Au final, de ce point de vue le correctif est positif car le jeu perd sans regret des problèmes techniques et fonctionne mieux, bien que je l’aie déjà trouvé très fluide et sans grands souci à ce sujet dès sa sortie.

Bien sûr, il reste du travail : l’Espagne nationaliste l’emporte toujours trop vite dans mes parties, le Japon est soit incapable d’avancer en Chine, soit bouscule tout très rapidement etc. Mais nous n’en sommes encore qu’au début de l’existence du jeu.

Un jeu plus équilibré

A côté de cela, une batterie de nouvelles fonctionnalités et rééquilibrages viennent améliorer l’expérience de jeu, notamment en supprimant quelques aberrations. Je vous renvoie pour cela à mon test : les images montraient clairement qu’en cas d’offensive réussie, les provinces étaient partagées n’importe comment entre les pays conquérants. On se retrouvait avec des pays découpés entre les vainqueurs qui possédaient quelques provinces au milieu du reste.

Cela ne facilitait pas la lecture, ni pas le retour à la paix. C’est moins le cas à présent et, jouant avec le Canada, j’ai par exemple pu très facilement restituer Djibouti et la Tunisie à la France, après que ces deux espaces aient été conquis par l’axe. De plus, la conquête de la Libye et de l’Éthiopie s’est faite depuis des territoires alliés et ce sont eux qui en ont eu le contrôle. Voyez les captures d’écran ici pour que ce soit plus clair.

Enfin, les invasions navales et passages à travers les pays alliés ont été revus, de même que l’exécution des plans de bataille. Ainsi il est possible de demander à vos troupes d’agir de manière « Prudente », « Équilibrée » ou « Agressive », ce qui va modifier leur comportement, mais potentiellement leurs pertes au combat. Désormais contre un ennemi faible, il est possible d’aller plus vite en étant agressif, et d’avancer prudemment s’il est plus puissant et / ou si les capacités de décryptage de son pays ne permettent pas de savoir précisément le nombre de ses unités.

Je pense avoir fait là le tour des principales nouveautés et, personnellement, trouve le jeu sur une bonne voie. Si l’on peut craindre une série d’extensions avant qu’il ne donne sa pleine mesure, les patchs restent nécessaires et, à l’écoute de la communauté, aident le jeu à progresser. Espérons que le prochain ne tardera pas trop ! Il sera consacré principale à l’IA et à l’équilibrage du jeu, mais les développeurs souhaitent aussi améliorer la rejouabilité et la difficulté du jeu pour les joueurs qui auront déjà maitrisé le système.

A noter enfin au passage pour l’anecdote coté statistiques que semble-t-il 4.4 % des joueurs ont réussi jusqu’à présent à simuler victorieusement l’Opération Sea Lion (voir exemple ci-dessous), et que selon Paradox 30 % des parties jouées jusqu’à présent avec Hearts of Iron IV l’ont été avec des pays mineurs. En théorie de futurs DLC devraient justement être consacrées à améliorer l’intérêt du jeu quand on choisit de jouer certaines puissances mineures. Comme nous vous l’avons montré dans notre AAR sur la Pologne.

Pour plus d’informations sur le jeu voyez notre article Hearts of Iron IV, un nouveau souffle pour la série puis reportez-vous à cette page chez l’éditeur ou à celle-ci sur Steam. Vous trouverez le changelog du patch 1.1 sorti depuis le 30 juin par ici dans le forum officiel.

Le nouvel outil des plans de bataille. Il permet de mieux s'adapter à la situation et à l'ennemi.
Le nouvel outil des plans de bataille. Il permet de mieux s’adapter à la situation et à l’ennemi.
Les invasions navales ont été revues et se déclenchent plus facilement. Jouant le Canada, j'apporte une contribution décisive à la guerre en Afrique du Nord.
Les invasions navales ont été revues et se déclenchent plus facilement. Jouant le Canada, j’apporte une contribution décisive à la guerre en Afrique du Nord.
Pendant que l'Allemagne est engagée en Pologne, la France tente un mouvement offensif.
Pendant que l’Allemagne est engagée en Pologne, la France tente un mouvement offensif.
La France de Vichy s'est bien créée, ce que je n'avais jamais vu avant le patch. Bon, on voit toujours que l'IA tente des débarquement suicidaires et pas très réalistes. Là le Royaume-Uni en Italie.
La France de Vichy s’est bien créée, ce que je n’avais jamais vu avant le patch. Bon, on voit toujours que l’IA tente des débarquement suicidaires et pas très réalistes. Là le Royaume-Uni en Italie.
Screenshot de PAradox montrant un exemple de l'opération Sea Lion dans le jeu.
Screenshot de Paradox montrant un exemple de l’opération Sea Lion telle qu’on peut la simuler dans le jeu. Dans cet exemple, un essai d’un des développeurs, l’invasion se termina a priori mal pour les allemands, heureusement pour l’Angleterre.

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