Nouveau depuis la semaine dernière sur Steam, voici un STR sur le thème délicat de l'actuel conflit syrien. Jeu de stratégie en temps réel réalisé par le studio russe Cats who play qui propose un gameplay dénué de production d'unités et défend une approche réaliste du sujet. Autant du moins qu'un STR puisse s'avérer réaliste, certes, mais on trouvera dans ce jeu des mécanismes simulant certaines contraintes (ex : localisation des dégâts, réparations limitées).

Au programme donc, des batailles en 3D mettant en scène de nombreux type d'unités au sein de décors destructibles. A cela se rajoute une histoire mettant l'accent sur le déroulement de la guerre, vue ici au travers d'un ancien policier syrien se retrouvant au coeur de l'action. Qui se situe entre 2012 et 2015, et où l'on dirige uniquement les forces russes.

Pour plus d'information sur Syrian Warfare, voyez l'ancien communiqué et le trailer suivants, diffusés l'année dernière, puis cette fiche sur Steam ou cette page sur le site du studio. Ou encore la chaine YouTube du studio où se trouvent quelques vidéos de gameplay.

A lire également en complément ce récent entretien sur The Wargamer.

Et surtout, pour mieux comprendre ce conflit très complexe, voyez par exemple cette courte vidéo sur Le Monde, datant de 2015 mais qui récapitule très bien le sujet en 6 minutes.

Communiqué

"Cats who play" proudly presents new project: "Syrian Warfare"!

Our planet has seen to many wars, and that's a sensitive subject for all of us. That's the way the world wags, and every day we see consequences of numerous conflicts taking place in faraway lands. We see them in the news, we see them in the refugees at our borders.

This war has been going on for a long time, and it's hard to say when it will be over. We got so used to it that news from Syria has become trivial. We've even already forgotten how it all started, and where the roots of the terrible terror lie – the terror that swept across Europe in recent years.

Syria is all over the news, and it's become a subject of many documentaries. We, however, want to show the story through the lens of the game, and don't let the word "game" mislead you. This game does not claim to be a history lesson, but it shows the course of the war in all its seriousness through the major milestones, from the first days till the latest important victories over terror.

Syrian Warfare is:

Real Time Strategy game with a high degree of realism.

Detailed simulation of modern weapon systems.

Close to reality tactical actions of different types of troops.

Game based on a true story.

Realistic graphics.

It's is not a cheap actioner, but rather a game claiming to look and feel like a non-fiction doc. Following the game progress will bring you to better and clearer understanding of the hornet's nest that has been stirred up in the Middle East. Understanding of how it all started and how all sides of the conflict tend to act now. We do understand the seriousness of the subject and we are not afraid to take on it.

 

23 Commentaires

  1. Depuis la polémique Soldier of fortune vers la fin des années 90, le mauvais goût n’était pas souvent allé aussi loin. Il faut croire que les conflits du temps passé ne sont plus suffisants pour satisfaire une certaine audience, qu’on ne prend même plus le temps de laisser refroidir les cadavres pour coller à l’actualité. Aucun commentaire sur l’origine russe de ce truc… si ce n’est pour constater une fois de plus que ces gars-là savent programmer un moteur 3D. Pour ce qui est du bon goût et de l’objectivité, il me semblent tout de même encore manquer un peu de recul (et je suis modéré dans mes propos).

