Juste avant la trêve estivale, Paradox Interactive nous propose de nous replonger dans Europa Universalis IV avec une mini-extension centrée sur les républiques, forme de gouvernement minoritaire à l’époque couverte par le jeu, mais permettant d’intéressantes parties. Attendons-nous donc à de nouvelles fonctionnalités pour jouer quelques états passionnants tels que Venise, Gênes ou La Hanse.

En parallèle n’oublions pas non plus d’autres changements disponibles dans le patch, gratuit, 1.7 dont la sortie intervient en même temps que l’extension, selon un procédé désormais habituel, ajouts divers que nous allons donc évoquer ici aussi.

Diriger la République

Europa Universalis met en scène un monde où la majorité des États possèdent des souverains et tous les joueurs ont connu l’intérêt d’avoir un solide héritier, de nouer des mariages royaux et de vassaliser de faibles puissances dans son voisinage immédiat… A côté de cela, jouer une République était bien plus limité et Res Publica vient changer la donne sur plusieurs points.

Tout d’abord la vassalisation plus simple car il n’y a plus besoin d’avoir de mariage royal. Cela constituera sans doute un soulagement pour beaucoup de joueurs, l’annexion par la voie diplomatique (en intégrant peu à peu vos dépendances les plus petites) étant plutôt efficace dans la série… Certes, les Républiques conservent un malus.

A côté de cela la vie politique interne a été revue : de nombreuses décisions (élection des Doges à Venise par exemple) peuvent vous faire gagner ou perdre de la tradition républicaine, équivalent de la légitimité des duchés, royaume et autres empires. Si elle tombe trop bas, gare aux factions aristocratiques qui vont tenter de prendre le pouvoir. Ce dernier point, qui existait déjà avant est désormais plus fouillé et présent, et c’est une bonne chose.

Notons que cette balance est même encore plus détaillée aux Provinces-Unies (les Pays-Bas), où la tentation monarchique du chef de l’état, le stathouder, est représentée. Le joueur connaîtra donc des évènements et décisions propres à ce pays important pour la période avec la présente extension.

A propos de factions, il y en a désormais trois que le joueur d’une république favorisera ou non. Selon ses choix, il aura ainsi de meilleures possibilités militaires (les aristocrates), diplomatiques (les marchands) ou administratives (les guildes). Bien que j’en parle dès à présent, car lié au reste, ce point est inclus dans le patch 1.7.

Enfin, une république marchande peut désormais créer des comptoirs dans les nœuds commerciaux où elle est présente (hormis le nœud national de départ), ce qui augmente considérablement le pouvoir marchand des provinces choisies et la limite des effectifs navals. Cela rappelle astucieusement les établissements de la ligue Hanséatique en Baltique et jusqu’à Londres, et bien sûr de Venise, et rajoute du réalisme.

Ces principaux ajouts font qu’il est autrement plus plaisant qu’avant d’incarner une République, d’autant plus que ces nouvelles possibilités s’accompagnent d’améliorations plus générales.

Le nouveau système de focus, à manier avec précaution.
Les factions au sein des républiques.
La proximité des républiques marchandes profite aux provinces étrangères.
Jusqu’où réélire le même doge? Il gagne en puissance, mais fait baisser votre tradition républicaine.
Un exemple de nouveaux évènements républicains
La création d’un comptoir commercial.
Les Provinces-Unies deviendront-elles une monarchie? A vous de décider.
Le casse-tête des monarchies électives… Rappelez-vous qu’Henri III de France avait été élu roi de Pologne!

Améliorations générales et patch 1.7

La première permet donc, tous les 25 ans, de focaliser l’attention de son état sur l’un des trois pouvoirs du jeu : diplomatique, administratif ou militaire. Le volet choisi engrangera donc plus de points par mois (+2) en contrepartie d’une baisse d’un point des deux autres. Utile pour rattraper des retards et cela offre, avec les conseillers et souverains, un meilleur contrôle qu’avant…

D’autant plus que des groupes de doctrines ont été rajoutés (là encore avec le patch) et qu’il est désormais possible, dès que deux groupes ont été terminés, de choisir des politiques pour son état. Très variées, elles aident à la colonisation, au recrutement etc. et dépensent elles aussi des points de pouvoir tous les mois. Il faudra donc savoir jongler entre bonus et coûts en points, et la focalisation précédemment évoquée y aidera.

Terminons le réjouissant tableau par les autres principaux ajouts (la liste est longue comme le bras) du patch 1.7, qui ne sont pas anodins. On notera ainsi que les nouveaux groupes de doctrines déjà évoquées viennent du patch, qui rajoute aussi les républiques marchandes dans la liste des gouvernements, corrige des bugs et accroît le bonus technologique du voisinage. Je rappelle qu’il est accordé aux pays en retard sur le niveau technologique de leurs voisins.

Un exemple de faction au pouvoir.

Au final cette mini-extension vaut bien les cinq euros qui sont demandés pour l’acquérir : elle relance l’intérêt des Républiques, permet un contrôle plus accru sur le visage que l’on entend donner à son état, détaille même certains pays comme les Provinces-Unies… Et vous ai-je dit qu’elle offre de nouvelles fonctionnalités aux monarchies électives comme la Pologne (contrôle des votes) ? Bref, un panel de choix supplémentaires bien agréable.

  • Prix modique.
  • Des ajouts intéressants et nombreux.
  • On ne sait pas très bien où s’arrête le patch et où commence l’extension : le premier forçant un peu l’achat du second pour pouvoir profiter de tout.
Infos pratiques

Date de sortie : 16 juillet 2014

Éditeur / Studio : Paradox Interactive / Paradox Development Studio

Site officiel : fiche chez Paradox

Prix : 4.99 € en téléchargement (Steam ; Gamersgate).

A lire en complément : EU IV – Wealth of Nations : Sono mercanti !, EU IV – Conquest of Paradise : le Nouveau Monde aléatoire, Conquest of Paradise : jouer les peuples amérindiens, Conquest of Paradise : le nouveau système de gestion des colonies et Europa Universalis IV, la conquête du monde à portée de main.

A lire aussi si besoin chez Paradox ces trois dev diary présentant les principales nouveautés de Res Publica : première partie, seconde partie, troisième partie (articles en VF par ici sur Jeux-Stratégie ou par ici sur Mundus Bellicus).

 

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2 Commentaires

  1. Tout cela est tentant ! La seule chose qui m’effraie un peu concerne les factions et l’importance qu’elles peuvent désormais revendiquer. Je garde un tel mauvais souvenir d’une partie en Manchurie totalement ruinée par la caste des eunuques… Les contraintes imposées par certaines factions peuvent être terribles, au point de gâcher parfois l’intérêt de l’évolution d’une nation ; du moins, ça a été mon expérience, peut-être liée à une mauvaise maîtrise du système, je l’espère :)

    • Pas mal d’évènements et les élections permettent d’équilibrer assez rapidement les factions. Je n’ai pas eu trop de problème à ce niveau là :) .

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