J’ai bien songé à lancer mon armée du précédent opus, Red Steel, dans cette tempête. Pour cela, comme pour son concurrent direct, finir la campagne restait une condition obligatoire et j’en étais loin… J’ai tout de même essayé et ai pu ainsi jauger les différences entre les deux moutures.

 

A l’Est, rien de nouveau…

Alors, je ne vais pas tergiverser, je n’ai rien vu de nouveau ! Enfin, si on omet les scénarios ou les quelques matériels supplémentaires, nous sommes dans l’exact prolongement de l’opus précédent. Toutes les qualités et défauts, comme, selon moi, la gestion de la guerre aérienne sont toujours présents. Je ne vais pas revenir sur le système de jeu archi connu qui est basé sur le vénérable Panzer General.

Red Storm se focalise sur la dernière phase de la guerre, celle où l’Axe était cuit et où le rouleau compresseur soviétique écrasait tout sur son passage. Et justement, ce rouleau compresseur, c’est nous !

Nous nous retrouvons pour commencer du côté du saillant de Koursk pour repousser la dernière offensive majeure de l’Axe à l’Est. La première chose qui marque est le nombre d’unités avec cette multitude de blindés, ensuite la taille de la carte en adéquation, immense.

Order of Battle: Red Storm
Koursk et ses tigres d’élite, les unités de la Waffen SS ont une tête de mort comme symbole d’appartenance pour les différencier de la Wermacht qui arbore une croix plus sage, bien que la représentation de la svatiska ou croix gammée soit autorisée depuis août 2018.
Order of Battle: Red Storm
Réussite d’un objectif secondaire, c’est en direct sur BFMTV ! Joukov dirige personnellement une unité de KV1 sur le terrain, quoi de plus normal ?
Order of Battle: Red Storm
Un bug ! Très rare, mais à l’écran vous avez empilé sur le même hexagone des parachutistes soviétiques et des Panzer IV allemands !

 

Order of Battle: Red Storm
D’ailleurs le jeu ne s’y trompe pas et ce bug ne lui plait pas non plus.

Les blindés vont être l’ossature de notre armée. Le bestiaire est étoffé de quelques modèles plus lourds et plus modernes. Ils vont nous permettre d’atteindre Berlin et même d’aller titiller les japonais en Mandchourie.

Le jeu n’a pas pris une ride, mais il n’a pas bénéficié d’une cure de jouvence. La guerre aérienne n’a pas évolué, le rayon d’action des avions se compte en temps et non en distance. Les unités qui engagent l’ennemi ne peuvent pas se déplacer ensuite. Nous avons donc lors d’un tour de jeu, ce qui correspond à un intervalle de temps réel, une unité qui attaque et ne fait que ça pendant qu’une autre va se déplacer au maximum et engager le combat avec la même efficacité. De plus, que penser de la quasi obligation de détruire totalement les unités adverses sous peine de les voir se recompléter et s’emparer d’objectifs sur vos arrières, l’absence de débordement blindé se fait cruellement sentir.

Côté graphisme, je n’étais pas un adepte de la 3D, présente chez la concurrence et me plaignais de ne pas y retrouver mes unités avec facilité. Ici, son absence ne fluidifie pas la situation, tout en étant moins esthétique. Il est nécessaire de passer en revue toute vos troupes pour être certain de ne pas en oublier. Les unités aériennes restent peu visibles, l’utilisation du focus aérien est obligatoire.

Alors, je ne suis pas allé au bout de la campagne, loin s’en faut. Toutefois, la difficulté des scénarios essayés me semble bien dosée. Il faut bien comprendre les objectifs poursuivis et s’y atteler sous peine de défaite.

Une tempête ? Non, une brise !

Alors, faut-il acheter Red Storm ? A la lecture de ce qui précède, la réponse semble négative. Pourtant, son achat est quasi obligatoire si vous avez les deux autres volets. Il est difficile de résister à la tentation de terminer l’aventure. C’est certainement le point le plus positif de cette trilogie, pouvoir suivre « notre » armée rouge tout au long du conflit.

De plus, Red Storm nous plonge de suite dans l’action. Ces extensions étant jouables séparément, souvent les premiers scénarios sont des scénarios d’introduction, faciles. Ici, si le premier scénario n’est pas le plus difficile, il reste un challenge intéressant au moins grâce à son aura historique de la plus grande bataille de chars de tous les temps.

Lors du test de Red Steel, j’avais beaucoup comparé la série des Order of Battle à celle des Panzer Corps. Aujourd’hui, j’ai clairement une préférence pour cette dernière au niveau du système de jeu et du graphisme. Toutefois Order of Battle conserve un écrin historique plus prononcé que Panzer Corps qui s’en éloigne de plus en plus.

Order of Battle: Red Storm
Finalement, Koursk pas de quoi en faire tout un fromage…
Voilà ce qui se passe quand vous laissez un objectif à portée d’un char allemand.
On recommence, il faut renforcer les unités unes par une, les moderniser et placer ce que l’on peut en fonction des limites de déploiement.
La réussite de cet événement me permet de déployer six points d’infanterie, une unité blindée par exemple et trois points d’aviation, ce qui correspond à une escadrille.
Un nouveau leader fait son apparition, il va venir améliorer une escadrille de chasse.
Kharkov est définitivement reprise.
N’oublions pas la recherche ! La création d’Armées de choc me semble un bon investissement.
Assaut amphibie sur la presqu’île de Kerch. On peut voir un officier qui attend de se remettre de ses blessures, tandis que l’offensive principale au Nord-Est marque le pas par rapport à la manœuvre de diversion au Sud…
Toujours frustrant, les objectifs sont pris mais pas encore sous contrôle, ce qui va m’amener à prendre des vacances à la plage…

Points positifs et négatifs

  • Nombreux scénarios.
  • Version Française
  • Rapport qualité / prix.
  • Pas de réelles nouveautés.

Pour plus d’informations sur Order of Battle : Red Storm, voyez cette page chez l’éditeur ou celle-ci sur Steam. A lire également nos articles sur les deux précédents DLC de cette trilogie, Order of Battle – Red Star : une extension quatre étoiles et Order of Battle : Red Steel, l’acier soviétique sera-t-il à la hauteur ?

Notes
Multimédia
75 %
Interface
75 %
Gameplay
70 %
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order-of-battle-red-storm-lultime-volet-du-triptyque-sovietique<b>Multimédia</b> : toujours plaisant..<br /> <b>Interface</b> : toujours inchangée, ce qui semble normal pour une extension.<br /> <b>Gameplay</b> : avec le temps, les défauts sont plus visibles <br /><br /> Avec ses quinze scénarios, Red Storm est bien une tempête de challenges diversifiés, mais son manque d’évolution pèse de plus en plus sur son attrait initial. Il reste toutefois pour les adeptes un incontournable.