Voici le troisième chapitre de cet AAR récapitulant le déroulement d’une partie avec l’URSS dans Hearts of Iron IV. L’Armée rouge croque ici facilement son voisin finlandais, mais soudain l’impensable arrive, le jeu des alliances et des rivalités fait certes basculer le monde dans la guerre, mais pas du coté où l’on s’y attendait !

1940

Il faut 25 jours pour atteindre un bonus de préparation optimal, une fois les plans dressés.

Les plans étant bien préparés, mes troupes bénéficient d’un bonus de combat considérable (+50%).

Les Finlandais refusent l’ultimatum que je leur pose, voilà donc la guerre engagée.

L’Allemagne a l’air jalouse, elle déclare la guerre au Danemark, à la Suède et à la Norvège, qui rejoignent aussitôt les alliés. Le Japon de son côté obtient étonnamment une capitulation de la Chine.

Qu’ils s’occupent de leurs affaires, je mise sur une offensive blindée le long des côtes pour prendre rapidement Helsinki. Tandis que les divisions motorisées occupent les maigres contingents d’infanterie finlandaise, les chars font ce qu’ils veulent.

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Les doctrines terrestres influencent les bonus de préparation.
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Promenade militaire le long des côtes finlandaises.

Le moral finlandais est brisé en l’espace de quelques semaines, ils m’offrent de vastes concessions.

Enivré par cette victoire facile, je décide de conquérir plutôt toute la Finlande.

Un choix fatal, car l’Allemagne compte s’octroyer une part du cadavre elle aussi, et déclare la guerre à la Finlande.

La Finlande obtient de ce fait la protection des Alliés, qui eux-mêmes ne trouvent rien de mieux à faire que de me déclarer la guerre !

Me voici donc l’ennemi du monde libre capitaliste, ce qui ternit considérablement l’avenir de l’URSS. Certes, les Britanniques comme principal pilier des Alliés ne sont pas en mesure de m’attaquer, mais voilà que je suis en guerre contre toute la Scandinavie, et que je dois oublier toute perspective de traité prêt-bail.

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Les Finlandais veulent bien m’offrir de vastes territoires, mais refusent évidemment l’annexion totale.
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Le chemin vers la victoire s’annonce long.

1941

Les mains liées par la déclaration de guerre inopinée des Alliés, l’URSS doit faire de son mieux pour stabiliser le front scandinave pour parer à toute éventualité en Europe Centrale.

Le but sera de former une ligne de front continue en terrain difficile, qui pourra être défendue solidement avec peu d’hommes. Le Sud de la Laponie offrirait ce genre d’avantages, et surtout permettrait d’incorporer à l’économie de guerre une région très riche en tungstène, en fer et en chrome.

Les pertes humaines sont encore très limitées, la Finlande a pu être croquée facilement, et les combats dans le grand Nord sont encore jeunes.

Toutefois, l’expansion rapide de l’Armée rouge a fini par épuiser le flot de volontaires. Les critères de recrutement sont donc un peu baissés, étendant le potentiel en soldats de 280 000 à 2 000 000 d’hommes.

Une mesure chère en points politiques.

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Allons-y de manière brute, l’opération Barberousse n’a pas l’air d’être en cours de préparation.
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Une conscription limitée ne plombe pas l’économie de guerre, ce serait autre chose si une grande part de la population devait rejoindre l’armée.

L’offensive en Scandinavie progresse de manière inégale. Tandis que la Suède n’oppose que très peu de résistance, les Norvégiens s’accrochent avec hargne à leurs montagnes, même une supériorité numérique massive ne les en déloge pas.

La débâcle suédoise s’explique par l’offensive allemande au Danemark. Les Suédois tentent de verrouiller Copenhague, passage obligé et bouchon facile à défendre, surtout au vu du soutien des navires alliés.

Espérons que la Kriegsmarine leur donne un peu de fil à retordre, car la maigre marine soviétique est encore occupée à nettoyer la Baltique de croiseurs finlandais.

Peu de moyens ayant été investis dans une technologie navale moderne, il reste difficile d’engager un ennemi qui peut s’esquiver rapidement en cas de danger : aucun radar ne permet une poursuite ciblée, les batailles se terminent souvent en match nul.

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L’IA exécute mon offensive d’après le plan que j’ai dressé. Il n’y a qu’un front, elle s’en sort assez bien, mais reste un peu timide à mon goût.
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Difficile de rattraper les Finlandais avec mon antique flotte.

Mars 1941, les Allemands déclarent la guerre à la Turquie, qui rejoint les Alliés … et passe ainsi également dans le camp de nos ennemis.

