Dernier volet de ce triptyque consacré aux alliés, Allies Victorious nous fait quitter l’Italie pour les plages de Normandie. Mais avant cela, le chemin a été long, on ne parle pas des deux volets précédents mais des différents contenus existants.

 

Si Order of Battle – World War II est gratuit aujourd’hui, il coûtera tout de même plus de 237 € pour acquérir les dix-sept extensions, tout cela pour un jeu sorti en 2015 et qui n’a pas connu de grandes évolutions. Toutefois quand on aime, on ne compte pas, et il est certain que les possesseurs des deux autres titres de la trilogie « Alliés » auront du mal à faire l’impasse sur celui-ci.

On se retrouve donc un an plus tard avec au choix notre armée précédente ou une toute nouvelle. J’ai donc voulu retrouver mes unités, qu’il a fallu moderniser, vous aurez amplement les moyens de le faire, et compléter avec de nouvelles troupes.

Quelle erreur ! A la suite d’échecs répétés ou de succès mitigés, j’ai fini par réaliser que mes troupes antérieures étaient usées, et dépourvues d’expérience. Elles se faisaient ainsi hacher par la Wehrmacht qui opposait des troupes bien entraînées, loin des « volontaires » russes dont la combativité était discutable.

Order of Battle: Allies Victorious
Aucun terrain d’aviation, des assauts désordonnés, et des chefs à l’hôpital, clairement il y a quelque chose qui n’a pas fonctionné.
Order of Battle: Allies Victorious
A part user ses troupes, ses ressources et ses généraux, il n’y a aucun intérêt à s’approcher de Caen.
Order of Battle: Allies Victorious
Double surprise pour moi : la découverte de cette unité de Tigre Royal et la véracité de sa présence en Normandie, fait que j’avais au mieux oublié.
Order of Battle: Allies Victorious
Je devrais me contenter d’un Tigre « basique ».
Order of Battle: Allies Victorious
Avec ce Me 262, la Luftwaffe aussi est à la pointe de la technologie lors de l’opération Market Garden.
Order of Battle: Allies Victorious
Qui a dit que les britanniques avaient peur d’oser ? Les conséquences sont multiples, la principale, le raccourcissement de la guerre, du moins en théorie…

Une fois le côté sentimental disparu, je me suis résigné à recommencer avec les troupes proposées. Certes, on a moins de liberté, mais quelle joie d’avoir des unités qui se sont préparées depuis des mois en Angleterre. Le rouleau compresseur à base de supériorité aérienne a fait son grand retour.

Nous sommes donc partis pour quatorze scénarios, plus que les précédents opus, qui vont nous amener jusqu’à nos amis soviétiques. Les mécanismes sont inchangés, et écouter le briefing s’avère crucial. Toutefois, il est dommage, même si on est sur un jeu avec un thème vaguement historique, de ne pas coller plus à la réalité. Ainsi, dès le premier scénario, le débarquement en Normandie, Caen n’est pas un objectif, même secondaire. Je vous déconseille d’ailleurs de vous en approcher, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Les scénaristes auraient pu faire un effort, proposer des objectifs multiples, dont le gain de la partie ne soit pas conditionné à leurs obtentions complètes.

Heureusement, tout n’est pas négatif. Souvent, les scénarios n’ont aucune corrélation entre eux, et vous vous retrouviez à devoir reprendre un objectif dont vous vous étiez emparé juste avant. Ici, la réussite d’objectifs secondaires va directement influer sur l’ordre de bataille adverse. Autre exemple, la prise de l’aérodrome de Carpiquet lors du débarquement restera en votre possession pour la bataille de Caen.

Néanmoins, tout cela reste limité, si l’opération Market Garden s’avère un grand succès, la guerre ne finira pas à Noël pour autant. La chronologie des scénarios demeure linéaire. Ceux-ci sont de 15 tours pour les plus courts à 40 pour les plus longs. Toutefois, la durée ne doit pas être vue comme une difficulté supplémentaire, car dans l’ensemble, vous remplirez les conditions de victoire avant la fin du temps réglementaire. Votre corps de bataille variera en fonction des nationalités présentes, ainsi si lors du débarquement vous engagerez tout le monde, seules les troupes britanniques seront à la manœuvre pour la bataille de Caen. On appréciera le scénario sur la libération de Paris, qui sans être le plus réussi, nous offre un thème original et peu traité.

Alors, que dire de plus, la campagne est sympathique, mais il est nécessaire de passer à autre chose. La série a fait son temps, le système de jeu a été rentabilisé, alors pas la peine de nous proposer une campagne « guerre froide » ou autre. Les défauts, maintes fois répétés, comme la gestion de l’aviation ou du couple mouvement / combat sont toujours là, de même, que les retours bureau intempestifs et autres bugs.

Alors, si vous êtes déjà en possession des deux précédents, Victorious est quasi obligatoire. Il en est de même si vous voulez apercevoir des armements peu usités, à la pointe de la technologie. Sinon, son principal intérêt réside d’être le dernier de la série et peut-être le dernier tout court.

