En attendant une cuvée 2013 qui s’annonce riche pour la série Combat Mission (CM Shock Force 2, Arnhem et module front de l’Est !), Battlefront nous livre une petite mise en bouche avec un module stand alone consacré au front italien… mais limité en réalité à une petite partie des combats en Sicile.

En découvrant cette nouvelle extension et le programme de l’année prochaine pour le système Combat Mission, on doit admettre que l’équipe de Battlefront sait mener sa barque. Le développement du moteur CMx2, la nouvelle version de Combat Mission, a certes été laborieuse, mais maintenant que le jeu est bien rodé, l’éditeur déroule les extensions à la chaîne, avec des projets de plus en plus ambitieux.

S’il faut saluer le dynamisme et l’intérêt de tout ces projets, une question se pose d’emblée sur la pertinence d’une telle abondance, surtout au regard du budget d’achat que toutes ces extensions représentent… Car il faut préciser que CM Fortress Italy, paru courant septembre donc, n’est pas une simple extension pour CM Normandy, comme ce fut le cas avec Commonwealth Forces (voir notre test) mais un jeu jouable seul, et donc proposé en tant que tel au même prix, soit 55 € ! L’extension avec les Britanniques en Normandie était elle proposée à 30 €, tout comme probablement la prochaine extension sur l’opération Market Garden, annoncée pour la fin de l’année mais qui aura un peu en retard semble-t-il.

Commercialement, l’approche de Battlefront est tout à fait respectable, connaissant les coûts de développement d’un moteur comme CMx2, mais le risque de lasser son public existe réellement, sachant que Combat Mission est pratiqué avant tout entre adversaires humains  (par e-mail ou en réseau). Ce saucissonnage des opérations de la Seconde Guerre mondiale reste toutefois une vieille pratique dans le domaine du combat tactique. Rappelons qu’Advanced Squad Leader comporte pratiquement un module par théâtre d’opérations (au même prix que ceux de Combat Mission !) et propose pléthores d’extensions et campagnes indépendantes. L’équipe de Battlefront améliore toutefois à chaque occasion son moteur de jeu, ce qui devrait nous éviter de tomber dans le syndrome HPS, éditeur entre autres de la série Panzer Campaigns et dont le moteur n’a pas évolué depuis dix ans…

L’Italie ? La Sicile en fait…

CM : Fortress Italy joue un peu la tromperie, puisque ce module ne couvre en réalité que les opérations en Sicile, et même uniquement les engagements sur le front américain au début de l’opération Husky. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une adaptation du célèbre et copieux module CMAK de l’ancienne version du jeu, consacrée à toute l’Afrique du Nord et l’Italie.

On ne trouvera donc pas ici les troupes du Commonwealth (Britanniques, Indiens, Canadiens), dont l’ajout est prévu ultérieurement, mais uniquement les Américains (dont les paras et les Rangers), les Allemands de la division Hermann Göring et un ordre de bataille italien, avec des bersaglieri. Cela inclut aussi quelques véhicules sympathiques, comme des R-35 ou les différents modèles de Semovente.

Le jeu comporte trois campagnes solo (une par camp) plus deux campagnes d’initiation sans réel intérêt, ainsi que dix-sept scénarios, dont seule une moitié est valable, les autres étant trop petits ou déséquilibrés. La campagne italienne par exemple met en scène la contre-attaque de la division Livorno sur la tête de pont de Gela (10 juillet 1943). En solo, le principal intérêt de ce module est bien évidemment de pouvoir diriger des troupes italiennes, avec leur matériel dépassé (mortier de 45 mm, blindé léger, pas de demi-squad) … et de parvenir à l’emporter sur les paras américains !

Autre point à souligner, Fortress Italy propose la version 2 du moteur de CMx2. Pas de révolution en vue, mais quelques ajustements bien agréables (interface, finesse des graphismes), qui permettent de retrouver, assez étonnamment, des fonctionnalités déjà existantes dans l’ancien CM. On peut ainsi enfin déplacer les balises d’ordres et indiquer un arc de tir pour les véhicules. La barre espace permet à nouveau d’afficher les ordres possibles, ce qui est bien agréable. Enfin, le choix des Quick Battle est facilité par une prévisualisation des cartes disponibles. Autre bonne idée, les parties en réseau en temps réel sont maintenant pausables, ce qui devrait rendre ce mode de jeu intéressant.

