C’est ici ! Blackguards est un RPG tactique en tour par tour dans un monde d’Heroic-fantasy. Ce jeu vous fera vivre nuits blanches et sueurs froides avec, heureusement parfois, un sentiment d’autosatisfaction et de devoir accompli. A l’approche du second volet, prévu pour Janvier, regardons de plus près ce qu’il en est pour ce premier volet paru à la même époque l’année dernière.

Qu’est ce que Blackguards ?

Blackguards est un jeu de rôle vous permettant de diriger une bande de plusieurs héros, évoluant autour d’une trame scénaristique ponctuée régulièrement de combat tactique en vue 3D sur des cartes avec une grille hexagonale. Le système de règles est issu du jeu de rôle papier allemand Dark Eye (L’Oeil noir).

Caractéristiques du jeu

Blackguards a reçu de très bonnes critiques de la presse spécialisée, mais s’est toutefois retrouvé avec un score assez moyen sur Metacritic (68). Je pense que le paradoxe est là. Blackguards est fait pour les joueurs de jeu de rôle aguerri. A tout le moins pour ceux qui ne découvrent pas le genre du tactical en tour par tour. Le jeu s’avérant difficile… vraiment difficile.

Précisons un peu les choses, le système alterne des phases de cinématiques (très régulières) réalisées avec le moteur du jeu à la Warcraft 3 / Starcraft 2, des phases de RPG statiques, par exemple dans les villes, avec des choix à faire (discussions, quêtes, forgeron, marchands etc.), puis des phases de combat sur des cartes en 3D.

Passons le scénario global lénifiant mais attardons-nous sur les différents actes qui ponctuent l’histoire. Autant la trame de fond nous laissera de marbre, autant les actes pris isolément sont d’excellentes factures, je pense notamment à passage où les héros deviennent des gladiateurs, privés de tout, devant réussir neuf épreuves pour gagner leur liberté. La qualité de la narration et des missions nous surprendra, offrant une belle immersion.

On peut qualifier la fiche de personnage soit de complexe, soit de très approfondie, au loisir de chacun. Vous devrez y répartir régulièrement vos points d’aptitudes entre :

  • Les aptitudes principales (force, courage etc)
  • Les aptitudes d’armes (maniements des armes)
  • Les aptitudes de combats (pièges, résistance au renversement, bandages etc)
  • Les sortilèges
  • Les capacités spéciales (coups spéciaux, passifs etc.)

Vous aimez passer du temps sur vos fiches de personnage ? Vous allez adorer ! Les relations entre chacune des aptitudes sont de temps en temps un peu obscure mais, globalement, le joueur est bien orienté.

Dynamique des combats

Le plus gros point fort de ce jeu, c’est l’absence d’ennui. Aucun combats ni objectifs de victoire ne se ressemblent. Toutes les cartes sont modélisées différemment, celles-ci étant par ailleurs fort jolies. Là où Blackguards se démarque c’est bien par la quantité surprenante d’éléments interactifs sur les cartes. Les herbes prennent feu si vous les touchez avec une torche, un éboulis se déclenche si vous détruisez la poutre maintenant les pierres, le marécage peut vous engloutir, un filet d’huile au sol s’embrase si vous balancez un brasero dessus, des protections de bois que vous pouvez déplacer brisent la ligne de vue des archers, etc.

Bref, le nombre d’interactions possibles est impressionnant. Les pièges sont très nombreux et particulièrement vicieux, pour vous comme pour l’ennemi. Certaines cartes sont d’ailleurs infaisables sans un spécialiste en piège (tant pour en poser que pour tenter de les détecter). Après plusieurs dizaines d’heures de jeu les combats ennuyeux se comptent alors sur les doigts d’une main, c’est dire.

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Quelques défauts ?

Le jeu ne pouvait être parfait du premier coup ! Blackguards présentent donc quelques défauts qui peuvent, les commentaires sur Steam le prouvant, provoquer chez certains frustration et rage-quit, à savoir stopper définitivement une partie à cause d’un écueil impossible à passer.

