AI Lab Tycoon : IA-t-il un patron dans le labo ?

Parmi les futurs jeux allant aborder des thèmes originaux, voici un titre qui permettra d’esquisser la création et la gestion d’une entreprise dans la course à l’IA. Telles celles qui défraient de plus en plus les chroniques, pour de plus ou moins bonnes raisons selon les cas, car derrière les IA, il y a bien sûr encore beaucoup de l’humain, ne serait-ce que pour fournir de l’électricité, entre autres, ce sans quoi une IA…

Au-delà de ces considérations, sans prétendre être une simulation, AI LAB Tycoon va permettre de se poser très ludiquement la question du développement d’une IA et surtout de l’entreprise qui en arrière-plan innove et rivalise avec bien entendu d’autres projets concurrents. Cela en prenant comme point de départ l’année 2016 et en s’étalant sur a priori deux décennies.

Comme il faut bien se fixer des objectifs, ici le jeu du peu que l’on en voit indique que le but est de parvenir à créer une ASI, une Artificial SuperIntelligence, terme encore peu connu mais qui équivaut donc à une super-IA capable de dépasser l’intelligence humaine, de s’auto-améliorer, etc. Comme Skynet, si vous préférez, mais les usines autonomes et les robots psychopathes en moins au début.

Pour l’anecdote, il semble que ce jeu n’ait pas été développé à l’aide d’une IA, ce qui est un comble car il aurait été amusant justement qu’un IA soit invitée à contribuer à un jeu sur le thème de sa genèse. Et de voir ce qu’elle en aurait dit. Comme quoi, dans le jeu vidéo, les IA ne sont pas encore souvent là alors qu’on les y attend pourtant depuis longtemps. Passons.

Pour plus d’informations sur AI Lab Tycoon, prévu en théorie pour cet automne, voyez cette page sur Steam où vous trouverez un trailer et plusieurs screenshots.

Si le sujet de l’IA vous intéresse, je vous rajoute ci-dessous une utile récente vidéo dans laquelle le bien connu Yann Le Cun offre un solide point de vue sur l’IA et son « futur », ce qui est relativement possible, et ce qui l’est nettement moins dans un avenir proche. Le propos commence après la huitième minute, et l’ensemble de cette conférence vaut le coup d’être écouté jusqu’à la fin. En résumé, disons que les IA présentes ne comprennent pas le monde dans lequel nous sommes, et n’ont de toutes façons pas les moyens de le comprendre, par contre elles comprennent bien voire très bien des « choses » ou disons des situations, des opérations, très précises et clairement limitées à x ou y. Je schématise peut-être maladroitement, c’est évidemment bien plus complexe que cela, mais c’est l’une des idées clés. Le futur a de l’avenir, l’humain aussi.

 

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