    • Oui le passage suivant est d un mauvais gout particulier, en plus d aller vers une certaine interprétation du conflit que je ne commenterais pas : “This war has been going on for a long time, and it’s hard to say when it will be over. We got so used to it that news from Syria has become trivial. We’ve even already forgotten how it all started, and where the roots of the terrible terror lie – the terror that swept across Europe in recent years.” Non seulement c’est faux (le terrorisme est une conséquence et non la cause du conflit) mais en plus les nouvelles sur la Syrie, peut-etre moins fréquente qu’à un moment, restent désolantes et en aucun cas “triviale”.
      Moi qui croyais que les polémiques en wargame ne touchaient que la seconde guerre mondiale…

  2. Je crois qu’il vaut mieux, dans ce cas précis du moins, réserver son espace de cerveau disponible pour analyser les situations tactiques du jeu. Si on commence à creuser et à s’interroger sur les motivations des concepteurs il devient difficile, en essayant de rester objectif, de continuer de jouer pour se vider l’esprit. L’intérêt des jeux vidéo doit avant tout demeurer ludique et je crois que certains studio devraient faire leur autocritique avant d’entamer certains projets. Il aurait suffit de situer l’action de ce titre dans un monde fictif pour désamorcer toutes polémiques.

  3. C’est clairement une dérive, sous prétexte de réalisme ou d’angle de vue différent …

    C’est comme si il était nécessaire de simuler les camps de concentration dans un wargame de WWII sous prétexte de donner un point de bonus de production à l’Allemagne nazie par camp !! (non non ce n’est pas le point godwin, on est en plein dans le débat justement)

    Ou bien simuler les prisonniers de guerre : exécution sommaire paf ! -1 de moral à l’ennemi..

    Ou bien encore gérer la torture, +1 point de renseignement ou un hexagone de visibilité en plus si on torture bien !!

    Et pour finir maximiser les pertes civils ça permet de dégonfler le moral national de l’ennemi de -1 ! (surtout femmes et enfants -2 !!! )

    Il n’est aucunement nécessaire d’aborder ces aspects dans un jeu, un wargame c’est un jeu de guerre, et tout joueur (du moins j’espère) sait que la guerre n’est PAS UN JEU, et que certains aspects ne peuvent être simulé à la légère ! C’est de la responsabilité des développeurs.

    Et à mon humble avis il faut un temps de décence avant d’aborder un conflit historique, et je suis toujours réticent de jouer sur des conflits comme le Vietnam, le moyen orient ou l’Afghanistan.. des jeux sont sortis récemment abordant ces époques, et je ne pense pas les tester…

  4. Je trouve la polémique autour du jeu assez hallucinante à vrai dire. Je comprends parfaitement que traiter une guerre en cours puisse choquer, mais alors pourquoi s’indigner uniquement de ce jeu et pas des innombrables productions sur l’Irak et l’Afghanistan ? L’avant dernier Medal of honor par exemple n’a pas engendré une telle polémique.

    Pour le commentaire d’Alex, je ne comprends pas non plus. Ce jeu ne simule ni la torture ni rien de ce genre. Il donne le point de vue russe/pro Assad sur le conflit. Avec des exagérations, sans doute et un brin de provocation. Mais pourquoi personne ne râle lorsque c’est l’Amérique qui nous sert ses romans impérialistes ? (qui plus est dans des jeux souvent médiocres à 70 euros)

    Pour ma part, j’ai joué une trentaine d’heures et fini le jeu, il est très bon (profondeur stratégique indéniable, affrontements intenses, gameplay exigeant…). Entre temps, le jeu a déjà été retiré à la vente sur Steam, liberté d’expression démocratique oblige (soit disant pour un problème de copyright, mais bien sur)

    • “Je trouve la polémique autour du jeu assez hallucinante à vrai dire. Je comprends parfaitement que traiter une guerre en cours puisse choquer, mais alors pourquoi s’indigner uniquement de ce jeu et pas des innombrables productions sur l’Irak et l’Afghanistan ? “.

      Je partage ce point de vue, peu importe l’orientation politique à l’origine du jeu, la décence vis à vis des survivants qui arrivent chaque jour dans les pays européens, en provenance de ces lieux de conflits, devrait dicter aux concepteurs un peu plus de respect. Non pas pour les idées de ces victimes, qui elles aussi peuvent être issues d’un camp ou de l’autre, mais tout simplement pour la souffrance humaine qui elle n’a pas d’orientation politique. La guerre et la mort qui l’accompagne n’ont pas de préférences et frappent indistinctement.

