La guerre des plateformes de distribution continue, et c’est au tour du futur prometteur Phoenix Point d’y participer. Snapshot Games a en effet signé un accord d’exclusivité pour un an avec l’Epic Games Store. Pour marquer le coup, Julian Gollop annonce que ceux ayant soutenu le jeu lors de sa campagne de financement sur Fig (plateforme concurrente à Kickstarter) recevront les DLC gratuitement pendant cette première année d’exclusivité.

Sachant qu’on ne sait pas en quoi consisteront ces DLC (réels contenus / scénarios supplémentaires, ou simples avantages cosmétiques ?), ce bonus est donc en fait assez flou.

Toute personne ayant soutenu le projet durant sa campagne de financement recevra une clé pour Steam et GoG un an après la sortie du jeu.

Toute personne n’étant pas satisfaite de ce choix initial de lancement via l’Epic Store sera remboursée sur demande.

En théorie cette exclusivité devrait permettre au studio de mieux garantir aux joueurs le suivi et l’évolution du jeu, ainsi que de futurs autres titres du studio.

Si Epic a bâti en grande partie son succès sur son moteur graphique Unreal et son jeu phare Fortnite, il serait intéressant de voir si ou plutôt quand à l’avenir Valve relancera la suite de son excellent jeu d’action Half-Life, qui avait grandement contribué à faire connaître Steam. Cela sans parler d’autres jeux de Valve ayant eu un succès retentissant (Team Fortress 2, Portal, Counter-Strike, Left 4 Dead, et Defence of the Ancients, principalement). En tous cas nul doute que Epic a besoin de jeux phares pour se développer à hauteur de Steam.

A lire aussi au sujet de l’Epic Game Store ce nouvel interview de Tim Sweeney chez MCV, qui explique sa vision de l’évolution (potentielle) de la situation dans les prochaines années.

Au passage on remarquera que dans toute cette agitation, tandis que les éditeurs, les studios, et les distributeurs se déchirent sur leurs marges, coûts et profits, il n’est quasi jamais fait mention d’une baisse de prix pour les premiers concernés, les joueurs. Or après tout, si Epic séduit en offrant une meilleure part aux créateurs de jeux, pourquoi le porte-monnaie des joueurs n’en profiterait-il pas lui aussi ? Il y a certainement des cas où cela arrivera, comme l’ont annoncé les développeurs de World War Z (voir cette brève) dont le prix initial sera grâce à Epic a priori réduit de 5 $, mais néanmoins pour beaucoup d’autres titres cet aspect reste lui aussi assez flou. Et au final ce sont quand même les joueurs qui paient…

Pour plus d’informations sur Phoenix Point, dont la sortie a été repoussée à la fin de l’été, voyez le site officiel. Ou désormais cette page chez Epic. Concernant l’exclusivité chez Epic, voyez cette FAQ.

 

Communiqué

5 Commentaires

  1. Très bonne nouvelle. Epic ne prend que 10% alors que steam prend 30% de commission sur les jeux.

    il faut en finir avec le racket de steam sur les developpeurs de jeux.

    • Petite question ne connaissant pas vraiment cette plateforme : cette différence est-elle en faveur de l’acheteur in fine ?

      Pour ma part quitte à me passer d’un certain nombre de titre, j’arrête ce qui s’apparente à de la location plus qu’à de la vente en privilégiant le DRM free avec la possibilité de télécharger un exécutable digne de ce nom permettant les réinstallations et jeux offline.

      • Justement, ça n’est pas clair, du moins pas dans tous les cas, que l’acheteur y gagne vraiment.

        Après on peut imaginer que si les développeurs gagnent plus, les joueurs auront, en théorie, des jeux avec plus de contenus (ou un contenu de meilleure qualité, etc.). C’est ce que dit entre autre Julian Gollop (grosso modo). Mais ça va beaucoup dépendre de chaque studios.

        Pour Epic je pense que l’un des problèmes sera par exemple au niveau de la gestion des inévitables patchs, ce qui a été au début de Steam un très important avantage (gain de temps pour beaucoup de gens).
        Puis il peut y avoir aussi la gestion de la bibliothèque du joueur, avec des tas de détails pratiques venus au fil des ans et auxquels, à raison, les gens se sont habitués.

        A terme ce sera probablement une bonne alternative, mais pendant un moment il risque d’y avoir des petits ratages, des ajustements sur ci ou ça. D’autant plus vu la taille de l’infrastructure nécessaire pour concurrencer Steam.

    • Beaucoup de joueurs ont gagné beaucoup, indirectement, grâce à Steam. Beaucoup de développeurs ont aussi nettement tiré leur épingle du jeu. Et beaucoup d’éditeurs ont très vite compris il y a plusieurs années déjà l’intérêt de travailler avec Steam… Steam n’a pas eu le succès qu’il a par hasard, mais simplement parce que le service offert convenait, et convient d’ailleurs toujours, à beaucoup de gens.

      Dire que Steam fait du racket n’a strictement aucun sens… Peut-être devriez-vous relire la définition suivante, par exemple : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/racket/65935

      Sinon, la marge d’Epic est officiellement de 12 %, pas 10 %, voyez la présentation par là, qui explique un peu mieux : https://www.epicgames.com/store/fr/about

      Si Epic fait moins de profits, le développement de la plateforme sera probablement plus difficile. On verra après l’été ce que cela donnera quand le magasin s’ouvrira vraiment à tous les développeurs.

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