Seconde partie de notre récit présentant la bien connue bataille d’Alésia, telle que l’on peut la jouer dans Field of Glory II. Il s’agit ici d’un scénario non-officiel, signé par Odenathus, comme le permet d’en réaliser l’éditeur de scénarios. Même si en l’état le moteur de jeu n’est pas conçu pour simuler un siège, on verra ici qu’il permet toutefois de bien modéliser la situation d’ensemble.

Vue générale de la bataille

Changeons d’approche, et commençons par la fin. Voici, avec ici les quatre premières images à l’appui, un résumé du déroulement global de ce scénario. Longue bataille qu’il est difficile de bien présenter, car si tous les combats ne sont bien sûr pas essentiels, au fil des tours de jeu on paie le prix, ou inversement, on gagne le fruit, de certains combats précis, perdus ou réussis, au bon moment.

Combats qui, dans certains cas peuvent déclencher des sortes de mini-effets de vagues locales d’effondrement du moral, qui lorsqu’elles se produisent, en ayant donc bien mis toutes les chances de son coté, et en ayant aussi un peu de chance “aux dés”, créent les tournants décisifs d’une bataille. Vous verrez dans la première partie de cet AAR et dans les images ci-après moult exemples des nombreux combats que propose un tel scénario.

Venons-en au déroulé global de cette grande bataille.

Vers la fin de la partie l’assaut des gaulois a réussi dans le coin inférieur gauche, percée qui arrive trop tard pour changer le résultat final, mais qui si les combats s’étaient poursuivis m’aurait forcé à envoyer beaucoup de renforts, au risque donc d’augmenter les chances qu’un autre secteur défensif ne cède.

Heureusement à ce stade j’ai neutralisé toute adversité au centre, à savoir Vercingétorix et ses troupes aguerries, et j’aurais donc probablement pu empêcher le pire avec les légions situées à Alésia.

En bas au centre les gaulois ont failli percer aussi, mais là heureusement j’ai pu contenir leur avance. Les bandes gauloises n’étaient pas assez nombreuses, et j’avais un peu plus de défenseurs que dans le coin inférieur gauche (volontairement dégarni au début pour accélérer la chute au centre).

En haut à gauche, idem, les gaulois auraient pu percer, mais l’IA a mal ou peu exploité son avantage en nombre, manquant d’audace dans ses mouvements. De fait j’ai pu repousser les bandes gauloises à l’extérieur des fortifications.

En haut à droite, à nouveau les gaulois n’avaient pas assez de troupes et mes unités en défense ont pu encaisser le choc. Si l’IA avait joué plus audacieusement dans ses mouvements, pour donc forcer mes défenseurs à bouger et à s’exposer, elle aurait peut-être pu mettre un pied à l’intérieur des fortifications. Auquel cas j’aurais dû envoyer certaines des unités du centre pour combler une brèche potentielle, ce qui aurait laissé plus de chances aux forces de Vercingétorix pour effectuer une sortie dangereuse pour le romain.

En haut au centre il n’y a eu quasi aucun combats sérieux, et en bas à droite, idem, juste quelques accrochages mineurs.

Voilà sommes toutes un scénario très amusant à jouer. Même si évidemment il est plus simple de jouer coté défenseur, vu le rapport de force et vu l’importance des mouvements et du positionnement dans Field of Glory II, il faut bien choisir quel flanc renforcer ou dégarnir pour l’emporter.

D’autant plus rappelons-le que les unités manoeuvrent difficilement, sauf celles très disciplinées (i.e certaines légions romaines) et sauf l’avantage d’un chef pour mieux pivoter. Mais aussi car passé un certain niveau de moral, les unités ne répondent plus aux ordres, et donc vont vite s’enfuir. Et que souvent dans ce genre de cas, l’unité attaquant se lance aveuglément dans une poursuite susceptible de rompre des lignes sinon bien ordonnées.

Ces deux aspects très contraignants du système de Field of Glory II, lenteur des mouvements et perte de contrôle des unités, font tout le charme et l’intérêt de ce système de jeu. Système qui tout en restant ludique tâche de représenter au mieux ce que devait être le chaos des batailles à cette époque lointaine désormais.

Vue générale au début de la bataille, tour 1. Les gaulois ont l’avantage du nombre, les romains celui de la discipline et des fortifications.
Vue générale au milieu de la bataille, tour 7. Début de percée gauloise en haut à gauche et en bas au centre. Violents combats aux pieds d’Alésia.
Vue générale vers la fin de la bataille, tour 14. Deux percées gauloises stoppées mais déroute des défenseurs romains en bas à gauche. Alésia est tombée.
Vue générale après la fin de la bataille, tour 16. La percée gauloise a eu lieu trop tard pour sauver Vercingétorix et renverser le cours de la bataille.

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Pour plus d’informations sur le très réussi Field of Glory II, voyez cette page chez l’éditeur ou celle-ci sur Steam. A lire également en complément notre récit de partie sur la bataille de Marathon, cet AAR sur une bataille rapide prenant pour cadre César en Britannia, ou ce précédent récit de partie sur la bataille de Larissa. Et bien entendu notre test.

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