      Soit on veut faire un jeu d’histoire, en respectant autant que faire se peut une certaine objectivité/déontologie/méthodologie scientifique dans le traitement des données. Soit on s’en fout et on veut juste faire un jeu amusant à jouer et alors, à quoi bon utiliser comme support un conflit en cours ? La réponse est simple et se résume selon moi en un mot : Propagande ! Cette dernière approche, peu importe qui elle servira, est à mes yeux méprisable. Il est aussi possible qu’il ne s’agisse alors que de pure stupidité ou d’inconscience… Dans le doute, on va laisser ici le bénéfice de cette hypothèse aux concepteurs de ce studio, comme on a pu le faire par le passé avec certaines productions made in the USA.

      Voilà, ce n’est que mon point de vue mais je le partage ! 🙂

      • Pas vraiment d’accord pour le coup. A partir de quel délai traiter d’une guerre dans un jeu vidéo est-il décent ? 10 ans, 20 ans, 50 ans, 100 ans ? Qui fixe le délai ? Faut-il que tous les participants soient morts ? Dans ce cas, les jeux sur la seconde guerre mondiale seraient donc indécents…

        Et pour provoquer un peu, quelle différence entre les morts à la guerre d’il y a 20 mois, 20 ans et ceux d’il y a 20 siècles ? Ce sont les mêmes vies d’hommes, souvent fauchées en pleine jeunesse, les mêmes exactions à plus ou moins grande échelle, les mêmes souffrances. Pourquoi jouer avec les conflits passés serait plus décent ? Parce que tout le monde a oublié ?

        • Il n’y a pas je pense de délai pour traiter d’une guerre, personne ne fixe arbitrairement quoi que ce soit, c’est un choix de la part d’une ou plusieurs personnes (le ou les concepteurs, le ou les éditeurs, …). Cela n’a rien à voir avec le nombre de morts, évidemment, toutes les guerres (ou conflits équivalents) sont abominables, d’autant plus pour les civils.

          Pour ce qui concerne les jeux de simulation, wargames classiques et tout ce qui s’en rapproche, la principale contrainte est surtout, je crois, la disponibilité des informations pour représenter quelque chose le plus possible cohérent avec les évènements qui se sont déroulés (ordre de bataille, matériels utilisés, expérience des troupes, moral, événements divers, chronologie et cartographie, etc.). Cela demande souvent beaucoup de recherches, et inévitablement des approximations (vu qu’il est impossible de tout simuler).

          De manière générale, oui, c’est quand tout le monde (ou presque) a oublié que c’est moins indécent, moins douloureux dans les esprits.

          On le voit très bien concernant la 2nde G.M. dès qu’on aborde certaines batailles sensibles, avec certaines unités particulières, les plus fanatisées. Cela fait encore aujourd’hui ressortir certaines appréhensions, certaines pensées, difficiles à vivre, à supporter, même si tous ces évènements sont de plus en plus lointains (au point d’ailleurs qu’il est bon aussi, en un sens, de les rappeler, car il ne faut pas oublier non plus).

          Tout dépend des gens avec qui vous en discutez. A une époque quelques personnes m’avaient plus ou moins reproché de jouer souvent l’Allemagne, dans des wargames WW2. C’était louche … J’aurais pu avoir un penchant que moi-même je n’imaginais pas … J’ai souvent joué des parties l’Allemagne car c’est passionnant à jouer, c’est un défi, d’autant plus quand on sait que la partie est perdue d’avance vu qu’en 39-45 face à l’URSS et aux USA c’est juste une question de temps. Jouer l’Allemagne c’est surtout un défi, ce que certains jeux simulent très bien, et non adhérer à une idéologie, loin de la mienne, évidemment. Idem pour l’URSS ou le Japon (en 39-45), qui proposent d’autres logiques de défis, difficile à remporter, et qu’on peut très bien jouer sans être du tout partisan de ces autres idéologies de l’époque.

