Fred Manzo et Hermann Luttmann. Le premier a commis un nombre grandissant de jeux d’histoire. Le second a servi en tant que développeur sur plusieurs titres. Ces deux-là se sont trouvés, un jour, au beau milieu de combats interplanétaires livrés dans des dimensions dont l’on ne sait pas si elles respectent les lois de la géométrie euclidienne. Alors, descente aux enfers ou voyage ludique dantesque, voyons cela.

Escape From HadesCe jeu marque un tournant. C’est désormais Fred Manzo qui est aux commandes, et Hermann Luttmann au développement, pour un titre qui a le parfum, de la série des Dimension X, parue il y a quelques années chez Tiny Battle Publishing et même décliné sur nos écrans l’an dernier.

Escape from Hades c’est l’histoire du raid le plus dingue de l’histoire galactique, survenu en août 3044, à travers quatre scénarios. L’équipage a accepté la mission de procéder à l’extraction de la princesse Emily, retenue captive dans le vaisseau-prison Hadès. Car qui d’autre que ce redoutable équipage aurait pu mener à bien cette périlleuse mission ?

Escape from Hades est un jeu en solitaire édité par Hollandespiele, dont les titres laissent souvent un souvenir impérissable.

On s’attend à un petit jeu sans prétention, et l’on se retrouve avec une boite contenant un livret de règles long de 16 pages, deux cartes au format A2 (l’une figurant les abords de la prison – le pont Inferno -, la seconde – le Purgatoire – l’intérieur de celle-ci), 134 pions et marqueurs (plus un, géant, représentant le Vittles, votre vaisseau), 51 cartes à jouer et une aide de jeu de quatre pages. Le matériel est de qualité, comme toujours (j’ai notamment été étonné par les cartes à jouer).

Si les règles sont relativement touffues pour un jeu adoptant un tel thème, leur application ne pose pas de problème particulier. Une poignée de points particuliers pourrait être oubliée lors des premières parties, mais rien de grave.

Pont Inferno. L’équipe du génie tente de saboter le Dome Radar 37 (qui fait apparaître une nouvelle unité nastienne à chaque tour et peut potentiellement faire tirer les installations nastiennes plusieurs fois.). Le canon laser Railgun 32, lui, n’est plus opérationnel (pour le moment). Des unités nastiennes rôdent et vont bientôt engager les humains.

Cet article nécessite un abonnement pour être lu dans son intégralité. Connectez-vous depuis la page Mon compte, ou consultez nos offres d’abonnement pour adhérer à notre gazette.

 

Notes
Graphismes
65 %
Manuel et matériel
85 %
Gameplay
85 %
Article précédentAt All Costs! – The Great War In the East
Article suivantWars Across the World : screenshots pour Korea 1592
escape-from-hades-vous-qui-entrez-laissez-tout-esperance<b>Graphismes</b> : les graphismes ne sont pas exceptionnels. Cependant, ils sont colorés et collent parfaitement au thème.<br /> <b>Matériel et qualité des règles</b> : deux grandes cartes, des cartes à jouer de qualité, une règle qui ne souffre pas de bug (même si l’on cherche parfois certains points).<br /> <b>Gameplay</b> : simple à mettre en œuvre et très amusant. Pleins d’unités aux caractéristiques spéciales et une bonne rejouabilité. J’aime moins le tirage de cartes pour la résolution des combats.<br /><br /> Le jeu devrait passionner les amateurs de science-fiction, surtout de série B : les gentils sont héroïques et les méchants affreux, les combats se déroulent tant au sol et dans l’espace ; il y a une princesse à sauver, des reliques à trouver. Et la situation parait rapidement désespérée. On retrouvera beaucoup d’humour et de nombreux clins d’œil (la plupart à Dante Alighieri et son œuvre). Le jeu m’a plu, davantage que les trois épisodes des Dimension X et je peux affirmer, sans me tromper, qu’une fois encore Hollandspiele propose un jeu haut de gamme. Bravo !

1 commentaire

Les commentaires sont fermés