Ancien du monde du wargame, j’ai connu les productions de John Tiller d’abord chez TalonSoft avec la série des Battleground, ensuite chez HPS Simulations avec plus de soixante titres, puis à partir de 2010 chez JTS (John Tiller Software). Le point commun à toutes ses productions est l’interface, qui tout au long de ces années devenait de plus en plus vieillissante. Hormis les différentes époques, les jeux étaient différenciés par l’échelle de simulation donnant lieu à différentes séries dont les principales sont les Squad Battles, 40 m / hexagone et 5 minutes / tour, et les Panzer Campaigns, 1 km / hexagone et 2 h / tour, la taille des unités étant directement proportionnée. Dernièrement la coopération avec Wargame Design Studio vient changer cela avec une refonte complète des anciens titres, qui deviennent « Gold » et l’arrivée d’une nouvelle série, les Panzer Battles, dont ce Battles of North Africa 1941 est le troisième volet.

Le système de jeu : à l’Ouest, rien de nouveau…

Tout d’abord, si vous ne l’avez pas déjà fait, lisez ou au moins parcourez l’article de David sur la démo gratuite de Panzer Battles, ainsi que tous les autres sur ce système de jeu.

Ça y est, c’est fait ?! Alors avec Battles of North Africa 1941, l’échelle de simulation va s’insérer entre Squad Battles et Panzer Campaigns pour représenter 250 m / hexagone et 30 mn / tour, une unité représentant une compagnie d’infanterie ou quelques blindés.

Le principe général est celui du tour par tour, chaque joueur gérant les points de mouvements de ses unités. En effet, chaque action, déplacement, tir, embarquement et autres, a un coût en points de déplacement. Soit, c’est du tour par tour, mais cela n’empêche pas l’adversaire de vous tirer dessus quand vous vous approchez trop. Ce tir défensif, paramétrable par le joueur, révèle néanmoins les positions adverses. Quand vous êtes adjacent à l’ennemi, vous pouvez lancer vos unités à l’assaut pour vous emparer de la position, si elles en ont encore le temps (des points de mouvement). Quand vous avez fini vos mouvements, l’adversaire fait de même.

Le jeu n’est pas plus compliqué que cela !

On est en face d’un vrai wargame à l’ancienne. Vous avez vraiment l’impression d’être devant votre table à déplacer vos pions. Les ordres de batailles ainsi que le matériel sont très détaillés et on ne peut que saluer la recherche et la rigueur historique. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas de Panther dans l’ordre de bataille de la campagne de France de 1940.

Un court scénario crétois à la gloire de sa Majesté. La barre d’outils est au format maximal avec les icones standards. On peut la diminuer et même la remettre avec l’ancien look ou la supprimer. Les unités ont le marqueur OTAN pour bien les différencier, avec une couleur de fond en fonction des unités. Les allemands sont en tourisme, ils sont tous en colonnes de mouvement (barre blanche en bas des unités). Les sources de ravitaillement alliées sont affichées sur le bord Est.

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Conclusion, notes, points positifs et négatifs

  • Historicité.
  • Esthétique améliorée.
  • Nombreux paramétrages.
  • Du wargame, du vrai.

  • Trop de paramétrages.
  • Pas de version française.
  • Prix.

Notes
Multimédia
70 %
Interface
70 %
Gameplay
85 %

Infos pratiques

Date de sortie : 21 novembre 2018
Éditeur / Studio : John Tiller Software - Wargame Design Studio
Prix : 40€
Site officiel :

Fiche chez l’éditeur.

Remarques :

 

A lire également sur cette série notre article Premiers pas dans Panzer Battles : coup de boutoir à Hannut, la première partie de cet AAR se trouvant par ici. Et la seconde ici. Et la troisième par là.

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1 commentaire

  1. Alors oui, c’est une nouvelle série dans l’absolu et le jeu est agréable, comme souvent, surtout du fait qu’il se joue plus rapidement mais je ne peux pas m’empêcher de constater que les “améliorations” techniques sont calquées sur ce que proposaient les Panzer Campaigns de Talonsoft, plus de vingt ans auparavant. L’échelle de jeu de 250m/hex. est exactement celle d’Eastern front ou de Western front ; cependant ces jeux offraient déjà des raffinements qu’on ne retrouve absolument pas ici, comme une 3D isométrique sur des cartes superbes (pour l’époque et ce type de jeu), quant au reste (clic droit), tout était déjà en place à l’époque. Je ne ferai pas l’affront à Mr Tiller de faire remonter la comparaison au vénérable Battleground Ardennes, cependant il est assez tentant d’imaginer d’où lui vient son inspiration. Pour finir, je note avec amusement que sur cette “nouvelle série” comme sur les autres, plus anciennes de cet éditeur, il faut encore passer par Windows pour accéder aux documents concernant le jeu, tel que le manuel ; les entrées du menu ingame étant toujours atones !

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