Turmoil a terminé son développement et sa phase d’accès anticipé, la version 1.0 est disponible ! Ce simulateur de baron du pétrole, dont la Gazette du wargamer vous avait déjà fait une présentation il y a un an, a clairement profité des efforts d’une équipe très à l’écoute de sa communauté de joueurs. Creusons donc à nouveau le sujet dans ce rapide test.

Récapitulons l’essentiel : vous commencez votre aventure dans une petite ville d’Amérique à la fin du XIXème siècle, prévoyez votre équipement et mettez quelques liasses de dollars sur la table pour acquérir la licence d’exploitation d’un lopin de terre. Il faudra ensuite voir si cette terre regorge de pétrole ou n’offre que quelques maigres flaques de cette précieuse ressource. Une fois le pétrole localisé, il faut construire les puits appropriés pour l’extraire, et décider du moment de vente.

Qu’y a-t-il eu de neuf dans les mécanismes depuis notre aperçu ? D’abord, les aspects annexes du jeu ont été étoffés. Les diamants permettent de soudoyer un paysan qui connait bien les terres et vous révélera les endroits lucratifs à l’extraction. Le gaz joue un rôle prépondérant à partir du milieu de la campagne, car il permet de faire augmenter momentanément les prix de pétrole. Sur le dernier quart d’une campagne, de nouvelles technologies permettent d’agrandir les poches de gaz, et ainsi de multiplier les profits.

Le nombre d’équipements a été revu à la hausse, tous ont désormais une utilité et il faudra faire des choix précis, car les améliorations coûtent cher. L’IA stratégique est plus poussée, toute la puissance de vos finances sera nécessaire pour arracher aux enchères une licence dont on sait qu’elle rapportera beaucoup d’argent. Bonus supplémentaires : de nombreuses langues de jeu différentes sont disponibles, dont le français, et les graphismes ont été affinés.

La campagne a gagné en profondeur aussi, car il ne s’agit plus simplement d’amasser un maximum de dollars en fin de jeu. Des enchères régulières ont lieu pour acquérir des parts du village voisin de votre exploitation. Celui qui en possédera plus de 50% en fin de partie gagnera la campagne. Chaque tour, généralement de 2% à 5% du village sont en vente. Que faut-il préférer, un équipement utile, une belle licence ou une part du village ? Choix cornélien ! Et quand vous aurez terminé la campagne une première fois, un mode expert impitoyable vous offrira du fil à retordre.

Certaines faiblesses du jeu n’ont elles pas pu être assez élimées. L’IA des charrettes de transport est occasionnellement frustrante, et aucun contrôle manuel n’est possible. La campagne est plutôt longue, les aspects qui s’ajoutent au fil du jeu sont trop espacés pour éviter une impression de répétition. En effet, chaque début de partie, donc chaque exploration de nouvelle licence, est pareil. Vous n’avez que 2000$ à disposition, même si votre compte bancaire compte plus de 100 000$ d’actifs.

On commence donc toujours de la même manière, et les variations n’ont lieu qu’après quelques mois de jeu. De plus, les prix de pétrole fluctuent de manière aléatoire quand ils ne sont pas influencés par vos ventes de gaz, ce qui peut être assez énervant quand la moitié d’une partie se passe à attendre des prix décents pour vendre des montagnes de stocks de pétrole.

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Sonder, creuser, stocker, construire, oui, mais pour le profit avant tout !
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Des enchères ruineuses ont lieu quand une licence lucrative a été identifiée.
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Tirer le plus de pétrole de sa licence et le vendre à un moment opportun sont les clés du succès.
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Tactique courante en fin de campagne : stocker un maximum de pétrole, faire monter les prix en fin d’année avec du gaz, et tout vendre d’un coup.
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Surtout, ne pas négliger les nouveaux équipements.
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Les dépenses se diversifient de plus en plus au fil de la campagne.
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Le maire veut bien vous donner quelques conseils … contre monnaie sonnante et trébuchante.
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Évitons les banques, car les taux d’intérêt sont horripilants.
Notes
Multimédia
60 %
Interface
65 %
Gameplay
65 %
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test-turmoil-ruee-vers-lor-noir<b>Multimédia</b> : des graphismes soignés mais simples, accompagnés d'une bande-son correcte mais sans plus. Rien d'extraordinaire, mais rien de mauvais non plus.<br /> <b>Interface</b> : plutôt réussie, elle permet une prise en main facile de mécanismes qui ne sont certes pas non plus difficiles à comprendre.<br /> <b>Gameplay</b> : Turmoil n'a pas pour but d'être une simulation pointue, on y jouera donc surtout pour changer d'horizon ou se distraire de temps en temps.<br /><br /> En résumé, Turmoil a bien gagné en qualité au cours de l’année précédente mais comporte encore quelques imperfections. La durée de vie et le gameplay sont corrects pour un jeu de ce prix (9,99€), et le thème original de ce jeu de gestion n’est pas à négliger.