Cinquième chapitre de cet AAR présentant une partie standard de Civilization VI jouée avec la Grèce de Périclès, au niveau de difficulté Empereur. Athènes profite d’une paix durement gagnée quand non pas une mais deux traitrises viennent la bousculer. Forçant la main des hellènes alors même qu’à l’autre bout du monde les explorateurs grecs font à leur plus grande surprise une incroyable découverte.

L’industrialisation naissante renforce la position grecque, qui s’appuie sur de vastes contrées et de larges armées. Le charbon et le fer sont disponibles à souhait, l’acier peut couler à flots. Pour la première fois de l’histoire de la république, une flotte est équipée et envoyée vers l’Ouest, à la recherche de ces mystérieuses autres civilisations. Le continent de Nuna est découvert en l’an 1530, les fameux explorateurs se targuent d’avoir renouvelé, voire surpassé les exploits des argonautes. Il sera passé sous silence que les Anglais ont accompli pareille prouesse bien des siècles plus tôt, et à leur compte il faut également remarquer qu’eux se dirigeaient vers l’inconnu, risquant corps et âme pour un résultat plus qu’incertain.

Les affaires sur le vieux continent, la Rodonie, se développent elles aussi à bon train. Bergen tombe, les Norvégiens signent une paix humiliante, qui ne leur laisse qu’une cité et les habits qu’ils portent sur eux, rien de plus. La république comptait annexer dans sa totalité le royaume norvégien, des rumeurs de réarmement japonais rendaient cependant nécessaire des mesures de sécurité accrues autour de Kyoto. Les chemins sont devenus longs dans cette vaste république, et l’armée ne peut être forte partout.

Les polémarques observaient les manœuvres militaires des troupes victorieuses revenant de Norvège, les archontes apprirent avec soulagement que le retard technologique envers la Grande-Bretagne avait été rattrapé, et que la Grèce commençait même à développer un léger ascendant dans ce domaine vital. Tout fonctionnait, trop bien probablement, car Pedro II déclara une guerre surprise, contre toutes les conventions internationales. Était-ce parce qu’il était libéré de son ennemi norvégien, qui le forçait à garder profil bas pour ne pas devoir combattre simultanément sur deux fronts?

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Les renforts étaient bien loin pour soutenir Mégare, située à quelques douzaines de lieues seulement de la riante capitale brésilienne, autour de laquelle s’organisaient les activités ennemies.

Des troupes de réserve avaient été prudemment établies autour de Mycènes et d’Athènes pour parer à toute éventualité d’attaque arabe, elles se virent redirigées à marches forcées vers l’Est.

Les surprises ont la particularité de ne pas être prévisibles. Aussi, comment pouvait-on prévoir que le peuple-frère des Grecs d’Athènes, oublié depuis la nuit des temps, présent seulement dans de sombres légendes transmises de génération en génération, les Grecs de Sparte, se furent installés sur le continent de Nuna ?

Et mieux, que sous le règne sévère de la fière Gorgo ils y aient fait fleurir une civilisation qui tend désormais une main amicale à la république ?

Sparte est un contrepoids bienvenu contre la dominance britannique en Nuna. Une délégation diplomatique y est envoyée pour jauger la force de ces soldats austères, des relations commerciales sont initiées : tabac et soie athéniennes contre thé spartiate. La république a besoin de distractions en ces temps de guerre incessants.

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Toutefois la guerre contre le Brésil ne reste qu’un épisode insignifiant. L’empereur Pedro II remarque assez vite que la dense ceinture formée par la forêt amazonienne qui le sépare de Mégare l’empêchera d’exécuter un siège efficace. Une lourde réparation pécuniaire lui sera demandée pour sceller la paix. La Grèce a besoin d’un court repos avant de se tourner vers son ennemi héréditaire, le Japon.

En attendant, le nouveau monde livre ses derniers secrets, une ambassade est érigée à Rome, une civilisation qui ne semble pas avoir laissé beaucoup de traces dans l’histoire. Trajan, tout comme ses voisins spartiates, n’est pas en mesure de s’imposer face aux Anglais qui dominent le continent de Nuna.

1635 : un scandale sans nom domine la presse, le quartier industriel d’Osaka a été incendié, et il semblerait que ce soit un sabotage, fruit d’un complot ourdi par une puissance étrangère ! L’agitation est grande, le gouvernement remanié. Ce ne peut être que le Shogun qui ose pareille chose. Une fois de plus, la guerre est inévitable, les préparations battent leur plein.

Une chose est pourtant différente cette fois-ci: les archontes ont décidé de déclarer cette guerre « sainte » en raison des différends religieux. L’Arabie et d’autres pays musulmans trouvent ce label beaucoup plus attrayant qu’une simple volonté d’expansion, et ne dénoncent la déclaration grecque qu’à mi- cœur. Il est temps d’en finir avec le Japon !

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Les éphèbes aiguisent leurs sabres sur les marches de l’ambassade japonaise à Athènes, la presse bouillonne dans la perspective d’en découdre une fois pour toutes avec cette civilisation voisine. Une vague de nationalisme secoue la république, les civilisations impies de Nuna condamnent unanimement ces actions – si l’on excepte Sparte, toujours prête à saluer une guerre comme preuve de virilité. Les savants grecs planchent sur de nouveaux instruments de tuerie pour accélérer un résultat présenté comme fatidique : la chute de Kyoto.

L’ère moderne a commencé, et les Japonais n’en verront qu’une bribe. Incapable de résister à la machine de guerre hellénique, leur dernier bastion hisse le drapeau blanc. Hojo Tokimune est jeté aux oubliettes de l’histoire ; Kyoto reste, elle, éternelle. La fine architecture nippone, encore rehaussée par diverses merveilles, attire l’attention des gens cultivés de par le monde. La ville devient un phare de la civilisation grecque sous la tutelle républicaine.

 

Pour plus d’informations sur Civilization VI voyez le site officiel et cette page sur Steam. A lire également cette brève récapitulant les principales caractéristiques de la Grèce dans Civ VI.

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4 Commentaires

  1. Texte passionnant, votre écriture est soignée, je lis votre récit petit à petit comme une saga reçue par voie postale d’une lointaine contrée.

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