D-Day at Omaha Beach est un jeu en solitaire en anglais édité par Decision Games, wargame à l’échelle de la compagnie simulant les douze premières heures du Débarquement de Normandie sur la fameuse plage d’Omaha.

Depuis maintenant un an et demi que j’écris des tests ou des compte-rendus de parties pour la Gazette j’ai exploré des conflits et des périodes pas forcément les plus joués, les guerres indiennes, le Moyen-orient post Seconde Guerre mondiale ou la guerre d’Espagne. Je reviens avec cet article vers un conflit nettement plus « populaire » en terme de jeu, la Seconde Guerre mondiale…

Et ici avec un épisode que même des non-spécialistes connaissent, le Débarquement du 6 Juin 1944 sur la plage d’Omaha Beach, épisode archi connu et immortalisé par le cinéma avec Le jour le plus long et surtout les 20 premières terribles minutes du film Il faut sauver le soldat Ryan. Quand j’ai vu ce film au cinéma à sa sortie, j’avais lu beaucoup de livres sur le sujet, vu beaucoup de documentaires, et même si j’en avais conscience moi le militaire de carrière, je crois que je n’avais pas perçu complètement que la guerre ce n’était pas simplement mourir en fermant les yeux paisiblement avec le drapeau de son pays en toile de fond c’était surtout souvent de la souffrance, du sang et des larmes. Cette scène fut pour moi un choc...

Est-ce que ce jeu va pouvoir simuler le chaos, l’enfer qu’on vécut les GI des deux divisions qui ont débarqué sur cette plage à l’aube du 6 juin ? Et comment arriver à le simuler en solitaire ? Ce sont les deux questions que je me posais à l’ouverture de la boite, et pour être franc j’étais assez dubitatif.

Je dois dire que j’ai été assez long à accoucher de cet article, non pas par manque de motivation, mais plutôt par manque de temps et de place, j’ai bien installé, désinstallé et réinstallé le jeu 4 ou 5 fois entre le travail et la maison, finalement il est resté sur une table un long moment et je remercie ma chère et tendre pour sa patience. On touche du doigt l’inconvénient d’un jeu physique comparé à un jeu informatique, défaut heureusement compensé par le plaisir d’ouvrir une belle boite et d’en manipuler le matériel.

I/ Ouverture de la boîte

La boite est plutôt bien remplie, avec du matériel de qualité, une planche de 352 pions, marqueurs et unités de combat, une carte en papier, un paquet de 55 cartes, 4 feuilles cartonnées d’aides de jeu en noir et blanc, un livret de règles de 32 pages en noir et blanc, un livret d’exemples de jeu, le tableau des terrains en couleur et un livret d’étude historique d’une quinzaine de pages en couleur.

Les pions. Les unités de combat pour les Alliés principalement sont les compagnies d’infanterie composant les deux divisions US ayant débarqué à Omaha, la 1ere et la 29ème accompagnées de leurs appuis : Chars Sherman DD, DCA, artillerie, artillerie anti-char, génie, QG mais aussi deux pions généraux (Wyman et Cota, joué par Robert Mitchum dans Le jour le plus long).

Sur les pions on trouve leur désignation historique, le tour de leur arrivée, leur lieu d’arrivée, le nombre de pas de perte (de 1 à 4, les unités ayant 3 ou 4 pas de perte sont représentées par 2 pions), un symbole de cible (carré, rond, losange ou triangle), le type d’arme qui compose l’unité, sa force d’attaque et la portée pour les unités pouvant tirer à distance (blindé, artillerie, infanterie lourde).

Les unités de combat pour les allemands sont principalement des unités d’infanterie appartenant aux 352 et 716ème division d’infanterie, ainsi qu’aux garnisons des diverses positions retranchées qui peuvent en plus avoir une composante d’artillerie. Pour être au complet les unités doivent être accompagnées d’un « depth » marqueur (je n'ai pas vraiment trouvé de traduction satisfaisante), si ce n’est pas le cas, c’est que l’unité a déjà subi des pertes, n’est pas à effectif plein ou en manque d’entraînement.

Les unités et les marqueurs possèdent une face où est indiquée leur type (infanterie, artillerie), leur force et le type d’arme que les unités US doivent posséder pour attaquer efficacement. La deuxième face ne révèle que leur type. Les unités et les marqueurs sont piochés et placés face non renseignée, ce qui offre beaucoup de combinaisons différentes.

Il existe de nombreux marqueurs, les plus importants servant à marquer les unités US ayant effectué une action, par exemple celles étant en train d’escalader, puis ceux pour signaler les unités « choquées », l’artillerie navale, les postes de commandement, les postes du génie, les héros.

Globalement les pions sont dans la bonne moyenne, sans fioriture au niveau graphisme, un poil sobre mais c’est efficace, pas d’ambiguïté et c’est finalement ce que l’on demande.

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Conclusion, notes, points positifs et négatifs

  • Jeu en solitaire.
  • Thème et précision du jeu.
  • Simplicité et cohérence du système de règles.

  • Pour ceux qui n’aiment pas trop la couleur, la carte, c’est le cœur du système mais elle peut rebuter certain.
  • Le livret de règles et certaines aides de jeux qui auraient mérité plus de couleurs.
  • Pas en français même si pour la majorité des wargamers qui ont l’habitude d’être très souvent confrontés à ce problème, ce point faible n’en sera pas vraiment un, étant plus une question de confort.

Notes
Graphismes
80 %
Régles
85 %
Gameplay
90 %

Infos pratiques

Date de sortie : 1ere ed. 2009 ; 2eme ed. 2013
Éditeur / Studio : Decision Games
Prix : 75€
Site officiel :

Fiche chez l’éditeur

Remarques :

La troisième édition du jeu devrait être disponible en juin prochain.

A voir également sur Tric-Trac TV cette vidéo sur le thème du Débarquement, dans laquelle est présentée entre autre D-day at Omaha Beach.

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3 Commentaires

  1. Oui effectivement, Bertrand m’avait prévenu qu’il y avait une adaptation sur tabletop, mais je n’y ai pas jeté de coup d’oeil voulant vraiment me consacrer à la version du jeu “physique”, mais je vais surement y jeter un coup d’oeil pour refaire une partie sans avoir le problème de place, ayant d’autre projet “plaçophile”…
    Effectivement une version française serait un plus, le problème c’est les traductions faites par un traducteur de métier et pas par un joueur, dans le passé cela a donné des versions françaises moins compréhensible que les versions anglaises. Mais très franchement pour ce jeu, c’est vraiment fastoche…

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