Sorti le 14 septembre dernier, et dûment patché depuis, Oriental Empires est un nouveau 4X (eXplore, eXpand, eXploit, eXterminate) à découvrir. Encore un me direz-vous ? Oui, mais celui-ci a pour thème la Chine ancienne, ce qui n’est pas courant, et entend lorgner du côté d’autres séries comme Total War et tirer le meilleur de chacune. Voyons ensemble si ce titre d’Iceberg Interactive et Shining Pixel Studios tient ses promesses.

Des mécaniques solides qui puisent aux meilleures sources

Fortement inspiré de la fameuse série des Civilization le jeu vous propose donc de prendre la tête de l’un des Etats de la période dite « des royaumes combattants » de l’histoire chinoise. Celle-ci s’étend entre le Ve et le IIIe siècle avant JC, repère peu parlant pour cette partie du monde. Il n’empêche qu’à cette époque, la Chine était loin d’être unifiée et plusieurs entités politiques assez bien structurées se sont affrontées, avant une première unification sous les souverains Qin, qui n’a pas non plus duré.

Ainsi, une fois le choix fait parmi seize factions, avec chacune leurs points forts et leurs points faibles (militaires, agricoles, culturels et j’en passe), il vous faudra développer votre puissance. Le jeu se présente sous la forme classique d’une carte découpée en cases, occupées par des villes, reliefs, plaines, forêts et autres fleuves. Le joueur commence avec une capitale assez peu développée, et quelques unités, le tout géré au tour par tour. Il peut rapidement recruter des colons dont l’utilité est bien sûr de fonder de nouvelles cités.

Celles-ci, et votre capitale, permettent d’engranger des revenus via les impôts, et les bâtiments que vous y construirez. Ils sont nombreux et variés : défenses, ateliers, casernes, marchés et autres palais avec chacun leur utilité, coût de construction et parfois d’entretien. Le tout bien expliqué dans de nombreux menus détaillés concernant vos dépenses et rentrées, etc.

De plus, certains emplacements sur la carte vont vous faciliter la tâche, car possèdent des ressources assez rares comme la soie ou des métaux, qui permettent d’augmenter ses productions liées à ces denrées, et donc ses revenus. S’assurer de leur possession rapide peut devenir un enjeu face à vos concurrents.

Évidemment, on passera l’essentiel de son temps sur ladite carte, qui permet d’accéder simplement aux menus des cités, aux constructions et achats d’unités, mais aussi aux déboisements et créations de routes et de fermes dans le territoire que vous contrôlez, ou limitrophe.

C’est un aspect vraiment intéressant du jeu : on peut mettre une partie de sa population au travail pour ainsi sécuriser sa situation alimentaire, gagner de nouveaux espaces, et, donc, relier entre elles ses possessions avec les routes. Cela augmente les gains d’argent et permet aux soldats de se déplacer plus vite, ce qui est primordial, surtout dans les royaumes assez vastes que vous ne manquerez pas d’obtenir… Justement, venons-en à ces troupes !

Un bon début, même si je suis un peu trop rapidement à mon goût environné d'autres factions.
Jolie vue en zoomant sur une unité du début du jeu.
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Conclusion, notes, points positifs et négatifs

  • Un thème très original et bien exploité.
  • Un moteur de jeu qui puise aux meilleures sources.
  • Fluide et plutôt joli à regarder.

  • Pas tellement d’historicité passé un certain nombre de tours. Des événements et autres auraient été bienvenus.
  • Pas vraiment un point négatif, mais sachez qu’il faut beaucoup de temps pour s’investir dans une vraie partie.

Notes
Multimédia
80 %
Interface
90 %
Gameplay
75 %

Infos pratiques

Date de sortie : 14 septembre 2017
Éditeur / Studio : Iceberg Interactive - Shining Pixel
Prix : 27,99€
Site officiel :

fiche sur Steam ; site officiel

Remarques :

Depuis sa sortie le jeu a bénéficié de trois mises à jour, dont la dernière se focalisait sur l’IA de batailles. D’autres patchs sont prévus par la suite.

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