Les scénarios de ce module sont assez décevants ; il faut dire que les combats de la tête de pont de Gela offrent des situations forcément limitées. Ici, une poignée de Rangers doit affronter une compagnie italienne, mais avec l’appui des gros tubes de l’USS Savanah !

 

Des hommes de la Hermann Göring se préparent à l’attaque. Le paysage sicilien change nettement du bocage normand !

Feu d’artifice pour 2013 !

En annonçant cet été le programme pour les prochains mois et l’année 2013, Battlefront a véritablement stupéfait les milliers de fans de Combat Mission, avec un véritable feu d’artifice d’annonces. La plus grosse surprise est venu de la prochaine parution du premier module pour le front de l’Est, qui sera consacré à toute l’opération Bagration, la méga-offensive soviétique de l’été 1944. Il sera suivi à relativement courte échéance de trois autres modules : Koursk, Fall Blau et Barbarossa.

Autre projet majeur, la parution de CM Shock Force 2, nouvelle version du moteur moderne de Combat Mission. Après la Syrie pour CM SF 1 (paru en 2007), l’action se déroulera maintenant en Ukraine, avec un affrontement nettement plus équilibré et de grande ampleur entre les pays occidentaux et l’armée russe. Enfin, un module Arnhem 1944, consacré à la célèbre opération aéroportée, était annoncé pour la fin de l’année. Il devrait faire combattre paras US et britanniques, Waffen-SS et toutes les unités engagées dans cette campagne. Viendra aussi un autre module pour CM FI, qui ajoutera les forces du Commonwealth et la suite des combats en Italie. Toutefois pas de nouvelle annonce de Battlefront depuis l’été, impossible de savoir si les délais seront tenus…

 

Rien à dire, les Italiens ont toujours de l’allure, quelle que soit la situation !

Derniers mots

Si Combat Mission Fortress Italy apporte son lot de nouveautés et de bonnes idées, en revanche, nettement moins drôle et même franchement scandaleux, ces améliorations ne sont pas disponibles pour les heureux possesseurs des précédentes versions du jeu…. en tout cas, pas gratuitement ! Battlefront a en effet indiqué que les mises à jour des anciennes versions du jeu, implémentées dans les futurs modules, seraient payantes. Concrètement pour bénéficier des nouveaux graphismes et améliorations d’interface de Fortress Italy dans CM Normandy, il faudra mettre la main à la poche ! Même en considérant qu’il s’agit d’améliorations techniques majeures, c’est tout simplement une manière radicale de faire payer des patchs… Ah oui, il est bien loin le temps de CM Barbarossa avec ses cinq années de guerre dans une seule boîte !

  • Combat Mission !
  • Optimisations diverses du moteur de jeu et de l’éditeur de scénarios.
  • Module à part entière, ne requiert pas CM Normandy et ouvre de nouveaux horizons.
  • Prix un peu élevé pour un jeu ne couvrant qu’une mince partie d’une opération.
  • Scénarios et cartes de qualité inégales.
Infos pratiques

Sortie : 2 août 2012

Jeu en anglais. Disponible sur Mac et PC.

Site officiel : voir cette section du site de Battlefront.

Prix éditeur : 55 $  (65 $ si download + mail)

Une démo est disponible sur le site officiel et un premier patch est sorti fin octobre dernier (voir cette annonce chez Battlefront).

20 Commentaires

  1. La grande Star de Fortress Italy, et qui justifie à mon sens à elle seule l’achat du titre, c’est l’armée italienne.

    Là ou d’autres jeux rendraient de manière abstraite à coup de statistiques biaisée les carences de cet O.B, Combat Mission les rend naturellement réalistes, par tout un tas de petites choses complètement logiques, qui plombent l’efficacité de cet effectif:

    * Une hiérarchie inutilement complexe (les QG de groupe étant distincts du groupe lui même, ce qui amène à gérer plus de QG que d’unités combattante)…qui occasionne plus fréquemment des difficultés à conserver les liens de commandement.
    * Un manque de flexibilité dans les groupes (non sécable, c’est dit dans l’article)
    * L’absence TOTALE de chars moyens. Il n’y a rien dans le matériel italien capable de plomber ne serait-ce qu’un Sherman à plus de 100 m de distance. Même le Semovente 75/18, matériel italien le moins médiocre et disponible en quantité raisonnable, ne dispose pas d’un canon qui possède une vélocité autre que pour un usage anti-infanterie. Reste un Chasseur de chars de 90 mm (une sorte de Marder Priapique), dont l’italie a du produire moins de 50 exemplaires…et qu’on ne retrouvera qu’en QG pour un prix prohibitif). Bref, rien qui en terme de blindé ne puisse contrer ne serait-ce qu’une section de Sherman. Les créateurs de scénario ne s’y trompent d’ailleurs pas pour conserver l’équilibre: l’italie est toujours flanquée de quelques blindés allemands dès que les américains alignent des Shermans.

