Prenez Total War, une série de jeux vidéos à caractère historique commencée en 2000, et qui au fil des années est devenue une référence culte. Prenez le jeu de figurines Warhammer Fantasy Battle créé par la société Games Workshop, avec son univers étendu depuis les années 80 à des dizaines et des dizaines d’œuvres écrites, de livres de règles, de livres d’armée, et à quelques milliers de pages. Associez le tout au studio britannique Creative Assembly, éditez à coup de Sega, et vous obtenez une superbe alchimie : Total War – Warhammer. C’est sorti le 24 mai dernier, et il y a beaucoup de choses à en dire, alors commençons par l’essentiel.

Sans revenir dans cet article sur tout ce qui fait le charme de la série Total War, ni non plus sur le jeu de figurines Warhammer et ses origines, cela étant plus détaillé dans cette critique sur mon blog, rentrons ici directement dans le cœur du sujet.

Total War revient …

Nous pouvons donc contrôler les Comtes Vampires, l’Empire, les Nains et les Orcs. Rajoutez à cela le premier DLC pour jouer le Chaos sorti en même temps que ce Total War, et le DLC pour jouer les Hommes-Bêtes sorti fin juillet. Conservant le système de provinces hérité de TW Rome II, vous vous retrouvez à contrôler une ville au sein d’une province rebelle, au milieu de gens hostiles. Votre première tâche sera ainsi de réunifier votre province de départ sous votre commandement avant de vous intéresser au monde qui vous entoure.

Les Comtes Vampires finiront rapidement par s’occuper des autres Comtes, ce qui n’est pas le cas des Hommes, des Orcs et des Nains. Il faudra tenter de former des Confédérations avec les peuples qui vous ressemblent autour de vous, à moins de tous les vaincre militairement.

Vous avez toujours des généraux commandant des armées, capables de franchir les cours d’eau. Vous devez développer vos provinces grâce au surplus de population bien que les principes de gestion se soient grandement simplifiés, notamment en oubliant impôt, nourriture et saison. Puis vous recrutez des troupes, progressez dans des technologies, embauchez des héros, de nouveaux seigneurs ou des agents, ou encore devez gérez la diplomatie quoique encore basiquement.

… dans un monde médiéval-fantastique …

Mais c’est sans compter la pléthore de nouveautés que comporte cet opus. Même si le nombre de factions est ridiculement faible, et souffre de la profusion de contenus additionnels qui sont voués à se multiplier dans les prochains mois, elles sont toutes différentes et se jouent de manière fort diverse.

Si les Comtes Vampires tablent sur la magie noire, les invocations, les troupes inspirant la terreur, les monstres et sur un nuage de corruption vampirique cachant la lumière du soleil pour progresser sur les terres des vivants, ils sont bien différents des Nains qui disposent, eux, d’une artillerie et de tireurs expérimentés, et dont le but est de former de grandes confédérations naines tout en se protégeant de la menace des Peaux-Vertes, tout en notant sur le Grand Livres des Rancunes toutes les actions qui ont offensé les Nains et qui se doivent d’être payées par le prix du sang, sous peine de voir son peuple se révolter face à une vengeance qui tarde.

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Mon Empereur et son équipement. Oui, il y a aussi des reliques et des objets magiques !
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L’arbre des compétences de l’Empereur lui-même. Choisissez vos atouts selon vos goûts !
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Les technologies pour les Humains. Point de victoire sans la puissance des arcanes de la science !
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Les évolutions des bâtiments nains. Ce n’est pas tout de batailler, il faut bâtir aussi.

Rajoutez à cela les Orcs qui doivent se battre sans arrêt pour maintenir leur cohésion, l’Empire qui reste la faction la plus ressemblante à celle des anciens Total War, ou les hordes du Chaos et des Hommes-Bêtes, deux dernières races supplémentaires, accessibles malheureusement en payant, factions qui elles n’ont pas de villes, vivent du raid, du pillage des territoires et cités adverses, et ne peuvent se développer que si elles passent quelques tours à se sédentariser pour faire évoluer leur harde.

… pour une plongée dans la fureur de combats épiques !

La carte du vieux monde est ainsi reproduite de manière satisfaisante, bien qu’il manque énormément de factions jouables et de bouts de cartes.

Au rang des nouveautés, outre les mécanismes propres à chaque race, comme la corruption vampirique ou chaotique, et outre l’invasion finale du Chaos qui pimentera vos fins de partie, vous trouverez un système de niveaux et d’expérience pour vos généraux et vos personnages. Ce seront eux qui gagneront au fil des batailles ou des missions dans lesquels vous les envoyez de l’expérience, des niveaux, pour la dépenser en capacités martiales, de soutien ou pour vous payer une monture monstrueuse.

Si certains pourront utiliser la magie, tous récupéreront des objets, des armes, des bannières, ou des bonus qui profiteront à votre faction. Et c’est sans compter ce qu’on trouve sur le champ de bataille.