Une armée solide couvre le Caucase, ce n’est donc pas un problème immédiat pour l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

À long terme, voilà pourtant encore un front qui demandera sa part de ressources, ce dont je me serais bien passé.

Les mois suivants voient la Yougoslavie plier devant l’Axe, l’Arabie Saoudite et l’Irak rejoindre les Alliés, le Caire tomber aux mains des Italiens et Copenhague occupée par les Allemands. Le pacte Ribbentrop-Molotov a atteint sa date de péremption, tout est possible désormais !

La ligne Staline, qui va de la Prusse Orientale à la Mer Noire, est bien dotée et prête à accueillir les nazis. 168 divisions d’infanterie et 3 corps blindés gardent cette frontière de plusieurs milliers de kilomètres.

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Profitant d’une faible armée turque, je raccourcis un peu le front, cela rendra toute offensive ennemie plus difficile.
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Le pacte de non-agression avec l’Allemagne est révoqué, les choses sérieuses commencent.

Peu de nouvelles pourtant de manœuvres dans ce secteur, les combats se concentrent sur le front bien connu de Scandinavie, où la construction hâtive d’une aéroport en Suède me permet de conquérir la supériorité aérienne.

Notre premier pilote atteint les cinq victoires confirmées pour passer as de l’aviation.

En Scandinavie, le front est d’ailleurs stable, car les Norvégiens ont stoppé net l’Armée rouge.

Des divisions allemandes sont en libre mouvement sur le territoire soviétique, ce qui m’étonne beaucoup. Je n’ai jamais accordé de libre passage, et selon les traités en vigueur, seul un pacte de non-agression existe. Bizarre …

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Les as de l’aviation octroient un bonus aux escadrilles qu’ils commandent.
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Les divisions allemandes se promènent tranquillement sur mon territoire … pourquoi ?

L’Iran aussi intègre le camp des Alliés. Ce n’est qu’après plusieurs semaines que je me rends compte qu’un trou béant à l’Est de la Mer Caspienne offre un boulevard d’envergure à toute force iranienne.

Le trou est bouché par quelques divisions fraîchement formées, appuyées par un corps mécanisé redéployé de Pologne.

Le chemin étant très long pour ce dernier, il n’arrivera par train que bien plus tard.

De plus, l’infrastructure limitée de la région rend tout mouvement difficile, et même le ravitaillement a du mal à passer.

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Voilà ce qui arrive quand on oublie un petit millier de kilomètres de frontière, les Iraniens attaquent plein jus !
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L’attrition est terrible dans ces régions arides, mais je veux des résultats rapides.

Ci-contre une vue globale pour clore ce troisième chapitre, ici juste après l’entrée en guerre des États-Unis et la révocation du pacte de non-agression par l’Allemagne (nous ne sommes toutefois pas en guerre pour l’instant !).

Les plans militaires pour une offensive en Europe sont déjà prêts, nous n’attendons plus que la déclaration de guerre du troisième Reich.

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Décembre 1941, Pearl Harbour a fait entrer en guerre les États-Unis. Les plans contre l’Allemagne sont fin prêts, oseront-ils une confrontation avec l’Armée Rouge ?

3 Commentaires

  1. Configuration intéressante. Les réserves en hommes me paraissent assez faibles avant d’envisager un conflit avec l’Allemagne.
    Sur mes deux parties avec le russe, l’allemand n’a jamais réussi à se dépatouiller des alliés. C’est la raison pour laquelle j’ai stoppé la première puis recommencé, mais même configuration sur la seconde. En 41, les anglais ont pris Rome et l’allemand n’est même pas arrivé à prendre le Belgique.

    • Je ne me fais pas trop de soucis côté renforts humain, il me reste plusieurs niveaux de conscription à exploiter et chacun apporte environ trois millions d’hommes supplémentaires.

      Dommage en effet que l’IA allemande soit un peu faiblarde. Je comprends qu’elle piétinne en Scandinavie, vu que les alliés ont la supériorité navale et peuvent donc bloquer les détroits. En Grèce par contre, elle aurait du balayer les alliés en quelques semaines, et non pas y mener une guerre de tranchées.

      • Ce qui est intéressant dans votre configuration, c’est que le conflit va être tripartite dès le début.
        La faiblesse de l’IA allemande fait envisager de jouer le russe un peu différemment, en anticipant le conflit avec les alliés plutot que de tout construire sur une stratégie de défense contre un hypothétique rouleau compresseur allemand, qui met de côté ce qui sera utile ensuite (marine, aviation diversifiée etc…).

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