Phoenix Point est un jeu ambitieux qui ne va pas manquer de susciter la controverse, car si la formule actuelle est indéniablement très bonne, la réalisation aurait elle bénéficié de quelques mois supplémentaires pour gommer pas mal de petits défauts.

En excluant les bugs, qui seront corrigés, je n’en ai eu qu’un seul majeur, éliminé par le premier patch, le jeu souffre surtout d’un déséquilibrage venant plus ou moins vite selon les choix du joueur, ce sans que celui-ci comprenne bien comment et / ou pourquoi. Parfois c’est clair, parfois il faut deviner (ou aller dans les forums…), parfois il faut simplement se résigner. On regrettera un manque d’informations concrètes ou de cohérence dans certains cas précis. Il y a certes un manuel, utile sur certains points, mais pas assez d’infobulles. Rien qui n’empêche le jeu d’être jouable en l’état, mais assez pour décevoir quand même par moment. Comme un bon plat au fumet alléchant, mais au palais pas encore cuit à point.

Au début donc, tout va bien, la situation est certes assez floue mais c’est plutôt amusant, assez rapide à jouer, et il faut bien réfléchir quand même car au fur et à mesure que le brouillard du gameplay se dissipe, bon nombre de choix apparaissent vite. On ne s’ennuie donc pas. Mais on hésite. Où puis-je trouver des soldats ? Et pourquoi faut-il que pour un seul homme, je doive absolument envoyer mon unique véhicule volant ? Dans le tutoriel, mes deux premiers commandos sont eux arrivés par voie terrestre… Passons, énumérer ce genre de détails agaçants n’a pas grand intérêt.

L’ambiance globale est réussie. On a envie d’y revenir pour en découvrir plus. Précisons un point important, la bande-son est très belle. Vu le temps qu’un jeu de ce genre demande, c’est appréciable. Rappelons pour qui hésite à s’y lancer que les 5 DLC prévus pour 2020 vont certainement apporter d’intéressantes améliorations. En attendant, continuons d’explorer le jeu.

 

Première nouvelle recrue, un commando acheté au havre Synedrion voisin. Style, élégance même, quoique je doute que les crabes mutants y soient sensibles, moins assurément qu’à son efficace fusil laser.

Pour plus d’informations sur Phoenix Point, mis à jour la semaine dernière (voir ce changelog) et pour lequel d’autres patchs sont toutefois encore attendus en renforts, voyez le site officiel ou cette page chez Epic. Sur l’exclusivité chez Epic, voyez cette FAQ. Le jeu sortira en théorie sur Steam dans un an. La première partie de cet article se trouve par ici.

