Avec ce quatrième opus, Paul Bruffell et HPS continuent à améliorer la série des « Aigles en marche ». Ils nous amènent à la bataille charnière entre l’apogée de l’Empire et le début de sa fin. Toutefois il s’avère difficile de parler de ce nouveau titre, tant est présent l’absence de changement majeur.
Ainsi, le joueur est placé à la tête de l’Armée. Il possède un nombre de points de commandement qui reflètent l’efficience de son état-major. Ces points vont servir à activer les unités, si commandées, qui pourront ainsi se déplacer, changer de formations ou encore se ravitailler, la liste n’est pas complète.
La carte est découpée en zones ou l’empilement est limité à trois unités, dont un général pour le terrain difficile. Le combat a lieu quand des unités ennemies occupent la même zone.
Le graphisme reste relativement soigné, les délimitations des zones plus propres, la grille hexagonale s’estompant au fur et à mesure des sorties.
Toutefois, j’ai bien vu des changements qui ont sérieusement retardé cet article. Le jeu s’est avéré injouable, d’une lenteur exaspérante, impossible de finir un tour. Ces problèmes récurrents s’étaient pourtant fortement atténués avec l’arrivée de mises à jour et les nouveaux titres.

Il est vrai que mon matériel commençait à se faire vieux et qu’il pouvait avoir sa part de responsabilité. Donc, après dix ans de service, j’ai changé de machine et ai perdu le programme d’installation…
Heureusement Marching Eagles – Borodino était présent sur le disque dur, et j’ai pu découvrir un nouveau jeu, plus rapide et plus fluide. Il reste toutefois grandement améliorable. Il est toujours très loin des standards actuels avec un moteur Unity. De plus, on peut s’interroger sur la nécessité de changer de configuration pour un logiciel plus proche des années 80 que des gouffres à ressources d’aujourd’hui.
Marching Eagles – Borodino nous apporte donc six nouveaux scénarios, trois couvrent toute la bataille avec 24 tours de jeu, deux sont plus limités, 12 tours et le dernier, Shevardino, se contente de 6 tours.
La difficulté est paramétrable, et les possibilités de jeux classiques avec la « chaise tournante », le PBEM ou contre l’IA.
L’évènement aléatoire, générique à la série, est toujours présent. On a toutefois l’option de jouer sans, ce qui m’aurait évité d’avoir tous mes commandants bloqués au 1er tour de jeu (scénario sur l’attaque du Ve corps polonais). Ensuite, nous sommes dans un casse-tête plutôt qu’un Wargame. En effet, le joueur devra anticiper les embouteillages dus à l’empilement restreint et surtout à la limite de vitesse, sous peine de devoir avancer une troupe dans un assaut prématuré dont l’utilité principale sera de fluidifier les accès plutôt que de s’emparer de la zone adverse. Finalement, tout cela manque de vie, et ce n’est ni la possibilité de charge ni l’obtention d’un bonus tactique qui vont dérider tout cela.
Ayant finalement terminé Shevardino, je n’ai pas eu le courage de m’attaquer à un gros scénario comme Borodino avec ses 50 points de commandement et me suis contenté d’un scénario intermédiaire. Je ne peux que me féliciter de cette décision, la partie a été rapide et les défauts ont moins pesé. Contrairement à d’autres titres moins « historiques » où je n’arrivais pas à quitter ma chaise, ici je regardais le compteur de tours avancer lentement…
Pour plus d’informations sur Marching Eagles: Borodino, voyez cette page chez l’éditeur.
Points positifs et négatifs
- Système maitrisé
- Durée de jeu
- Historicité
- Version française absente
- Ergonomie
- Bugs




