En cette période où les 4x spatiaux font florès, ce jeu de stratégie pensé comme un jeu de plateau en ligne et gratuit de surcroît apporte une touche bien spécifique, certains diront simpliste. C’est incontestable. Une fois encore, il s’adresse d’abord à un public au temps de jeu restreint. En effet, quelques clics sur votre tablette, navigateur Web ou smartphone vous suffiront à gérer votre empire et vos flottes. Sorti et plus ou moins en bêta depuis début 2013, revenons aujourd’hui sur ce jeu sans prétention mais réussi.

Présentation générale

Certains diront que le jeu est très limité graphiquement : pas d’effets spectaculaires ni d’explosions, encore moins de design de vaisseaux intersidéraux à couper le souffle. De simples couleurs indiquant la possession d’une planète et une petite icône montrant la présence d’une flotte de vaisseaux, et quatre chiffres pour représenter d’une part les forces en présence et d’autre part le développement d’une planète, chiffres qui indiquent les potentiels en économie, industrie et recherche scientifique. Malgré cette apparente simplicité Neptune’s Pride 2 arrive à susciter toute cette gamme de sensations si particulières en termes d’enjeux et choix cornéliens à effectuer.

Quant aux graphismes certes simplistes, ils permettent de retrouver toute l’essence, que dis-je, la quintessence d’un jeu de stratégie, ce frisson qui vous parcoure avant d’envoyer une flotte au combat, sachant qu’en plus une fois lancée vous ne pourrez probablement pas la rappeler. Comme l’a dit un consul romain, ayant plutôt bien réussi sa carrière politique et militaire, « alea jacta est ».

Mécanismes du jeu

Au début de votre tour, vous êtes à la tête d’une dizaine de planètes, d’une cinquantaine de vaisseaux spatiaux et d’environ trois flottes de porte-aéronefs [carriers]. Vos vaisseaux spatiaux nécessitent en effet un porte-aéronefs pour se déplacer de planète en planète. Si besoin vous pourrez en acheter d’autres et ainsi scinder vos flottes. Jeu uniquement multijoueurs, dans une partie vous affrontez huit joueurs humains. En cas d’absence prolongée ou d’abandon de l’un d’eux, un programme prend le relais et assure la gestion de l’empire alors à la dérive.

Vous devez développer vos planètes selon trois critères, assez classiques : économie, industrie, science. Les points que vous attribuez permettent de déterminer le nombre de crédits que vous allez percevoir à chaque tour, ou l’augmentation de votre flotte de vaisseaux ou encore la vitesse d’avancement de vos recherches scientifiques.

Vos porte-aéronefs mettent plusieurs heures à rejoindre une planète, parfois 8-9 heures qu’il faudra laisser s’écouler en temps réel. Parfois, à votre arrivée vous découvrez qu’un autre joueur avait tenté de coloniser également la planète. Le combat est alors résolu automatiquement sur la base d’un avantage au défenseur et d’un bonus / malus en fonction de votre niveau technologique en armement [weapons]. Un simulateur est mis à votre disposition pour évaluer vos chances de victoire, dans la mesure où vous avez connaissance des forces en face, ce qui n’est pas toujours le cas. Certains planètes restent également inaccessibles si vous n’avez pas une technologie suffisante pour naviguer dans l’Hyperspace.

Anglais, options et rôle play

Si il s’agit d’un jeu uniquement en anglais, je vous rassure, un niveau minimal est suffisant pour comprendre l’interface et les échanges. Rien ne vous oblige à faire de longues tirades pour conclure un accord avec un empire galactique voisin.

Parler avec ses voisins, permet d’échanger des technologies, d’obtenir des informations, ou encore passer des accords de non-agression. Ces derniers ont une valeur toute relative, mais la confiance est un élément central pour toute diplomatie. Trahir un accord pourra être révélé aux autres participants de la carte, et vous donner une mauvaise réputation.

De fait, il vaut mieux s’allier avec un ou deux autres joueurs pour tenter de remporter la partie. J’ai omis de le préciser que la victoire s’obtient en dominant plus de la moitié des étoiles. Une deuxième place vous octroie également des points de rang [rank], ceux-ci sont différents de la renommée [renown] que vous pouvez attribuer aux joueurs avec lesquels vous avez apprécié jouer.

Il s’agit aussi d’un jeu gratuit, et heureusement les options payantes relèvent principalement de l’aspect cosmétique, puisqu’elles permettent d’avoir un profil différent dans les classements, ou d’offrir des récompenses [badges] aux joueurs que vous affrontez qui vous semblent le mériter.

Nous sommes donc à des années lumières de la politique menée par certains jeux en ligne (free to play ou pas d’ailleurs) de vouloir vous faire acheter quasi obligatoirement du contenu optionnel. Aucun bonus ou avantage n’est ainsi octroyé si vous achetez des crédits. Par contre, le mode premium vous donne accès à plus grand éventail de cartes ou à des parties à 64 joueurs au lieu de celle à 8 de base.

Dernier point le jeu bénéficie d’une communauté assez solide, constituée de plusieurs milliers d’utilisateurs depuis la bêta qui avait commencé en 2013. De plus le petit studio australien indépendant Iron Helmet assure un bon suivi, améliorant son jeu régulièrement par petites touches.

Si le Neptune’s Pride 2 intéresse plusieurs d’entre-vous, je pourrais faire une présentation plus avancée des technologies ou des mécanismes de jeu, ou même nous pouvons nous retrouver pour une partie commune.

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Vue générale sur votre empire en début de partie. Les trois chiffres au-dessus de chaque planète indiquent son niveau de développement (économie / industrie / science).
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Comparaison avec un de mes adversaires, en l’occurrence une sacré pointure. Les races jouables n’influent pas sur le gameplay, tout dépend de vos choix de départ … et de ceux de vos voisins.
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La partie est lancée, je suis à la traîne en matière de capture d’étoiles [stars], n’en ayant là que 10.
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Les 7 types de recherches scientifiques sont affichés sur la gauche, votre total de point en sciences vous permet de progresser dans une discipline choisie chaque heure de ce même nombre de points.
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Détail de la planète Alpheratz, qui ne dispose pour l’instant d’aucunes infrastructures. Dépenser des crédits me permettrait de booster l’économie, pour augmenter mes revenus, ou l’industrie, pour augmenter mes forces militaires, ou la recherche scientifique, pour améliorer différentes technologies.

En résumé

Neptune’s Pride 2 Triton est un excellent jeu de stratégie, sorte de 4X ultra léger mais façon jeu de plateau Web avec une petite option free-to-play. C’est un jeu d’une assez grande profondeur permettant de se plonger quelques minutes par jour dans une galaxie lointaine à la tête d’un empire interstellaire avec toutes les sensations inhérentes.

  • Pour les passionnés de stratégie, tout y est, conquête, bluff et choix de développement.
  • Un rythme de jeu régulier mais minimal, une à deux connections par jour sont suffisantes.
  • Impossible de s’extasier devant des graphismes à couper le souffle.
Infos pratiques

Date de sortie : en “bêta” depuis 2013

Studio – Éditeur : Iron Helmet Games

Site officiel : triton.ironhelmet.com

Prix : gratuit, avec option payante.

Lien utile : Tutoriel du jeu (en anglais)

3 Commentaires

  1. Je vous invite à vous lancer dans une partie commune – il reste 4 places disponibles dans un STANDARD game- Je ne suis pas encore inscrit non plus dans l’attente des intéressés

    Voir article forum sur le sujet pour de plus longs échanges et ajustements

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