Croisement de plusieurs titres, Hex of Steel fait partie de ces jeux difficilement catégorisable dans le monde du wargame. Il est à la fois opérationnel, stratégique, économique et plus encore. Cette diversité est peut-être son talon d’Achille.

Hex of Steel (HoS) n’est pas né dans un studio, ni dans une équipe de dix personnes, mais dans la tête d’un développeur français, qui voulait un wargame jouable avec son père. Pas un monstre de complexité, pas un produit calibré pour Steam, juste un jeu clair, propre, modifiable, et capable de tourner sur n’importe quelle machine. Le premier prototype, Operation Citadel, sort en 2020. Puis le jeu évolue, se renforce, s’étoffe, non pas sous la pression d’un plan marketing, mais sous l’impulsion d’un développement organique : refonte graphique, ajout d’un éditeur complet, extension du Workshop, amélioration de l’IA, campagnes historiques, multijoueur stable. Rien de spectaculaire, mais tout est solide. HoS n’a jamais cherché à être un monument. Il a cherché à fonctionner. Et il y parvient au moins en partie…

J’ai eu la « chance » de l’avoir à sa sortie et je ne vous en ai pas parlé ! En effet, la définition de mon écran rendait impossible la lecture des menus. Leurs présentations assez austères ne donnaient pas vraiment envie et quand j’ai voulu y jouer, je n’ai même pas réussi à finir un tour de jeu ! Franchement, une grande déception ! Alors, dernièrement, quand sur le Discord « Jeux et Stratégie », j’ai vu des joueurs, qui venaient de l’acquérir, en parler de manière dithyrambique, j’y ai vu une opportunité de lui donner une seconde chance en faisant table rase du passé.

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Nous vous avions déjà parlé du jeu il y a cinq ans, dans ce précédent test, depuis il a continué de régulièrement évoluer étant arrivé le mois dernier à la version 8.4, sur laquelle se base cet article.
Pour plus d’informations sur Hex of Steel, anciennement Operation Citadel, voyez cette page sur Steam où une démo est toujours disponible. Pour les versions sur appareils mobiles, voyez par ici sur l’App store, et par là sur Google Play. A lire également en complément notre interview Hex of Steel : rencontre avec le fougueux Valentin.

Points positifs

  • Version française
  • Éditeur puissant et accessible
  • Nombre de scénarios
  • Système clair et cohérent
  • Excellent suivi
  • Prix

Points négatifs

  • Aspect visuel daté
  • IA parfois prévisible
  • Absence de coordination entre alliés
  • Trop d’unités « inutiles »
  • Pas de rediffusion !
Notes
Multimédia
62 %
Interface
88 %
Gameplay
84 %
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hex-of-steel-la-guerre-sans-fin<b>Multimédia</b> : Graphismes de l’interface fonctionnels mais austères, son minimaliste ; tout est lisible, rien n’est spectaculaire, même si le graphisme des unités est particulièrement réussi. <br /> <b>Interface</b> : Clarté remarquable, sobre et efficace.<br /> <b>Gameplay</b> : Un système simple et cohérent, tactiquement intéressant, soutenu par une liberté totale de création. <br /><br /> Si vous êtes de ceux qui préfèrent un seul titre plutôt que plusieurs pour simuler des conflits, à l’image d’un Wars Across the World, ce titre vous est dédié. Il n’est pas exempt de tout reproche, il a les défauts de ses qualités, mais il offre un rapport qualité/prix inégalé pour une durée de jeu illimitée.