          On trouve aussi ce genre de réactions même pour des jeux de SF, c’est le cas pour l’univers de Warhammer 40 000, volontairement très caricatural, comme les anglais savent bien le faire. Quand on joue le camp des Space Marines, on n’est pas spécialement fanas d’un impérialisme débridé. Mais bizarrement, quand on joue la Garde impériale, plus neutre relativement dans son apparence, la critique revient moins. Alors que si on s’en tient au contexte du jeu, Space Marines et Garde impériale oeuvrent au même résultat … Mais la garde impériale a l’air moins “méchante”, du moins c’est une des idées qu’on peut s’en faire (entre autre car militairement elle est plus faible). A l’époque où je jouais pas mal à WH40K, j’y jouais avec des copains qui aimaient bien les Orks. Pour cette faction la caricature est tellement éloignée de la réalité, tellement grotesque, qu’il est vraiment rare qu’un joueur Orque soit taxé d’être quelqu’un de sanguinaire, prompt à tout brûler, piller, raser, et bien pire quand on lis entre les lignes les descriptions de Games Workshop. Un tel rapprochement imaginaire n’a évidemment aucun sens. Si vous prenez des factions et / ou unités type Inquisition, Commissaires politiques, etc on repart vers des références bien plus délicates, que certains interpréteront mal. Mais ce sont juste des scénarios.

          On pourrait certainement trouver encore bien d’autres exemples. Tout dépend du ressenti des gens, du recul qu’ils ont sur ce genre de choses.

          Les devs de Syrian Warfare ont choisi un sujet polémique, sous couvert d’une idée louable. Qui sème le vent récolte la tempête …

        • “Pas vraiment d’accord pour le coup.” Je n’ai pas trop compris avec quoi mais peu importe 🙂 Impossible de se mettre d’accord sur de tels sujets dès qu’on entre un peu dans les détails. Globalement, je pense que les seuls points qui peuvent mettre au moins l’ensemble des joueurs d’accord concernent des appréciations sur la production ou le gameplay.
          Savoir combien de temps doit s’écouler entre le deuil et l’apaisement des esprits est une question qui n’a en soi pas de réponses car justement, elle dépend de la sensibilité de chacun, des implications et de bien d’autres facteurs subjectifs. Par simple bon sens, ici, je dirais que tant que des hommes, des femmes et des gamins arrivent au seuils de nos portes pour implorer l’asile, leur donner une quelconque réponse favorable et dans le même temps s’amuser du malheur qui les aura conduit à cette situation semble pour le moins douteux moralement. Évidemment, pour qui la réponse est d’aller voir ailleurs, les états d’âme sont différents… Mais encore une fois, ça n’engage que moi et chacun voit midi à sa porte.

          Pour conclure, ce n’est pas tant l’attitude des acheteur du jeu et des joueurs qui me gène aux entournures mais bien celle des commerçants, au sens très large du terme.

  5. Je venais chercher des informations sur la raison pour laquelle je ne trouvais pas le jeu dans le magasin steam.
    Je comprends toute cette polémique et en même temps, quand je lis que certains aspect de la guerre ne peuvent pas être simulés à la légère j’ai envie de poser la question suivante : que faut-il qu’un jeu fasse pour ne pas simuler des aspects de la guerre à la légère ?

    Ce que j’attends d’une simulation sur la guerre c’est justement qu’elle simule la guerre, les combats, la stratégie, la tactique des affrontements.
    Si je veux un jeu qui traite de la mémoire d’une guerre, de la façon dont on s’en souvient, je ne vais pas me diriger vers des FPS ou Wargames ou STR.
    Après le caractère actuel de cette guerre explique la polémique, elle est liée à la dimension politique du conflit et de sa signification si l’on observe le mode à travers l’optique d’un affrontement Occident/Démocratie contre Russie/Asie/Dictature.

