Victoria 3 – The Great Wave, le lent éveil du Japon (3)

Troisième et dernière partie de cet AAR sur le DLC The Great Wave pour Victoria III. Ce contenu étoffe l’expérience de jeu avec le Japon et lui seul, ce récit vous permettant de voir un peu mieux ce dont il s’agit. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’une expérience parmi d’autres. Reprenons, nous voici fin 1881 et les choses sérieuses débutent enfin…

Captures d’écran 40 à 49

Après la suppression d’une énième révolte en 1881-82, le pays est fin prêt pour se forger une place dans le concert des grandes puissances. Une sérieuse envolée économique, couplée à une construction navale correcte ont amené l’Empire du Japon au 7e rang mondial. Ses ambitions le conduisent à lorgner vers la Corée voisine. Historiquement, cette conquête eut lieu en 1910 et fut marquée par une période d’occupation très dure et violente, qui dura jusqu’en 1945.

Dans cette partie, l’opération se déroule en plusieurs temps, avec une première prise de gages en 1888, avant une annexion totale en 1899. Celle-ci a été difficile car une partie des États-Unis, heureusement très divisés dans cette partie, se sont mêlés de cette histoire. Heureusement, la Chine est dans mon camp et ne bouge pas. De plus, un très fort développement militaire terrestre et naval a empêché que l’armée américaine ne me nuise trop.

Parallèlement, l’unification intérieure s’est poursuivie, avec une imposition d’une religion d’État, gage de stabilité. Cela ne plaît évidemment pas à tout le monde et je dois écraser une révolte communiste en 1908.

Pour plus d’informations sur Victoria 3: The Great Wave voyez cette fiche sur Steam. Concernant Victoria 3 voyez notre test, cette page sur Steam et le site officiel.

Captures d’écran 50 à 58

Le vrai test arrive pourtant l’année suivante : mon allié Chinois est attaqué par la Russie, vieil ennemi dans cette partie. Je décide de suivre Beijing dans cette guerre défensive, en espérant gagner quelques territoires dans l’affaire. Sur le papier, notre camp a l’avantage numérique, mais l’armée russe et celles de ses dépendances risque d’avoir l’ascendant technologique. Heureusement, le front est immense et l’essentiel de la flotte du tsar est en Europe, comme historiquement. Les premiers combats sont indécis et laissent croire à un conflit long et coûteux.

Je décide donc de renforcer l’allié chinois sur le front principal tout en montant une opération de débarquement dans le très mal défendu Kamtchatka, avec un beau succès. L’ennemi m’a sous-estimé et ne s’attendait sûrement pas à ce type d’opération. Certes, il envoie ensuite des renforts, mais ils mettent beaucoup de temps à arriver et les navires russes sont trop occupés à essayer de débarquer leurs fantassins sur mon propre territoire (sans y parvenir). Ainsi, je réussis à installer une solide tête de pont dans l’Extrême-Orient russe.

En 1910, nous avons l’avantage sur tous les fronts, même s’il semble qu’une partie des forces adverses soit piégée en pleine mer, dans une sorte de bug (captures 54 et 55). Dans tous les cas, cela fait bien mon affaire. Alors que mon pays se parlementarise, nous enfonçons les lignes adverses avec élan. L’affaire dure plus longtemps que prévu étant donné les forces en jeu et l’immensité des territoires concernés, mais en 1915 Nicolas II doit plier et céder de nombreux territoires. La guerre a coûté cher, mais le Japon remporte un espace stratégique dans le grand Nord.

Captures d’écrans 59 à 67

Les années suivantes sont consacrées à l’installation japonaise dans les lieux encore non conquis par les autres puissances, notamment les îles du Pacifique et une partie de l’Indonésie. Après l’immense guerre contre la Russie, c’est peu exaltant. Il y a un sentiment, déjà, d’utiliser les dernières années couvertes par le jeu pour récolter quelques points supplémentaires, rien de plus. Certes, cela déclenche quelques conflits face à des puissances de second ordre comme le Portugal, ou des colonies révoltées (Bali) d’ailleurs vaincues sans trop de difficultés, mais l’essentiel a été accompli.

J’arrête la partie en 1930, au faîte de la puissance malgré un démarrage poussif. Le Japon est alors 4e puissance mondiale, avec une flotte de près de 100 navires, 367 régiments et une assise économique solide. Certes, le retard technologique ou d’alphabétisation n’a pu être totalement rattrapé, mais il s’agit d’une belle partie quand même. Le pays est donc intéressant à jouer, bien que les premières décennies puissent se révéler un peu frustrantes pour qui voudrait aller vite. On espère que la Chine soit elle aussi revue, car elle offre un immense potentiel de jeu.

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