    * L’italie ne possède AUCUN armement anti-char au niveau de l’infanterie. Pas de Panzerfaust, de grenade AC ou de Bazooka…rien qui y ressemble. Encore une fois, un simple section de blindés ennemi peut quasiment paralyser un bataillon d’infanterie.
    Reste ce que l’italie appelle une “Compagnie Anti-char”, qui consiste à distribuer des charges de démolition aux groupes (un truc genre baton de dynamite quoi). A charge pour les italiens d’avoir les roubignoles pour s’approcher à moins de 30 mètres…avec une efficacité hyper douteuse.

    Enfin, la présentation au dessus cite le mortier de 45mm Brixia…qui est presque ce que l’armée italienne a de plus intéressant à proposer. Malgré une efficacité à l’impact très médiocre et une distance de tir réduite, il a le gros avantage d’être bien pourvu de munitions, et l’intérêt d’être mis en place et “démontable” instantanément. Pour le coup, c’est une arme d’appui extrêmement flexible.

    D’ailleurs, contrairement à ce qui est représenté en jeu, le Brixia s’apparente plus à une sorte de lance-grenade semi-automatique qu’à un mortier. Il se charge par une culasse (et non par la bouche comme les autres, et comme l’animation de jeu le montre)et il suffit presque de le poser au sol pour pouvoir immédiatement faire feu:

    Une petite vidéo intéressante sur ce matos:
    http://www.youtube.com/watch?v=8MMhyiCTbEk

    Sinon, une précision pour le lecteur de l’article sur le vocabulaire: ce qui est désigné par “module” est en fait appelé “famille” par Battlefront. c’est à dire un titre Stand alone, qui possède ses propres extension (“modules” chez battlefront)
    Par exemple, le front de l’est sera donc divisé en 4 familles (par année), donc quatre jeux indépendants, disposant chacun de leurs propres extensions (ou “modules” pour le coup)
    On peut imaginer (pure spéculation)
    1- Barbarossa, y compris la contre-offensive soviétique devant Moscou
    2-La Campagne d’Eté 1942, incluant Stalingrad, uranus et la contre-offensive Von Manstein devant Kharkov début 1943
    3- Kursk, et offensive soviétique jusqu’au printemps 44
    4-Bagration, jusqu’à la bataille de Berlin et l’armistice.

    …Sachant que Battlefront remontera le temps en commençant avec Bagration

  2. L’armée italienne est en effet bien modélisée, avec de réelles différences en jeu, et pas mal de handicaps plus ou moins intéressants à jouer selon les scénarios. Sinon le patch destiné à CM Normandy et qui reprend donc les améliorations du moteur présentes dans CM FI devrait peut-être arriver la semaine prochaine. En attendant il y a une nouvelle mise à jour 1.11 pour CM Normandy.

  3. Pour ma part, quitte à débourser sans compter, j’attendrai la sortie du prochain jeu de la série “Command ops” développé par Panther games qui, lui aussi, s’attaquera au front de l’Est (sortie envisagée pour le premier semestre 2013). Évidemment côté visuel c’est un autre univers… mais c’est également le cas en ce qui concerne l’I.A. (cette série débuté sous l’appellation “Airborne assault” représente le pinacle en la matière), comme en termes de suivi, évolution et modularité. Certes leurs jeux sont chers mais offrent ce qui se fait de mieux en matière de système de jeu, niveau wargame ; à mon avis, le plus proche d’une véritable simulation. Les anglophones, amateurs du front soviétique, gagneront à visiter les forums de Matrix consacrés à ces jeux, histoire de rêver devant les thèmes abordés dans ce prochain volet de la série, ainsi qu’à la lecture des quelques éléments concrets concernant la modélisation de ce conflit à part.