Order of Battle: Allies Victorious
Un scénario peu représenté, la bataille de l’Escaut. On notera la différence de style avec Scheldt’44 de WDS sur le même thème.
Order of Battle: Allies Victorious
La libération de Strasbourg par les troupes françaises est en voie.
Order of Battle: Allies Victorious
L’encerclement de Metz a commencé, même si l’attaque frontale est aussi de la partie.
Order of Battle: Allies Victorious
Retour du beau temps et de la supériorité aérienne alliée.
Order of Battle: Allies Victorious
Leclerc a respecté son serment, une longue route depuis Koufra.
Order of Battle: Allies Victorious
L’intérêt des points de spécialisations s’avère limité, en effet, améliorer les péniches de débarquement pour envahir l’Allemagne n’est pas le choix le plus judicieux, mais…
Order of Battle: Allies Victorious
Pendant ce temps, l’industrie allemande rivalise d’ingéniosité, ici avec un bombardier à réaction lors de la bataille des Ardennes.
Order of Battle: Allies Victorious
L’inconvénient de ne pas jouer en VO, certains messages sont difficiles à comprendre. Pourtant la traduction est limpide : le temps s’est amélioré et l’aviation peut être déployée (12 points de déploiement de l’aviation US). Même si les bugs ont été très rares, leur présence est inopportune.
Order of Battle: Allies Victorious
… Il faut attendre la fin de la série pour que je me rende compte que la barre est mobile et que d’autres spécialisations, qui m’auraient été bien plus utiles en temps voulus, étaient cachées…
Order of Battle: Allies Victorious
Le dernier scénario « historique », la fin est proche.
Order of Battle: Allies Victorious
15 tours pour ce dernier scénario, il faut aller vite, d’ailleurs que répondre à cette question ? Quitte à aller vite, direction Berlin bien entendu.
Order of Battle: Allies Victorious
La course est gagnée et quelque chose me dit que la guerre en Europe n’est pas finie…
Order of Battle: Allies Victorious
L’assaut sur Berlin, le phantasme de Patton, d’ailleurs comment considérer les troupes soviétiques ? Amies, ennemies ou neutres ?
Order of Battle: Allies Victorious
Franchement, après l’échange de coups qu’il y a eu, je ne crois pas un instant que Staline envisagerait d’en rester là.

Liste des scénarios

1. Jour J – Opération Overlord, l’invasion alliée de la France commence par des débarquements amphibies de troupes américaines, britanniques et canadiennes sur les plages de Normandie.

2. Caen – La résistance allemande obstinée à Caen retarde encore les avancées alliées à l’intérieur des terres.

3. Cobra – Les forces américaines lancent l’opération Cobra pour sortir de leurs têtes de pont normandes tandis que d’autres alliés lancent des offensives similaires.

4. Falaise – Les contre-attaques allemandes malheureuses permettent aux Alliés d’encercler et de vaincre de grandes formations de la Wehrmacht dans la poche de Falaise.

5. Paris – Les Alliés atteignent enfin Paris et chassent la Wehrmacht de la plus grande partie de la France.

6. Côte de la Manche – Les forces alliées neutralisent les défenses allemandes et les sites de lancement de V1 le long de la côte française de la Manche, et s’emparent de ports cruciaux pour assurer un flux constant de ravitaillement.

7. Market Garden – L’ambitieux assaut aéroporté allié vise à sécuriser des ponts vitaux aux Pays-Bas pour permettre une avance rapide en Allemagne.

8. Scheldt – Les forces alliées cherchent à prendre le contrôle de l’immense port d’Anvers pour améliorer considérablement leur situation d’approvisionnement.

9. Lorraine – Après avoir traversé la Moselle et la Sûre, les forces alliées se battent pour le contrôle de Metz et Nancy et poussent vers les défenses de la ligne Siegfried à la frontière allemande.

10. Bataille des Ardennes – Les Alliés doivent arrêter l’offensive des Ardennes, le dernier effort de l’Allemagne pour reprendre l’initiative à l’ouest.

11. Rhénanie – Les Alliés lancent une grande offensive pour traverser le Rhin et doivent sécuriser les principales villes allemandes sur la rive ouest du Rhin.

12. Remagen – Les forces alliées visent à capturer le pont vital sur le Rhin à Remagen entièrement intact, et doivent chercher à le tenir contre les contre-attaques ennemies et toutes les tentatives de le détruire.

13. Ruhr – Les Alliés parviennent à encercler des forces allemandes substantielles dans la région de la Ruhr, une région industrielle clé de l’Allemagne.

14. Vers l’Elbe – Dans les derniers jours de la guerre, les forces alliées pénètrent plus profondément en Allemagne et entrent finalement en contact avec les forces soviétiques venant de l’est.

Points positifs et négatifs

  • Système maîtrisé et nombre de scénarios.
  • Version française.
  • Prix.
  • Absence de nouveautés.
  • Quelques bugs.

 

Pour plus d’informations sur Order of Battle: Allies Victorious, voyez cette fiche sur Steam ou cette page chez l’éditeur.

A voir en complément sur l’ensemble de la série notre guide Order of Battle : revue d’effectifs des DLC et sur les précédents volets de cette trilogie nos articles : Order of Battle – Allies Resurgent : ils arrivent mais ce n’est pas du nouveau ! et Order of Battle – Allies Defiant : ce n’est pas la fin, ni même le commencement de la fin.

Notes
Multimédia
72 %
Interface
71 %
Gameplay
67 %
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order-of-battle-allies-victorious-la-fin-du-reich-est-actee-quid-de-la-serie<b>Multimédia</b> : toujours conforme à la série.<br /> <b>Interface</b> : aucun changement notable.<br /> <b>Gameplay</b> : toujours plaisant, mais a un trop fort goût de réchauffé.<br /><br /> Même si l’aspect ludique est toujours présent, on ne peut éviter le sentiment de lassitude. Clairement, depuis sa sortie initiale, c’est le même jeu et un souffle nouveau serait salutaire.