Devant l’impossibilité en 1941 de faire plier l’Union Soviétique en quelques mois de guerre, l’Allemagne se vit obligée d’hiverner sur place et de lancer une seconde grande offensive vers l’est en 1942. C’est cette campagne que le présent DLC vous permet de découvrir. On ne reviendra pas ici sur le jeu en lui-même, qui a déjà été présenté, mais rappelons toutefois qu’il faut posséder Panzer Corps ou Panzer Corps : Afrika Korps pour pouvoir y jouer.

Fall Blau : l’offensive de 1942

C’est donc bel et bien cette phase mythique de la Seconde Guerre mondiale qui est ici proposée. Les quinze scénarios qui forment le DLC commencent par une mission originale à l’hiver 1941-1942 ou le joueur devra escorter vers le sud des trains de blessés et rescapés assaillis en nombre par les soviétiques (scénario Vitebsk). Après cette mise en bouche musclée, la campagne de 1942 commence vraiment et la tâche promet d’être ardue !

Tout d’abord, on vous demande de prendre Kharkov (scénario Kharkov 42), ville ayant de nombreuses fois changé de mains au cours de la guerre et que les Soviétiques défendent pierre par pierre. Ensuite, direction la Crimée et la puissante base navale de Sébastopol dont il va falloir faire le siège (elle barre la route vers l’est) et briser les formidables défenses (scénarios Simferopol, Sevastopol Siege et Sevastopol Assault). Comme dans le reste de la série, le joueur va alors devoir faire des choix cornéliens : faut-il risquer de perdre du temps en préparant son attaque ? Ou alors charger frontalement le port fortifié qui nous nargue, au risque de subir de lourdes pertes ?

Pertes que l’on peut certes compenser, comme dans le jeu de base, par un système de points que l’on engrange au fur et à mesure des prises d’objectifs et qui servent aussi à l’achat ainsi qu’à l’amélioration des unités. Cerise sur le gâteau, la campagne donne deux fois au joueur le contrôle des mortiers Karl et du canon Dora, deux énormes pièces d’artillerie allemandes qui écrasèrent la ville sous leurs monstrueux obus de, respectivement, 600 et 800mm. Ils seront utiles pour déloger l’infanterie qui s’accroche aux ruines autour de points de défenses antichar.

 

 

Attaquer frontalement ou se préparer ? A vous de choisir.

Nach Stalingrad !

Après cela, pas de repos : direction Voronezh puis Stalingrad (par les missions Novoanninsky et IIovlya) ! Avant de s’attaquer à la fameuse ville, il est possible (et conseillé) de faire la mission annexe qui permet de s’attaquer aux livraisons de prêt-bail américain (Buzinovka Depot). Passage suffisamment original pour être cité et joué, il permet également de récupérer du matériel de prise comme des tanks Sherman et/ou des SU-122 soviétiques. Attention aux trains blindés ennemis par contre, le jeu gérant toujours les voies ferrées.

Quand à la bataille de Stalingrad en elle-même, elle promet de durs et épiques combats où les sapeurs et l’aviation vont se révéler essentiels pour déloger l’infanterie des ruines fumantes (où, en termes de jeu, elle tient efficacement tête aux blindés) de la ville. La situation va être encore plus tendue quand le mauvais temps ou le manque d’essence (il y a peu d’aérodromes dans ces cartes) va clouer vos avions au sol. Et, la mauvaise saison arrivant, les choses ne font qu’empirer sur ce point : on a tous en tête les images de la pluie, de la boue et de l’hiver russe.

Autre point, on notera avec plaisir la présence d’unités italiennes dans plusieurs missions, comme Storming Stalingrad ou Stalingrad Docks. Et on peut même attaquer les renforts parvenant par la Volga (Stalingrad Docks toujours) ou encore garder en fin de partie ses unités permanentes (d’ailleurs les scénarios se suivent et l’on conserve ses unités au fil des affrontements) pour de futures campagnes qui suivront ce DLC.

Assaut de Stalingrad.

Sébastopol, le mortier Karl et le canon Dora.

Tout au bout de la carte, les rives de la Volga et Stalingrad.

Les unités sont modélisées en 3D puis exportées en 2D dans le jeu.

Pour conclure

Grand Campaign ’42 est un très bon ajout pour les fans de Panzer Corps : son prix est modique (5 euros en téléchargement), sa durée de vie est longue (15 scénarios), la représentation du front de l’est est bien rendue (objectifs variés, unités uniques, présence des alliés de l’Axe…). Bien sûr, il traite les choses plus superficiellement que d’autres jeux sur le même sujet mais il permet aussi de jouer le siège de Sebastopol en une soirée. En fait il n’est ni plus ni moins qu’au niveau des autres extensions de Panzer Corps : à la fois suffisamment précis sur la campagne qu’il propose et assez général pour ne pas rebuter un joueur ne connaissant pas parfaitement le déroulement de Fall Blau, d’ailleurs rappelé en début et fin de mission.

Les moments clés (siège de Sébastopol et Stalingrad) occupent une place assez importante dans ce DLC, soit plus de la moitié, pour qu’il puisse ainsi prétendre à une quasi-exhaustivité du déroulement de ces deux engagements majeurs de la Seconde Guerre. Je ne saurais que trop vous conseiller d’y jouer à une difficulté raisonnable, car pour l’avoir testé également au niveau facile, je peux affirmer qu’il y a alors moins d’enjeu et que sauf pour les grands débutants l’intérêt en est amoindri.

Infos pratiques

Site officiel : fiche du jeu chez Matrix et www.panzer-corps.com. L’ensemble des DLC pour Panzer Corps se trouve sur cette page.

Distributeur / éditeur et développeur : Matrix / Slitherine et The Lordz Games Studio .

Date de sortie : 31 janvier 2012

Prix : 4,99 euros, en téléchargement.

Voir aussi en complément notre test de Panzer Corps – Wehrmacht.

[wp_biographia]

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here