    J’espère que ce jeu ne sera pas censuré, la culture américaine prédominante nous abreuve, et c’est agréable dans un certain sens, d’œuvres vidéoludiques toutes ancrées dans une vision pro-américaine; quand bien même ces œuvres se présentent comme des critiques de la domination américaine.
    Je trouve intéressant d’avoir le point de vue pro-Russe et pro-Assad dans un jeu vidéo, ce n’est pas parce qu’ils sont “les ennemis” de “notre” conception du monde qu’ils n’ont pas le droit à une tribune, ne serait-ce que pour présenter le flanc à la critique. Il y a les mêmes débat sur les lois contre le négationnisme et révisionnisme. Une société qui prône la liberté d’expression doit, selon moi, ne connaître aucun sujet tabou, elle doit, par sa force intellectuelle qu’elle puise dans cette ouverture sur l’autre et son opinion, être capable de traiter ces sujets sensible de manière raisonnée et toujours constructive, sans jamais céder à la démagogie, aux raccourcis et aux idées simples.

  6. Quand bien même la volonté du studio n’était pas de créer une polémique afin justement de retenir l’attention, ce qui est douteux, si vous vous intéressez à ce genre de conflit vous devriez plutôt essayer la série Combat Mission Shock Force. La version du moteur date un peu maintenant, mais ça reste encore une très bonne modélisation en 3D de ce genre de rapports de force entre une armée moderne et une insurrection (pour certains scénarios). Voyez cet article : https://www.wargamer.fr/test-de-combat-mission-shock-force-nato/

    Evidemment l’action y est moins spectaculaire, ça n’est pas un STR … mais ça reste un wargame tactique très agréable, y compris visuellement. Aussi, ne confondez pas wargames et STR, ça n’a rien à voir, même si les deux sont proches du fait des thèmes, voire parfois de certains mécanismes ou de l’utilisation de certains termes. Les wargames sont des jeux de réflexion, les STR sont des jeux où il y a évidemment une part de réflexion mais où la logique de l’action en temps réel fait qu’on passe plus de temps à réagir à l’action, qu’à la planifier. Selon les jeux c’est plus ou moins accentué … et il y a de très bons STR comme il y a de très bons wargames. C’est un plaisir différent.

    Après il y a des wargames classiques, c’est à dire des purs jeux de simulation, qui modélisent très bien ce genre de conflit asymétriques. C’est moins fréquent sur PC, mais justement il y en a un très intéressant qui arrive bientôt (Afghanistan ’11, dont on reparlera).

    @ Cleomenes : les jeux à 70 € sont rarement médiocres, le prix représente (en grande partie) la qualité technique de la réalisation, pas la qualité du scénario proposé. Dans les FPS, même si heureusement il y a des exceptions, la plupart du temps les scénarios ne volent pas haut, ça n’est tout simplement pas le but du jeu.

    @Terci : il y a de très bons wargames qui évoquent bien la mémoire d’une guerre. Toutefois le but premier d’un wargame n’est pas en général d’évoquer la mémoire d’une guerre, mais de proposer des mécanismes abstraits représentant au mieux la complexité des choix à effectuer (avec selon les systèmes plus ou moins de paramètres entrant en ligne de compte). Quand c’est bien fait, quelle que soit l’échelle ou la période choisie, cela donne une meilleure idée de ce qu’a pu être la situation.
    Certains wargames essaient parfois de représenter non pas uniquement le niveau de compétences des officiers, mais aussi leur traits de caractères, leurs relations entre eux, etc Ce qui dans un jeu est très difficile à bien simuler, mais qui dans la réalité a parfois beaucoup d’importance (au moins pour comprendre pourquoi certaines décisions ont été prises au détriment d’autres choix).
    Sinon pour ne pas simuler une guerre à la légère, il faut des mécanismes plus fins, plus subtils. Et vu qu’il est impossible de tout bien simuler, ça devient vite très abstrait. Ou alors très long à jouer, plein de cas particuliers pour ci ou ça.