Niveau diplomatique, à ce stade tout est encore calme, j’ai quand même deux missions optionnelles pour intervenir dans la rivalité entre.ces deux factions. Un choix très radical, qui après peut permettre de dérober un vaisseau supplémentaire et d’autres éléments utiles.
La recherche se poursuit et mes scientifiques, non représentés dans le jeu, tout comme les ingénieurs, élaborent un algorithme déterminant l’évolution d’un phénomène mental menaçant toute la planète.
Il s’agit en fait du mécanisme de compte à rebours reflétant l’impact global de la progression du virus Pandora, et de ce qui se cache derrière, menant à un point de non retour, à éviter impérativement.
En effet, au-delà des attaques physiques, la menace plane bien plus sur les esprits, du fait d’attaques télépathiques créant des cauchemars et des hallucinations. Plus que les crabes géants, c’est la folie qui risque de mener l’humanité à sa perte.
Au niveau de ma première base, une installation est absolument indispensable : le centre d’entraînement. Celui-ci fait automatiquement gagner des points d’expérience aux soldats, quand ils sont dans la base. C’est un avantage énorme.
Niveau production un bon stock de grenades est aussi à privilégier, puis dès que possible il faut construire un second vaisseau. Cela afin de pouvoir plus explorer, mais aussi commercer et recruter avec ses voisins. Le seul blindé disponible semble très très peu utile…
Au début l’autre option de construction importante est le quartier d’habitations, de lui dépend le nombre de soldats que vous pouvez avoir dans une base. Là je vais toutefois attendre d’avoir un peu plus de ressources, donc de faire quelques missions supplémentaires. Les autres constructions semblent bien moins prioritaires pour le moment.
Mon unique tireur d’élite gagne un niveau, et donc une compétence. Au niveau 4 il pourra prendre une seconde classe de personnage, donc obtenir les compétences et l’équipement de cette classe. A terme cela ouvre de nombreuses combinaisons amusantes voire redoutables.
Les premières recherches se poursuivent rapidement, ici un rapport qui m’éclaire un peu plus sur les fanatiques religieux, puis me donne un bonus en nourriture. Les futures recherches vont beaucoup dépendre des rencontres et trouvailles en mission.
A certains moments du jeu, comme après une découverte “scientifique”, vous aurez de courtes cinématiques ajoutant un plus sympathique à l’ambiance. On ne peut toutefois pas revisionner ces vidéos, elles disparaissent dans la brume du gameplay au lieu d’être enregistrées dans la Phoenixpedia.
En zoomant sur le géoscape différents icônes indiquent quelles ressources tel ou tel havre propose. Ma base est au centre de l’image. Juste à droite se trouve un havre Synédrion, et leur vaisseau. Les “?” représentent des missions d’exploration génériques. Les gros points blancs les lieux déjà explorés. L’icône de loupe une mission du scénario.
Je décide de tenter une des premières missions du scénario. Je dois me rendre en pleine zone rouge trouver des informations. J’espère que le fait que j’aille dans une zone contrôlée par l’ennemi ne rendra pas la mission trop difficile. Je n’ai aucun moyen pour l’estimer, je suis forcé à prendre une décision hasardeuse.
Mon unique escouade a certes un peu gagné en expérience, bénéficie d’un sixième soldat, mais reste assez faible. L’arme lourde de départ étant très imprécise, elle est en fait souvent peu utile… Mieux vaut une simple grenade.
Mes troupes arrivent au pied du bâtiment, que je dois fouiller. J’aperçois immédiatement un alien non loin dans les bois. Je vais sécuriser les abords extérieurs puis avancer prudemment à l’intérieur.
Dedans je vois à l’autre bout du bâtiment une nouvelle créature. En cliquant sur un adversaire, on peut accéder à sa fiche, un moyen utile d’avoir différentes informations complémentaires. Ce Triton est armé d’un fusil à pompe et j’apprends là qu’il a des capacités de caméléon.
Exemple de zone couverte par un tir de réaction (en rouge). En maintenant la touche Ctrl enfoncée, on peut régler la largeur de la zone, au lieu donc d’avoir un simple cône par défaut. C’est très utile, ici pour couvrir les cotés de la maison. Le pilier derrière lequel s’abrite mon soldat bloquant la ligne de vue vers l’allée.
Je blesse l’alien à l’intérieur, mais il se rend invisible. A son tour il se rue vers mes hommes, tire sur l’un d’eux quasi à bout portant dans la tête. Mon commando survit de peu.
Gros plan sur le Triton sur qui je riposte, dans la tête aussi, immédiatement à mon tour. Comme il était blessé, je l’achève donc in extremis. Quand un Triton avance invisible, dans la plupart des cas il ne déclenche pas de tir de réaction.
Un second Triton tente de rentrer par la fenêtre. Mon commando gravement blessé à la tête mais ayant encore tout ses esprits lance une grenade. L’arme la plus utile et efficace avec le fusil de sniper.
L’explosion et un tir après élimineront la monstruosité. Au sol je trouve un pistolet laser intact. On peut récupérer un petit peu de matériel en bonus ainsi selon les missions.
Mon escouade se replie à l’étage, tandis qu’un crabe mutant est arrivé au rez de chaussée. Ici on voit 5-6 zones de tir de réaction se chevauchant, ciblant l’escalier par lequel le crabe va passer. Une bonne utilisation des tirs d’overwatch est très importante. Il faut bien placer ses soldats selon le terrain et les ennemis potentiels. Dans ce cas précis, juste un essai, j’ai déjà tué tous les autres aliens, il n’y a pas besoin d’avoir toute son escouade visant un seul endroit.
Dès que le crabe pose une patte au 1er étage, un tir de fusil laser l’envoie au paradis des mutants abyssaux.
La mission s’est avérée moins risquée que je le craignais. J’ai quand même failli perdre un homme, qui gagne d’ailleurs un niveau.
J’obtiens des ressources en bonus et débloque trois autres missions spéciales. Celles-ci sont optionnelles, et a priori sans délai particulier. D’autres types de missions, par la suite, ont parfois elles un délai d’intervention.
L’emplacement de ces missions est loin de mon secteur de départ, elles vont attendre, surtout que je dois d’abord explorer, récupérer plus de ressources, trouver de nouvelles recrues, et anticiper des contre-attaques de l’ennemi, chez moi ou chez mes voisins.
Je poursuis l’exploration dans mon secteur de départ. Un site abandonné m’offre un choix original, soit gagner quelques ressources, soit flatter une faction. Ici en préservant de la connaissance. L’exploration est un des aspects amusants réussis.
J’opte pour la préservation du souvenir de cet ancien refuge pour inspirer les générations futures, et incidemment dans l’immédiat favoriser mes relations diplomatiques avec les Synedrion. Les fanatiques religieux d’Anu désapprouvent.

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4 Commentaires

  1. Cela semble être une très réussie actualisation de UFO/Xcom.
    Est ce que le décor est destructible et est ce que les explosifs (grenades notamment) sont aussi dévastateurs qu’avant ?

    • Il est en effet en bonne partie destructible, ce qui ajoute un plus tactiquement, et rend l’ensemble un peu plus interactif, moins figé. Par exemple permettre des combinaisons de tirs, un soldat détruisant tel obstacle, le suivant voyant alors bien mieux la cible. Les explosifs sont en général assez puissants, le lance-grenades qu’on découvre rapidement est bien plus utile que le canon de départ, pour la classe de soldats spécialisés dans les armes lourdes, même si ce dernier cause plus de dégâts. Le lance-grenade ne permet pas de tirs de réaction, mais n’a pas besoin d’être précis. En plus de permettre des tirs indirects, en cloche. Avec le canon lourd c’est l’inverse, on peut l’utiliser en overwatch, mais les malus en précision ne compensent pas assez son avantage. Au début du moins.

  2. Ok merci. Tu peux nous dire aussi si c’est le gameplay est sur plusieurs niveaux (jetpack is coming si c’est le cas ^^) et si il y’a du bonus niveau tir quand on est en hauteur ? (en étant couché ?)

    • Sur certaines cartes il y a jusqu’à quatre étages, ce qui ajoute une dimension intéressante. Le jetpack de la classe Armes lourdes est alors très pratique justement pour aller vite en hauteur. L’inconvénient étant que ça n’est pas discret, et va probablement alerter des aliens non loin. Ce qui est logique. Le jetpack est associé à une armure lourde, qui a donc d’autres désavantages.

      Le jeu n’indique pas si il y a un bonus en tir depuis une position élevée, ça n’est pas clair. Par contre on a clairement un avantage précieux en terme de lignes de vue, donc pour repérer des ennemis ici ou là, et ainsi agir en conséquence.

      Il n’y a pas de position couchée.

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