Tout d’abord le jeu vous permettra d’être rejoint par d’autres héros qui sont prédéterminés et au nombre de cinq (ni plus ni moins). Malheureusement, vous ne les connaitrez pas à l’avance. Et lorsque le scénario vous fait perdre un personnage spécialiste du tir à distance en milieu de partie (inévitable), ce personnage étant l’un des plus gros pourvoyeur de dégâts du groupe, et que vous ne vous étiez pas spécialisé également dans cette compétence, vous vous retrouvez privé d’un type d’unité décisif pour gagner.

Plus exactement, le sentiment d’être confronté à une sorte de mur invisible est parfois trop présent, ce mur ne dépendant absolument pas de la tactique mis en œuvre. Ce n’est pas seulement de votre fait car le jeu ne permet que moyennement la re-spécialisation des héros qui vous accompagne. En effet tous leurs points sont déjà attribués quand ils vous rejoignent et certains sorts ou habiletés leur seront carrément interdits.

Ainsi pour gagner il vous faudra un archétype de personnage relativement cohérent, sauf qu’il n’est pas impossible, après un choix effectué 10 heures auparavant, de se retrouver complétement bloqué. D’où l’importance de bien connaitre les mécanismes de bases d’un JdR tactique, et d’en maîtriser l’habituelle trinité (attaquants, soigneurs, tanks). Mais même en étant rompu à ce principe l’écueil n’est parfois pas loin.

Cause ou conséquence, la difficulté, caractéristique de Blackguards, est donc par moment mal dosée. Une difficulté importante n’est en soi pas vraiment un défaut, et on ressent, même après 40h de jeu toute la minutie que ce dosage a nécessité de la part des développeurs. On est toujours sur la corde raide. Et inévitablement, dans certains cas, cela même en ayant achevé toutes les missions, le jeu peut vous emmener sur des combats d’une différence de niveau énorme avec vos ennemis, vous obligeant alors à baisser le niveau de difficulté à la volée. Comptez 3-4 combats de ce type pour une quarantaine de jeu.

Le côté RPG, enfin, est réduit à son strict minimum. Certes quelques choix parcourent les dialogues, mais rien d’aussi engageant qu’un Baldur’s Gate par exemple. Bien que ce ne soit pas l’aspect majeur du jeu, il mériterait à prendre un peu plus de volume.

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En conclusion

Blackguards est au final une réelle bonne surprise ! Retrouvant une jouabilité old-school à base de jet de dés, de fiches de personnage complexes, de graphismes soignés (pour le genre) et d’un challenge à la hauteur d’un joueur expérimenté, il nous tarde l’arrivée du deuxième volet en janvier, ce qui nous permettra de voir si Daedelic, le développeur, a fait son autocritique et densifié encore un peu plus le jeu. Réponse sous peu !

  • Fiches de personnage et dynamique des combats.
  • Répétitivité quasi inexistante, graphismes sympathiques.
  • Une durée de vie frôlant les 40-50h. Voir plus en hardcore.
  • Pour les joueurs aguerris, une difficulté bien dosée malgré tout.
  • Scénario pouvant mener à un blocage dû à des personnages inadaptés.
  • Pour les joueurs débutants, une difficulté mal dosée.
  • Choix scénaristiques laissés au joueur vraiment anecdotique.
  • Quelques problèmes graphiques de temps à autres (ralentissements, écran noir)
Infos pratiques

Date de sortie : 22 janvier 2014

Éditeur / Studio : Daedalic Entertainment

Site officiel : www.blackguards.de ; fiche sur Steam.

Prix : 39,99 € en téléchargement

N.B. : une démo est disponible sur le site officiel ou via Steam.

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3 Commentaires

  1. Salut les amis !

    En fait je l’ai acheté du fait de la promo, d’où le test ! Mais don’t worry, vous pouvez le trouver pour moins de 8 euros encore actuellement sur la toile chez d’autres revendeurs (clé steam).

    Blackguards 2 est trouvable actuellement pour 18 euros avec date de lancement officiel au 20 janvier.

    Hors promo et offres spéciales, Steam reste vraiment cher par rapport à d’autres revendeurs.

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