A présent que Mare Nostrum est sorti et que nous avons eu le temps de nous y habituer, voyons donc ce qu’un début de partie, soit quelques dizaines d’années, peuvent donner avec la Moscovie. C’est un état assez riche, qui peut s’étendre dans plusieurs directions et parvenir à former la Russie. Toutefois, de puissants ennemis sont aussi capables de mettre fin à ses rêves de grandeur : la Horde d’or puis les Ottomans, la Suède ou encore la Pologne-Lithuanie. Nous verrons bien s’ils font ainsi avec moi !

Un début de partie en fanfare

Nous sommes en 1448 et mes débuts sont bien modestes. La Moscovie ne s’étend que sur une petite partie de la Russie actuelle. Au nord, la république marchande de Novgorod semble menaçante, comme les khanats de la steppe tels que Kazan ou la Horde d’Or au sud et à l’est. Ils sont installés depuis longtemps et peuvent parvenir à s’allier, sait-on jamais ?

Enfin, il me faut prendre garde à la Lithuanie, vaste territoire qui risque de faire sa fusion historique avec la Pologne et devenir plus puissant encore. Heureusement, je ne manque pas d’atouts : une série de vassaux que je vais pouvoir intégrer à mon territoire, des finances plutôt saines. Ainsi que le choix d’une mission de conquête de Novgorod, qui me donne de bien pratiques casus belli pour de futures guerres.

En parlant de conquêtes, il m’est possible de profiter des divisions et guerres de mes encombrants voisins pour m’étendre à leurs dépens, et ce dès les premiers mois de jeu ! A l’été 1448 une conjoncture stratégique favorable me permet, en effet, de rentrer en guerre contre la Horde d’or et son vassal de Ryazan. L’objectif est de récupérer Tambov.

Empêtrée par ailleurs, faisant face aux forces de mes vassaux, la Horde n’a que la moitié de mon effectif à m’opposer. La conquête promet d’être faisable…

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Choisissez bien vos missions et décisions ! Là mon choix de conquérir Novgorod me donne un bien utile casus belli. On notera que ma capitale, Moscou, est bien proche des frontières.
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La Moscovie à l’été 1448. Mon territoire n’est pas négligeable et je règne sur quatre vassaux que j’intégrerai avec le temps à mon Etat. On notera qu’ils fournissent 14% de mes revenus.

… mais dure tout de même près de deux ans ! L’ennemi, problème bien connu de la série, joue au chat et à la souris avec mes troupes, en recrute de nouvelles, s’infiltre par ailleurs sur mes terres et profite de l’hiver. Néanmoins, au printemps 1450 la messe est dite et, en plus de la province convoitée, je m’empare de Ryazan elle-même. L’avenir s’annonce radieux.

Les années qui suivent sont plus pacifiques et je commence l’intégration à mon propre territoire d’un premier vassal, Perm. L’opération peut prendre de longs mois et nécessite des points de puissance diplomatique. Il est également moins facile qu’avant de vassaliser pacifiquement vos voisins, mais c’est toujours possible et la patience est récompensée. Mes autres possessions suivront le même chemin les unes après les autres.

Profitons-en par une vue sur les différents ordres présents en Moscovie, rajout de l’extension The Cossacks (voir notre test). On notera la présence bienvenue des boyards, seigneurs russes et des fameux cosaques… Encore une fois assimilés à des troupes uniquement à cheval.

A ce sujet on pourra lire le très synthétique Les cosaques de Iaroslav Lebedinsky, qui tempère l’idée reçue qu’ils étaient tous cavaliers.

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Je pars à l’assaut de Riazan et de la Horde d’or ! Mes ennemis ne peuvent aligner que 16 000 fantassins et 5 000 cavaliers face à mes forces et celles de mes vassaux.
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Toutefois, les combats font encore rage alors que l’hiver 1449 s’installe. Des armées de secours ennemies remontent du sud et interrompent mes sièges.
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Perm, mon vassal le plus oriental accepte de faire partie intégrante de mon Etat. L’opération est assez longue et coûteuse (points de diplomatie…) mais pacifique.
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Néanmoins j’emporte la décision au printemps 1550. On voit que l’ennemi accepte mes conditions de paix.
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Gardez un œil sur les différents ordres présents dans votre pays, une déloyauté de leur part pouvant se révéler catastrophique. Là j’ai fait des concessions aux seigneurs russes, les boyards, et leur loyauté a augmenté.

Mes positions se consolidant peu à peu, j’envisage alors de tourner mon regard vers le nord.

Le roi du Danemark contrôle encore plus ou moins directement la Scandinavie sur laquelle il règne par union personnelle (historiquement on parle d’union de Kalmar), mais n’a pas encore réuni toutes ces terres en un seul état.

Voulant justement empêcher cela, je décide de soutenir l’indépendance de la Suède.

