Suite et fin de ce récit d’une partie expérimentale où la France a blitzé en même temps que l’Allemagne, essayant de profiter immédiatement de l’éloignement de la Wehrmacht tandis que celle-ci était occupée en Pologne. Malheureusement, Varsovie n’a pas résisté longtemps et le Troisième Reich s’est ressaisi … à la vitesse de l’éclair !

Été 1940 (vue coté allemand)

Au début, deux tours calamiteux : j’ai avancé imprudemment mes chars et cela va être fatal à une division. J’ai fait de même avec un croiseur lourd et il a été torpillé. Dans l’Atlantique, mes sous-marins sont quasi tous détruits. J’ai voulu compenser par l’invasion des Pays-Bas, avec un assaut mal préparé, qui amène la Belgique à nous déclarer la guerre, que de fautes !

Quelques semaines plus tard. Encore un sous-marin perdu, mais la Hollande a capitulé. L’Italie est entrée en guerre, ce qui ne change pas grand chose à la situation de la France vu le peu de troupes italiennes. Mis à part pour amoindrir ses ressources disponibles et son moral national.

Seul rayon de soleil pour l’Allemagne, trois recherches ont abouties… A ce stade du jeu la recherche scientifique n’a pas encore beaucoup d’impact, la plupart des unités n’ayant pas le temps de bénéficier des coûteuses améliorations technologiques (sauf en cas de bonus passif). Ces dernières seront plus importantes lors des batailles à venir, à l’est en 1941.

L’expérience acquise au combat par les troupes est elle un bonus, mineur certes, mais à l’effet plus immédiat. Sauf lorsqu’une unité subit des pertes et doit être renforcée, l’expérience acquise se perdant ainsi facilement.

Début juillet 1940. Un tour mal joué : perte d’un croiseur pour rien et une division blindée qui s’est avancée trop rapidement sur Paris va se heurter durement à un mur de chars français mais aussi anglais !
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21 juillet 1940. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation : malgré les parachutages, assaut raté sur les Pays-Bas. Ce qui va refaire perdre du temps à l’Allemagne. Ici on voit que Paris est solidement défendue par deux unités de blindés, l’une française, l’autre arrivée d’urgence d’Angleterre. Dans la capitale ennemie la défense repose entièrement sur une unité anti-aérienne, solidement retranchée et dont le rayon d’action couvre entre autre les blindés Alliés.
4 aout 1940. Les Pays-Bas vont heureusement vite capituler et l’Italie est rentrée en guerre. Les forces aériennes des Alliés sont de plus en plus amochées. L’aviation belge tente de se mettre à l’abri vers Amiens. Si incontestablement la Lutwaffe domine, elle aura subit des pertes notables.
18 août 1940. La Belgique capitule, Bruxelles et Lille s’effondre, le reste de la France ne va pas tarder à suivre. En théorie … car pour l’instant le moral national (voir la barre dans le haut de l’écran) n’est pas encore tombé assez bas. En conséquence, la Wehrmacht poursuit une vaste manoeuvre d’encerclement et donc d’isolement de Paris.

Début septembre. La bataille de l’Atlantique va mal, encore un sous-marin allemand coulé. J’ai failli couler un porte-avion anglais, mais il en a réchappé. Enfin, la campagne à l’Ouest touche à sa fin, la chute de la France devrait être imminente.

Du coté de la Kriegsmarine, la nouvelle est moyennement bien accueillie, car de fait la flotte sous-marine allemande est détruite, la reconstruction sera longue et coûteuse. Les bonnes nouvelles apparaissent au niveau de la recherche, qui évolue très bien : amélioration des sous-marins (quand on en reconstruira, St Nazaire sera précieux pour cela), des antichars et de plein d’autres chose. Vivement la manne des ressources françaises.

15 septembre. Paris s’obstine à vouloir rester libre. Les britanniques ont attaqué l’Irlande, qui selon Berlin avec une simple division ne va pas résister longtemps, pendant que la flotte franco-anglaise lamine la flotte italienne en Méditerranée. En Afrique du Nord, la confrontation contre les britanniques va être très difficile avec de facto la maitrise des mers par la Royal Navy.