    Pour ceux ayant été échaudés par le tarif d’accès à cette nouvelle série (“Command ops”) ou encore hésitants, sachez que “Battles from the Bulge” est désormais accessible, en promotion jusqu’à la mi-janvier, avec une réduction de 33% ! Cet achat donne droit au téléchargement gratuit de “Highway to the Reich”, second titre de la série initiale (“Airborne assault”). Deux DLC sont également à noter. Le premier, déjà disponible, reprenant l’essentiel des scénarios de “Highway to the Reich” convertis au nouveau système et “Conquest of the Aegean”, contenu issu du titre du même nom (troisième de la série “A.A.”) dont l’adaptation semble terminée, il devrait être publié sous peu. Bref, une grande richesse et diversité de théâtres, pour un prix désormais raisonnablement abordable. Notez enfin que la démo offerte est excellente !

  4. J’avais envie de faire l’impasse (l’approche des fêtes de Nawoüel, tout ça…) mais finalement, la colère l’emporte. Je me joins à l’avis de Théo concernant le caractère scandaleux qu’adopte Battlefront avec ses patches payants :(

    Chacun fait ce qu’il veut, personnellement je fais en sorte que ce soient eux qui payent, en achetant d’autres wargames que les leurs.

  5. “Sinon le patch destiné à CM Normandy et qui reprend donc les améliorations du moteur présentes dans CM FI devrait peut-être arriver la semaine prochaine.”

    N’appelons pas ça un patch, appelons ça plutôt un extension puisque les possesseurs de CMBN et de sa, récente, extension vont devoir repasser à la caisse pour y avoir accès..

    Je passerai sans doute en v2.0 pour Normandy mais il faudra un module CM exceptionnel (ce que CM:FI n’est pas) pour que je retombe dans leur marmite.

  6. Techniquement parlant, c’est une mise à jour.

    Bien que génétiquement plutôt rabat-joie, je serai tenté de justifier la démarche de BF.
    Si un patch apporte les corrections utiles à un jeu et qu’il n’est pas concevable qu’il soit payant…
    La MàJ 2.0 emmène le jeu “autre part” et se rapproche effectivement d’une extension…facultative (bien qu’il soit voué à discriminer ceux qui ne passerons pas à la caisse)

    On aurait évidemment salué le geste de BF s’il avaient décidé de “donner” cet upgrade, mais non.

    Je rappelle également qu’il est prévu que le prochain module (extension) pour CMBN: Market Garden (ou Arnhem, on ne sait pas trop son titre) comprennent le fameux patch.

    Ceux qui ont l’intention d’acheter ledit module doivent donc faire attention à ne pas dépenser précocement 10 dollars pour rien en passant à la caisse dès la semaine prochaine.

    • Qu’en est-il du multi-joueurs ? Les versions avec et sans patch seront-elles compatibles, pour les parties à plusieurs ? J’avoue ne pas le savoir avec certitude mais en douter, très fort. Parler d’un patch ou d’une “extension” facultative, me semble quelque peu osé ;)

  7. Quand j’ai parlé de “discrimation”, c’est bien ce que j’évoquais.

    Ceux qui passeront au moteur 2.0 ne pourront pas jouer contre ceux qui n’y seront pas passés.

    Du coup, si on peut toujours dire que ceux qui ne passent pas à la caisse restent avec un jeu parfaitement jouable en l’état…il y aura bien de fait deux populations de joueurs.
    Il y a donc, on doit bien l’avouer, une sorte d’incitation non formelle à faire “comme les autres” et payer 10 dollars, pour pouvoir jouer avec tout le monde.
    …A moins qu’au final, la majorité boude la mise à jour…ce qui ferait du coup des rares acquéreurs des sortes de dindons de la farce en multi. :D

    • Je ne sais pas jusqu’à quelque point c’est intentionnel mais l’upgrade est suffisamment alléchant pour tout amateur de CM (arc blindés, waypoint déplaçables, sans parler des fonctions d’éditions) que c’en est un très bon coup marketing. Alors évidemment ca fait tâche de faire payer un upgrade mais je préfère ça que de payer des opus sans amélioration (sous prétexte qu’ils poursuivent une franchise reconnue) ce qui est très fréquent…

      De toute façon, c’est un débat inutile ! Evidemment que Battlefront a tout intérêt à rentabiliser un jeu qui se bonifie. Et évidemment qu’en tant que consommateur je suis conscient d’être une vache à lait d’un marché de niche. Que l’UFC fasse une class-action pour enfumage de clients !