    Tout dépend ce que vous attendez d’un jeu. Pour beaucoup de gens c’est l’occasion d’aborder plus ou moins rapidement un sujet lointain (géographiquement, historiquement, culturellement, …). Pour d’autres c’est l’occasion d’analyser les choses sous un angle différent (par exemple par rapport à un livre). Ou encore simplement de faire de la gymnastique intellectuelle mais sur un thème original.

    • Les jeux à 70 euros rarement médiocres ? C’est une blague j’espère. On ne compte plus les blockbusters dépourvu de toute profondeur de gameplay, et qui n’ont pour eux que les graphismes (et encore). Le déclin de la série Call of duty, qui a lassé les joueurs à force de relooker à l’infini le même jeu d’année en année en est un excellent exemple…

      • Non, pas spécialement. Dire médiocre ça me parait exagérer. Après il y a surement des abus pour certaines séries. Et de toutes façons 70 euros ça reste un prix excessif. Je voulais juste préciser qu’en général le prix d’un jeu représente la qualité de sa réalisation technique, c’est très souvent le cas (et c’est peut-être plus flagrant quand on voit les différences entre des jeux à +/- 30 euros et d’autres à +/- 50 euros).

        • Mais la qualité graphique ne fait pas tout… Pour moi un jeu vidéo, c’est avant tout une direction artistique et un gameplay, et je suis désolé, des jeux indé à 10-15 euros, comme Hotline miami, FTL ou Ziggurat font bien mieux sur ces deux points que les Call of duty et autres Star Wars Battlefront. Et les joueurs s’en rendent bien compte, vu l’explosion actuelle des jeux indépendants.

  7. Ouah !!!
    Çà me rappelle la sortie du FPS 7554 qui plaçait le joueur du côté du VietCong contre le méchant colonialiste français en Indochine. Même si le jeu avait été bien, il ne pouvait pas connaitre le succès, l’Occident ayant du mal à s’identifier dans ce thème.
    De là à retirer Syrian Warfare de la plateforme Steam me semble très exagéré, si le thème ne plait pas, on n’est pas obligé de l’acheter.
    Le débat n’est pas de savoir si on peut traiter d’un conflit actuel avec une vision politique différente, mais savoir comment cela peut influencer les gens. Lorsque GTA est sorti, on a crié au scandale, un jeu où on vole des voitures, on tue des “flics”. Maintenant, on en est au GTA 5, sans oublier les clones et je ne pense pas que le nombre de véhicules volés et le nombre de policiers tués aient été influencé.

    Pour conclure la conscience ludique doit être libre (“la fin justifie les moyens”), alors que la conscience civique doit être encadrée (non, la guerre ce n’est pas bien !)

  8. personnellement je trouve le theme de ce jeu immorale a l ‘heure actuel . faire du fric sur la mort et la souffrance des gens qui le vivent ou qui en meurent en ce moment me dégoute , comme ceux sur la guerre en afghanistan contrairement a d’autres jeux de guerres qui peuvent émettrent l’argument historique . je n’ achèterais jamais ces jeux par soldirarité .si on un minimum
    empathie tous le monde devrait en faire autant . pensez aussi aux musulmans ici en france qui constatent que des occidentaux s’amuse avec ses événements .

    • Faites attention à la ponctuation, c’est important, et ne confondez pas tout, ce n’est pas parce qu’un studio russe fait un jeu douteux que tout le monde s’amuse avec ce genre d’évènements. Il existe aussi d’autres jeux, pas des STR certes, qui abordent de manière intelligente les problèmes complexes à comprendre comme à simuler des conflits modernes.