La simplification relative de la gestion sur la carte de campagne montre bien que les développeurs avaient un but : nous faire participer à des batailles ou à des sièges dantesques, où des piquiers tiennent leur position face à des vagues de zombies, où des arquebusiers repoussent une charges d’Orcs, où des Trolls arrivent entre vos lignes, écrasant vos malheureux hommes, où votre général à dos de griffon désarçonne par lui-même une unité de cavalerie sur sangliers et où un shaman ennemi engloutit vos troupes avec un sort de destruction.

On n’a jamais pris un tel pied à faire des batailles en temps réel, et même si le principe des combats en temps réel ne change pas, s’agissant toujours de contourner, harceler, d’utiliser les troupes anti-cavalerie au bon endroit, l’atmosphère et le style des combats reste définitivement bouleversé par la bascule dans un monde fantastique.

L’IA elle est relativement intéressante, n’hésite pas à vous contourner, ou à attaquer sur la carte de campagne là où ça fait mal, et le jeu en solo est loin d’être évident dans les modes de difficulté les plus haut. Enfin si vous en redemandez encore, vous aurez accès à un mode multijoueur où tout se mélangera très vite, et où le jeu sera aussi épique qu’en mode solo.

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Carte du Vieux Monde, positions de départ des factions majeures et mineures (hors DLC Hommes-bêtes, qu’on trouvent dans les forêts du coté du Hochland).
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Une Armée des Comtes-vampires en pleine action !
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Les Guerriers du Chaos, premier DLC ajoutant une faction jouable dans la Grande campagne ou en multijoueurs.
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Les Hommes-Bêtes oui, mais un DLC qu’il faut payer, en outre deux fois plus cher que le premier.

Conclusion, notes, points positifs et négatifs

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  • L’univers Warhammer et ses mécaniques raciales uniques.
  • Le système Total War, toujours prenant et efficace.
  • Des batailles tactiques remplies de fantasy.
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  • Quatre races de départ, le reste en DLC … payants.
  • Le principe d’un jeu découpé en une trilogie.
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Notes
Multimédia
90 %
Interface
80 %
Gameplay
90 %

Infos pratiques

Date de sortie : 24 mai 2016
Éditeur / Studio : Sega - Games Workshop / Creative Assembly
Prix : 59,99€
Site officiel :

warhammer.totalwar.comfiche sur Steam

Remarques :

Vous pouvez profiter d’une réduction désormais de -30 % sur le jeu de base chez notre partenaire Gamesplanet. Vous y trouverez d’ailleurs aussi le nouveau DLC des Hommes-bêtes par ici en promo à -15%.

A noter que depuis sa sortie le jeu a bénéficié de deux mises à jour relativement importantes, accompagnées de plus par des Free LC, mini contenus bonus gratuits (Blood knights pour les Vampires et un puissant sorcier pour les Humains ; cf cette section du wiki officiel). Pour les amateurs d’effets visuels gore, un DLC nommé Blood for the Blood God est aussi disponible depuis fin juin.

A lire aussi en complément l’article Warhammer Fantasy Battle – Le Monde de la Première édition, 1983 sur le deuxième blog de Cpt Sparke.

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4 Commentaires

  1. j’en suis resté à total war Shogun II et j’y ai passé du temps. Cependant je lui trouvé deux défauts

    1) Des combats qui finissaient par devenir répétitif
    2) Une IA qui, dès qu’on devenait un peu puissant et étendu, pondait des rebellions et des armés ennemis aux 4 coins de la carte.

    Cela à fini par me gaver

    Donc est ce que ces défauts ont étaient réduits dans cette version “Warhammer” de total war ?

  2. Les combats sont assez rapides dans ce Total War, mais comme ils représentent une grande partie du jeu, tu risques forcément à un moment ou à un autre de trouver cela répétitif. Toutefois, il reste que les factions sont suffisamment variées pour te permettre de varier les affrontements, ne serait-ce qu’au niveau du style des unités ennemies, là ou Shogun présente des unités assez similaires. Et le fait d’avoir une technologie te permettant de recruter des unités de plus en plus puissantes et monstrueuses, tout en améliorant tes héros, peut vaincre la répétitivité.

    A la fin du jeu, quand tu auras d’énormes armées d’unités d’élite, tu trouveras comme tout le monde le jeu un peu lourd. Mais pour arriver à ce point, il faudra batailler dur, le mode campagne n’est pas évident.

    Pour les rébellions aux quatre coins de la carte, c’est surtout en fonction de tes adversaires et de comment tu as gérer le développement des villes. Mais c’est surtout les autres factions qui te poseront problème plutôt que des rébellions.

    Personnellement j’ai été un peu plus emballé par ce Total War que celui sur Shogun II, mais c’est très personnel. A toi de voir :)

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