      • Alléchant…
        Oui, c’est sûr qu’ajouter des possibilités présentes dans les CM1x, après les avoir sciemment supprimées dans la version 2…
        Sérieusement, je comprends ce point de vue mais bon, créer un besoin artificiellement, pour ensuite vendre un moyen de le satisfaire, c’est vieux comme le monde du commerce biaisé ;)

  8. Comme le dit bien Carlos, le problème du “l’upgrade” (dixit Battlefront, ce n’est en effet pas un “patch”) payant ne se posera presque pas si le prochain module pour CM Normandy est intéressant (Arnhem devrait l’être). Car ce module patchera automatiquement le jeu de base en même temps.

    Le cas s’était présenté avec CMSF, qui avait eu aussi un upgrade payant (mais dans le cas d’un jeu de base acheté ailleurs que chez Battlefront). Et l’achat de la première extension permettait de récupérer un CMSF de base patché, gratis donc. Or vu que cette extension valait vraiment le détour, on esquivait le problème de l’upgrade.

  9. J’espère que le jeu est moins compliqué que la stratégie marketing parce que pour suivre la conversation…
    J’admire la dextérité de tous les participants.
    Je suppose que battle front vise le simple tu paies, tu poses pas de questions…

  10. hé oui, mon bon Jojo ! En règle général et à de très rares exceptions, tous styles de jeux et plate-formes confondues, la stratégie commerciale et marketing, que tu mentionnes prédomine. C’est regrettable et pour répondre succinctement à Bertrand, je dirais que ce que tu décris n’a aucune incidence sur le fait qu’en refusant de payer pour patcher (ce qui semble légitime ; un patch servant avant tout à corriger des erreurs dans le programme déjà vendu), l’utilisateur frustré le demeure car il lui est impossible d’apprécier le jeu acheté, à un degré équivalent à celui supposé, sans cracher à nouveau au bassinet. Reste également que, ce précédent initié par Battlefront (à ma connaissance) comme devenant, de fait, leur politique commerciale risque de déteindre sur d’autres et de devenir la norme. C’est dangereux et néfaste, à l’industrie du jeu vidéo, en termes d’image notamment.

  11. A non Monsieur, il ne s’agit pas de l’achat d’un patch (comme tu le dis, qui corrigerait les erreurs) mais d’un upgrade (amélioration du moteur de jeu, ajout de fonctionnalités).
    Quoiqu’on pense de la politique de Battlefront, faire l’amalgame est pour le coup un argument abusif.

    Et oui, pour rebondir sur un propos déjà évoqué, une autre société n’aurait pas hésité à Vendre un truc comme “Return in Normandy” (le même jeu upgradé) comme un jeu “totalement” nouveau, pour le prix de 55 Dollars (et certains aurait mis la main au portefeuille). Donc bon, sans faire le béni oui oui, faut relativiser.

  12. Bon, on pourrait en discuter longtemps… j’admets volontiers que mon raccourci était un poil abusif mais d’un autre côté, peux-tu affirmer que “les mises à jour des anciennes versions du jeu, implémentées dans les futurs modules” (je reprends la formule de Théo, comme ça c’est lui qui se fera engueuler en cas d’imprécision ;) ) n’incluent pas de véritables patches ? En toute bonne foi, j’en doute. D’ailleurs comme le remarquais Bertrand avec “Shock force”, ce fut le cas. Je ne possède pas “Normandy” ou ce “Fortress Italy”, pour la bonne raison (selon moi) que j’avais refusé de mettre à jour “Shock force” en acquittant un droit indu, toujours selon moi.

  13. Oui nan mais dans le fond, on est d’accord. Tout cela donne bien prise à des critiques fondées, on va pas se chercher des poux. Le reste n’est qu’une question de situer la chose dans son échelle de tolérance personnelle. Et ça c’est chacun qui voit. Pour ma part, on est encore en dessous de ma limite (limite, qui, pour donner une exemple contraire, à été dépassée par la plateforme Steam)

    • J’adhère totalement à la fin de ton commentaire car ça fait bien longtemps que je râle à propos de HPS et de STEAM (le premier n’ayant toutefois pas la nocivité patente du second mais c’est un autre débat). Quant à se chercher des poux, loin de moi cette idée ! L’échange m’a semblé courtois malgré la passion -commune- évidente ;) Comme tu le rappelles plus ou moins implicitement, tout cela ne concerne que des jeux et chacun fait selon ses envies et/ou ses convictions. Le marché est encore suffisamment ouvert pour y trouver son bonheur. Comme je le disais initialement, le mien se situe plutôt du côté de Panther games.

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