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Je décide de soutenir, diplomatiquement pour le moment, la volonté suédoise de se détacher de la tutelle danoise. Bien utile opération qui permet de surveiller ce qui se passe à vos frontières et d’affaiblir de potentiels adversaires.

Cette dernière veut se débarrasser de la tutelle danoise, et avoir un obligé à mes frontières plutôt qu’un vaste royaume unifié me plaît assez.

Fort de mon soutien, les Suédois déclenchent leur guerre d’indépendance moins d’un an après, en plein hiver 1464. Aussitôt j’envoie mes armées en direction de la Finlande, dont je compte bien m’emparer, après avoir une première fois réduit la puissance de Novgorod dans la région dès la fin des années 1450.

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Toutefois cela peut vous entraîner dans la guerre comme c’est le cas là. Les Suédois, fort de mon soutien décident de lutter de manière armée pour leur indépendance. Me voilà entraîné dans une guerre potentiellement difficile. Attention, donc aux choix que vous faites.

Une expansion qui se confirme

La guerre est assez longue. Si la Finlande tombe vite, les Danois bloquent le passage vers leur pays dans le sud de la Suède, et la Norvège qui leur est fidèle envoie des troupes sur mes arrières. Il me faut finalement deux ans pour les réduire à accepter la paix. Étant engagé dans une guerre d’indépendance, c’est celle-ci qui est acquise et je ne récupère moi-même pas de nouvelle province.

Au moins ai-je la satisfaction d’avoir aidé la Suède et ainsi gagné un allié dans la région, peut-être se montrera-t-il hostile dans le futur ? Nous verrons bien. Nous sommes à présent en 1470 et plusieurs options se présentent à moi. Premièrement il me faut accéder à la Baltique et, pour ce faire, écraser ce qui reste de Novgorod. Pour la suite, j’aviserai.

La chose va être menée en deux guerres, 1472 et 1484. Je ne pouvais en effet tout annexer d’un coup. Toutefois, j’ai la chance d’affronter un ennemi très affaibli et qui ne compte plus aucun allié.

C’est donc une république déjà moribonde que je dépose en décembre 1484 alors que la Suède, que j’ai laissé mener son existence, est aux prises avec une guerre de reconquête danoise… Autre sujet d’inquiétude pour l’avenir. Pour le moment, savourons la victoire.

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Une vue de mes conseillers et de mon territoire en 1466. J’ai bien progressé depuis 1448. La capitale reste toutefois bien proche des frontières et il me faut y remédier.
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Cette autre vue permet de voir mes potentialités de développement et mes ennemis. Novgorod est sur le déclin, mais Kazan et la Lithuanie peuvent inquiéter.
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Deux ans plus tard, en 1472, je décide de mettre fin à ce qu’il reste de la république marchande de Novgorod et disposer ainsi d’un accès à la mer.
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C’est chose faite douze ans plus tard à la suite d’une deuxième guerre, la première ne m’ayant pas permis de tout annexer. Toutefois, je n’ai encore qu’une province débouchant sur la mer. Il est toujours illusoire d’espérer développer une marine digne de ce nom.

Faisons donc un tour d’horizon en cette année 1486. J’ai annexé tous mes vassaux, conjuré une menace potentielle venue du nord et qui me rappelle d’anciennes parties avec Novgorod, plutôt bien menées. Bien jouée, elle peut se révéler redoutable. La Suède, elle, s’est remise de son invasion. Toutefois, le Danemark possède encore sa partie sud, la Scanie, l’île de Gotland et un bout de la Finlande.

C’est sur celui-ci que je décide de jeter à nouveau mon dévolu. Ce sont des régions assez pauvres et peu peuplées, qui ne nécessitent pas d’immenses scores de guerre ni n’engrangent d’énormes pénalités, surtout que j’ai orienté mes recherches technologiques vers la facilitation des conquêtes. Ainsi, sans grande difficulté, la région est mienne en 1493, à part la présence suédoise en Laponie et dans les environs de la future Saint-Pétersbourg.

Mais j’ai assez guerroyé dans le nord, il me faut maintenant m’occuper du sud à nouveau, ainsi que surveiller l’ouest. Peut-être dans un futur récit !

Derniers mots

Au final, je me retrouve là avec une partie bien engagée pour la course à la formation de la Russie. Certes, la Pologne-Lithuanie est encore impressionnante et constitue une menace, mais Novgorod a été absorbée et je ne suis pas encore au contact des Ottomans. Mes ambitions sont aussi de réduire le territoire contrôlé par Kazan, et pourquoi pas parfaire mon ouverture sur la Baltique, obsession des tsars jusqu’à Pierre le Grand.

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1486. Un regard sur la carte m’indique ma prochaine cible, et une ouverture sur la mer Blanche: ce qu’il reste de la Finlande danoise.
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La chose est entendue en 1493 et la présence danoise dans la région n’est plus qu’un souvenir.

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