58 av JC, toute la Gaule est occupée. Toute ? Non, seule la narbonnaise alors est sous domination romaine… A vous de l’envahir ou d’incarner la résistance gauloise ! Prenons donc le contre-pied d’Astérix pour voir comment la fameuse guerre des Gaules est traitée dans le DLC César en Gaule venu étoffer fin 2013 Total War : Rome 2.

Une interface repensée

Tout d’abord, pour rendre la spécificité de ce conflit qui dure plusieurs années, est marqué par de grandes batailles (Gergovie, Alésia) et une vaste étendue… il fallait refondre certaines choses. C’est ce que rappelle déjà la carte de ce pack de campagne (voir ci-contre), centrée sur le nord de l’Italie, la Gaule dans le sens large du terme (avec la Belgique par exemple) une petite partie de la Germanie, soit l’Allemagne actuelle, ainsi que du sud de l’Angleterre, car César y fit une descente entre 55 et 54. Cela permet évidemment une gestion plus fine de cette guerre qu’avec la carte de base, qui couvre tout le monde romain et les régions qui le jouxtent (Germanie, début de l’Asie centrale…).

Ce n’est pas tout : du fait de la chronologie, l’année est divisée en tours deux fois plus nombreux que dans le jeu de base, et, nouveauté, présente des événements saisonniers, comme des étés anormalement chauds, ou des hivers plus doux que la moyenne. C’est bien vu et oblige le joueur à gérer de manière plus poussée ses troupes. D’autant plus quand on sait que sortir des villes et routes principales peut amener une très grande usure des unités en hiver, saison où l’on se bat moins à l’époque (constante pendant des siècles). Voyons le bon côté des choses : c’est le moment de développer votre économie, renforcer vos troupes et alliances…

Ainsi que de développer vos technologies, dont l’arbre a lui aussi été revu. Par exemple il symbolise, à travers plusieurs branches, le soutien croissant des chefs, du peuple et enfin des druides chez les tribus gauloises. On débloque, selon un schéma classique, de nouveaux bâtiments, capacités et unités au fil du temps. Mais, différence principale avec la grande campagne, certaines technologies ne mettent qu’un tour à se débloquer, contre espèces sonnantes et trébuchantes. A vous de voir comment gérer votre argent, plus que jamais nécessaire, surtout que les plus avancées sont très onéreuses. Heureusement une fois une base solide de bâtiments et provinces ajoutées à vos possessions, les fonds sont beaucoup moins problématiques qu’en début de partie où chaque décision prise doit être réfléchie.

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Début de partie avec Rome : il s’agit déjà de soumettre les Helvètes

Gaulois contre Romains

Le cœur de la campagne de cette extension est évidemment de refaire l’affrontement entre Gaulois et Romains, voilà pourquoi de très nombreuses tribus gauloises sont représentées sur la carte et plusieurs jouables… Dont celle des fiers Arvernes, qui donna le célèbre Vercingétorix, évidemment présent en jeu. D’ailleurs, la campagne ne se déroulant pas sur plusieurs siècles, on peut garder ses personnages d’un bout à l’autre de la partie, ce qui est intéressant en termes d’identification à eux et de montée en puissance. De plus, ils ont des capacités intéressantes au combat, et liées à la faction choisie.

Toujours est-il que les débuts ne sont simples pour personne : les Gaulois sont très dispersés, n’ont bien souvent qu’un territoire réduit. Enfin, ils sont divisés en factions rivales qui se battent entre eux et les unir sous votre dextre est un défi réellement intéressant à relever. Quant aux Romains, ils disposent de plusieurs provinces mais doivent monter en puissance rapidement et jouer des luttes intestines de la Gaule s’ils veulent l’emporter.

Or, là le point de départ historique est rendu, soit l’opposition entre Rome et les Helvètes (Suisse actuelle), qui dégénère en conflit plus grand en Gaule. D’ailleurs, comme dans la réalité, toutes les tribus gauloises ne sont pas hostiles à César : les Eduens sont par exemple ses alliés et, en termes de jeu, il est possible de s’attirer les faveurs d’autres Gaulois en jouant Rome. On apprécie l’effort. Quant aux « barbares », ils peuvent former des confédérations et se renforcer mutuellement, ce que je suis parvenu à faire à plusieurs reprises en jouant les Arvernes. En fait, les options diplomatiques sont assez détaillées, ce que Rome II de base faisait déjà, bonne avancée par rapport aux opus précédents.

Au final ce DLC est plaisant à jouer tant cette guerre de l’Antiquité est mythique. Repousser les Romains ou les choisir et soumettre de nouvelles terres à leur emprise est évidemment parlant à tous les amateurs de jeux d’histoire qui ne bouderont pas leur plaisir. On notera tout de même la tendance qu’a l’I.A. de créer, loin des bases de départ de Rome, de très grands ensembles celtiques ou germaniques (avec les Nerviens par exemple) assez difficiles à vaincre en milieu / fin de partie. On passera aussi sur quelques approximations historiques : les Gaulois ont certes subi l’influence grecque mais les balistes sont plus réalistes dans le camp romain que le leur. Évidemment, elles sont disponibles dans un souci d’équilibrage.

A noter qu’en plus de la campagne on peut aussi jouer spécifiquement la bataille d’Alesia. Pour plus d’informations sur ce DLC voyez par ici sur Steam ainsi que le wiki officiel.

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Une nouvelle carte de campagne avec une représentation plus détaillée de la Gaule.
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Les Helvètes vont bientôt passer sous la domination romaine…
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La fin d’une autre partie approche. Les Arvernes contrôlent presque toute la Gaule et fondent sur l’Italie.
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C’en est fini de l’orgueilleux César ! Vercingétorix a vaincu.
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Un reste d’armée romaine tente de prendre une de mes colonies, sans succès.

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