Automne 1940

Début Octobre. Paris a capitulé, mais pas la France. Il va falloir encore un peu batailler avant d’aider nos amis irlandais. Toutefois la capitulation française a été rapide et j’ai accepté l’armistice avec le nouveau gouvernement de Bordeaux. La campagne de France est finie !

1er septembre 1940. La campagne de France touche à sa fin… Paris est isolée, essentiellement défendue par des unités anti-aériennes et anti-chars. Les anglais qui tentaient de fuir n’ont pas eu le temps d’arriver au Havre, et sont eux aussi piégés.
15 septembre 1940. Pendant ce temps-là la guerre s’étend en Irlande avec une soudaine invasion britannique, Paris ne tombe toujours pas… Le haut-commandement de la Wehrmacht est perplexe. Le haut-commandement anglais a-t-il pu reformer l’indispensable QG détruit avant d’avoir rembarqué au Havre ? Mystère.
Octobre 1940. Paris capitule enfin ! Le gouvernement français va être évacué à Bordeaux. Hormis quelques unités du nouveau gouvernement situées dans les colonies Les troupes françaises sont éliminées du jeu (il en fut de même, immédiatement donc, à l’instant de la capitulation de la Belgique et des Pays-Bas).
25 octobre 1940. La destruction des derniers éléments britanniques aura eu raison du moral français : Maréchal te voilà ! Dans le sud de la France, Mussolini piétine faute d’avoir assez de troupes. Monaco résiste toujours, et Grenoble est encore solidement défendue. La France réduite à peau de chagrin n’est même plus l’ombre d’elle-même, l’Angleterre a encore le contrôle des mers, mais l’Allemagne a accru sa domination sur les terres et les airs.

Bilan

Coté Allemand (Jacques). L’invasion des troupes françaises en Allemagne aurait pu être dévastatrice, si je n’avais pas réussi une guerre éclair modèle en Pologne. Néanmoins, le transfert de troupes par redéploiement stratégique est couteux et empêche d’investir en recherche. J’ai donc préféré envoyer tout le monde, excepté un QG, par ses propres moyens et investir en recherche.

Le résultat est que mes troupes ont été engagées au fur et à mesures sans aucunes améliorations, avec une Luftwaffe inutilisable par mauvais temps.

Les pertes en points de productions dues à l’occupation des cités allemandes se sont faites sentir et j’ai eu beaucoup de peine à compléter mes troupes, ou à remplacer les pertes. Tout cela associé à des erreurs tactiques (pertes de panzers, de navires, de sous-marins) fait que la balance a eu beaucoup de mal à se récupérer.

Coté Alliés (Bertrand). La France a une bonne armée, mais inférieure en nombre (surtout en termes de QG, de chars et d’avions) et n’a tout simplement pas assez de points de production pour compenser les inévitables pertes qu’impliquent une telle offensive.

Une fois repoussée sur ses positions de départ, puis envahie, elle manque encore plus de ressources et n’arrivent plus à reformer les unités perdues. Même en prenant en compte le coût inférieur pour reconstruire immédiatement (le tour suivant) une unité venant d’être détruite au combat.

Cela même avec l’appui des anglais (qui manque eux aussi des mêmes unités faisant défaut à la France) mais sans celui de pays mineurs (qui pourraient contribuer à retarder la Wehmacht). Surtout que l’Angleterre doit aussi arrêter les sous-marins allemands, qui sinon vont perturber ses convois de ressources, puis prévoir de s’occuper de la Regia Marina, sinon l’Italie donnera sur un plateau à l’Allemagne les clés de la Méditerranée.

Jacques et Bertrand

La première partie de cet AAR se trouve par ici. Pour plus d’informations sur Strategic Command WWII : War in Europe, voyez cette fiche chez l’éditeur ou celle-ci sur Steam, ainsi que notre test. Ou encore ce précédent court récit d’un début de partie Strategic Command – WWII in Europe : AAR Case White.

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