    • Formulée maladroitement peut-être (ce n’est que mon opinion, encore une fois ;)) la question soulevée par Astradeus, à savoir à quel moment un événement peut-il être considéré comme faisant partie de l’histoire et être traité comme tel, dans un jeu par exemple, mérite évidemment d’être posée. N’ayant personnellement jamais entrepris d’études ni en philosophie ni en histoire, la réponse que j’apporterais serait certainement tout aussi maladroite que la question.

      Quant à savoir si l’aspect moral, l’empathie, doit entrer en compte ici, c’est à chacun d’apporter son appréciation. Pour ma part, le fait qu’il s’agisse d’un RTS suffira à m’en détourner, probablement, et le discours tenu par les développeurs sur le sujet ne contribuera qu’à renforcer ce désintérêt. Pour Afghanistan ’11 en revanche, le jeu m’intéresse nettement plus et l’approche du développeur, sur le plan éthique, me paraît également plus recommandable.

      Comme pour chaque chose, je crois qu’il faut se garder des réactions émotionnelles immédiates. Prendre le temps de la réflexion et laisser à chacun le soin d’exprimer son point de vue et ses opinions avant de trancher 😉

  9. (petit effort de formulation et de ponctuation ) j ‘utilise le terme approprier et un brin provocateur “d’amusement ” ou encore de “divertissement ” car c’est bien l’utilisation que l’on fait d’un jeux vidéo ce n’est évidement pas l’événement en lui mème qui amuse (enfin j’espère ? ) j’ apprend et je ne suis pas surpris que ce soit un studio russe , en revanche a part le petit évènement steam (qui n’est apparemment qu’ un problème de plagiat semble t’il ) , je suis modérément surpris que l’industrie du jeux vidéo ne mette pas son véto . c’est probablement a cause des représailles juridiques ou lier au flou dans la législation , et au manque d’ une charte éthique internationale (c’est chacun fait comme il l’entend ) . je pense quant mème que si ce titre avait un plus grand pouvoir de vente , il y aurait des réactions d’interdiction de vente dans certains pays . le pire dans tout cela , c’est que plus on en parle et plus ce jeu va ce vendre car il risque d’ attirer les jeunes pour son aspect transgressif et “actuel” .”actuel ” car c’est bien l’ un des derniers maux de notre société du divertissement . par le passer quant le cinéma traitait des évènements actualité ce fut souvent pour des raisons de propagande , aujourd’hui c’est sauter sur l’ opportunité du phénomène d’actualité sans aucun recul , pour faire du frics .oui Gloo l’aspect historique est essentiel , c’est un autre danger de cette l’immédiateté il n’y a ( a mon avis ) plus le recul historique et les filtres nécessaires pour juger sagement de l ‘ à-propos d’un produit .comme nous sommes livré a notre autocensure et pour des raisons morales et raisonnées ( pas émotionnelles ) , perso , j’arrête d’intervenir sur ce sujet pour ne pas contribuer a son Intérêt , et je ne achèterais jamais ce jeu.

    • Je crois que votre vision de l’industrie du jeux vidéo est quelque peu biaisée… Parler de droit de veto (sans accent, sinon les praticiens de Maison-Alfort risquent de manifester leur désapprobation dans nos colonnes 😉 ) en l’occurrence c’est accorder à une instance suprême, genre “cour supérieure d’éthique industrielle”, une existence qu’elle n’incarne pas et des pouvoirs sans fondements, par conséquent. Nous sommes dans un marché économique relativement ouvert et libre, on peut s’en réjouir ou non. Toujours est-il que tant qu’une société commerciale exerce ses activités sans contrevenir aux règles légales en vigueur, ce qui est le cas ici, rien ni personne ne peut lui interdire de développer et vendre ses produits. Comme dit l’adage : le client est roi ! Libre ensuite à chacun, en son âme et conscience ou selon ses ressources budgétaires, d’acheter ou pas 😉

      • le développeur prévoit de sortir un DLC sur le crime de guerre et l’ utilisation de l’arme chimique sans contrevenir aux règles légales en vigueur . je vais peut-être me laisser tenter !

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