Mais c’est le commencement d’une trilogie ! Difficile après avoir roulé dans Berlin avec des T34 derniers modèles et des JS1 tout neufs de se retrouver de nouveau projeté dans le passé à lutter contre les nazis avec des lance-pierres. C’est pourtant, ce que nous propose aujourd’hui le studio les Artistocrats avec le premier volet de cette trilogie consacrée principalement à la perfide Albion.
Churchill avant qu’il ne soit un char
Peut-être ai-je un peu exagéré en parlant de lance-pierres, mais il faut bien avouer que côtés blindés, on est loin d’avoir du matériel optimal, heureusement dans les airs, le Spitfire est rapidement au rendez-vous.
La campagne de cette extension va nous balader de la Norvège à l’Afrique du Nord en passant par la Grèce, via douze scénarios, ce qui est un peu court. Toutefois, les concepteurs n’ont pas eu recours à l’uchronie à outrance, comme l’a fait Panzer Corps 2. On va donc retrouver les classiques de la période avec la Norvège, la Belgique, Dunkerque, les offensives italiennes en Afrique du Nord et autres El Alamein. On pourrait signaler l’absence d’un scénario aérien ayant pour thème la bataille d’Angleterre, mais ce serait oublier l’existence d’un scénario complet et gratuit qui lui est consacrée (voir cet AAR) et qui aurait fait doublon.
Cela dit avant de rentrer dans le vif du sujet, jetons un coup d’œil sur les changements. C’est vite fait, à part quatre nouvelles unités, il n’y a rien d’autre ! Les qualités et les défauts ont été préservés, suivant les critères de chacun. On va donc se retrouver avec une armée britannique qu’on devra chérir pour la transformer en machine de guerre efficace. On aura l’occasion de diriger aussi les troupes françaises, mais pas celles des puissances mineures, qui resteront autonomes.
Les scénarios sont diversifiés mettant en avant aussi bien la guerre aérienne que maritime, même si dans ces derniers cas, le challenge est moins palpitant. On va revivre les grandes victoires britanniques qui se traduisent par des évacuations rapides. A l’époque, c’était la grande spécialité des troupes de sa Majesté. Les objectifs principaux des scénarios fluctuent dans le temps pour illustrer au mieux cette situation. Les objectifs secondaires amèneront différents bonus, qui permettront, entre autres, d’avancer dans la recherche globale, comme c’est le cas pour l’ensemble de la série.
Dynamo ou dynamique ?
Il faut bien reconnaître que la sauce prend. Rapidement, vous vous retrouvez à passer des heures à lutter face à l’oppresseur teuton, sans vous soucier de l’absence d’évolutions du jeu. Les scénarios sont prédéfinis, et même si lors de la campagne de France, vous repoussez victorieusement l’adversaire, vous vous dirigerez vers les plages de Dunkerque. C’est un peu frustrant, mais obligatoire quand on se focalise sur le camp du, temporairement, perdant. L’ensemble est toutefois plaisant et reflète bien le savoir-faire accumulé tout au long des années.
Le plus gros reproche est celui de la durée. Plus que le nombre de 12 scénarios, comparable à d’autres extensions, certains ont un intérêt très limité et donnent l’impression de faire du remplissage. Comme tous les dérivés de Panzer General, on est en face d’un jeu à thème historique. Toutefois, l’effort accompli pour se rapprocher de la réalité est palpable et appréciable. Pour le reste, on est dans du Order of Battle, on aime ou non, ce n’est pas cette extension qui vous fera changer d’avis.

Pour plus d’informations sur Order of Battle – Allies Defiant, voyez cette page chez l’éditeur ou cette fiche sur Steam. Concernant Order of Battle – World War II, voyez cette fiche sur Steam ainsi que l’ensemble de nos tests et notre guide des extensions.
Points positifs et négatifs
- Diversité des situations.
- Version française.
- Rapport qualité / prix.
- Nombre de scénarios.
- Manque de nouveautés.



















