Cela va bientôt faire deux ans que nous vous avions parlé de No Plan B, petit jeu tactique indépendant développé par chez nous, au concept original. Refaisons une reconnaissance du terrain afin de voir ce qui a changé depuis, et ce qui nous y attend prochainement.
Avec sa direction artistique aux antipodes du genre et son système de planification poussé ne laissant pas de seconde chance, No Plan B, tout juste sorti en accès anticipé, nous avait tapé dans l’œil mais restait sensiblement redondant. Aujourd’hui en bêta et, semble-t-il, proche de la version 1.0, le jeu a bénéficié de l’amour de son développeur et déjà reçu plus de 100 patches. Si l’on omet les traditionnels correctifs et améliorations inhérents aux jeux en Accès anticipé (interface, moteur, équilibrage…), ces nombreuses mises à jour ont ajouté une grande quantité de contenu, conçu selon les attentes des joueurs. L’occasion pour nous de faire le tour des principales nouveautés.
Comme un besoin de prendre l’air… ou de la hauteur
Une des premières requêtes de la communauté concernait la diversité des situations. No Plan B nous cloisonnait effectivement à l’intérieur d’un bâtiment s’apparentant à des bureaux de plein pied, et si la carte était générée procéduralement, chaque scénario avait un air de déjà-vu. Pour pallier à ceci, certaines opérations intègrent maintenant, malgré un thème identique, du jeu en extérieur et sur plusieurs niveaux de verticalité.


De nouvelles menaces…
Mécontent de se faire humilier par une horde de tacticiens sans remords, l’ennemi s’est entraîné et revient plus dangereux que jamais. N’hésitant plus à attaquer au corps à corps ou à se fondre parmi les civils, le comportement de ce dernier s’est vu drastiquement amélioré. Grâce aux différents archétypes élaborés et la réaction à une vingtaine de stimuli différents, nos ennemis sont devenus malins et imprévisibles, faisant de No Plan B un jeu réellement tactique, difficile et punitif, où la moindre erreur se paie cher. Mais deux ans après, la résolution en direct d’un plan bien établi reste toujours aussi grisante, embellie par le superbe moteur cinématique au fort potentiel.
Les planificateurs endurcis ont cependant la possibilité de pousser la difficulté avec un mode avancé, où la mort est permanente et l’IA fuit si elle le peut nos grenades, tend encore plus d’embuscades et se cache plus rapidement des snipers extérieurs.
…mais des moyens plus conséquents pour y remédier
Un des principaux reproches fait à No Plan B était le manque de variété dans les équipements et les approches tactiques. Le jeu a bien évolué sur ce point et propose aujourd’hui une trentaine d’armes personnalisables, huit grenades aux effets différents et cinq boucliers balistiques. Il est aussi devenu possible de s’accroupir, permettant ainsi l’alignement de deux soldats ou le passage sous les fenêtres, et troquant un peu de mobilité pour gagner en précision et en couverture.
Enfin, les attaques nocturnes, assauts silencieux, assourdissements et gazages ont intégré le champ des possibilités grâce à un système de compétences revu et à l’ajout des équipements prévus à cet effet. Plus situationnel, les snipers peuvent maintenant être positionnés sur des postes de tir sécurisés mais à l’efficacité limitée.
PIMP my squad
Un nouveau module de personnalisation a été intégré, pour un véritable festival du tacticool ! Bien qu’hermétique à ce genre de chose, je reconnais qu’il est complet et devrait plaire aux amateurs. Crosses, poignées, optiques, chargeurs, freins de bouche, laser, silencieux… des dizaines d’attachements d’armes sont disponibles pour peaufiner ses tactiques comme son style. On peut bien entendu choisir les couleurs ou le camouflage de chaque pièce pour un résultat du plus bel effet, ou si vous êtes aussi doués que moi, pour les plus inavouables immondices !
Les personnages ne sont pas délaissés et leur visuel est aussi modifiable, de la tenue jusqu’aux écussons.
Qu’en est-il du jeu ?
En dehors de ces enrobages, la base reste la même et se focalise intégralement sur la planification complète de la mission, sans intervention possible une fois l’assaut lancé. Si vous adhérez au principe vous apprécierez ces nouveautés qui ajoutent de la variété à ce titre hautement tactique, autrement le jeu n’aura pas beaucoup plus d’intérêt pour vous qu’avant.
La campagne a été revue et intègre maintenant un système de progression avec déblocage du matériel en plus du gain d’expérience. Si comme moi cela ne vous enchante pas, une option est disponible pour tout débloquer, escouade par escouade, afin de conserver le système normal pour les autres. La seule contrepartie, légère, sera votre absence dans les différents classements.
De nouvelles missions ont vu le jour, comme l’escorte vers l’objectif ou l’extraction de différents VIP. On retrouve donc enfin une variante du classique désamorçage de bombe, dans laquelle on escorte l’équipe de démineurs vers la zone cible, ou encore l’arrestation d’un chef ennemi qu’il faudra rapatrier jusqu’à la sortie.
Un point sur le support du modding. L’éditeur de scénario présent depuis la sortie de l’accès anticipé, très simple à utiliser, s’est étoffé de plusieurs milliers d’objets permettant la création de niveaux à l’identité plus forte. Environ 70 missions de la communauté sont déjà disponibles, téléchargeables directement depuis le jeu. Le modding s’est aussi récemment étendu, avec la modification possible des éléments visuels et de gameplay. Les premiers petits mods ont déjà vu le jour, gage de facilité d’utilisation des outils, mais il faudra attendre un peu plus avant de voir des modifications conséquentes.
Enfin, le jeu est compatible avec le Steam deck et si je n’ai pas pu tester la qualité de sa compatibilité faute d’appareil en ma possession, c’est un jeu qui se prête très bien au jeu nomade avec ses sessions courtes et donc une excellente nouvelle.
On s’était dit rendez-vous dans deux ans. Même jeu, meilleur, bon plan.
GFX47 nous livre comme à son habitude un superbe travail de suivi et son jeu, pourtant à prix modeste, possède tous les atouts pour se frayer une place parmi les références. Une crainte peut subsister sur l’aspect répétitif du titre, et de fait No Plan B est peu adapté aux longues sessions de jeu. Il est en revanche bien taillé pour de régulières sessions de 1h ou moins, et avec près de 40h de jeu à mon actif sur une version non finie, il aura déjà davantage tenu sur la durée que la majorité de ce qui se fait sur le marché. Mais ce n’est pas pour rien, No Plan B est peut-être le titre le plus abouti en son genre. Vivement la 1.0.
Pour plus d’informations sur No Plan B, qui pourrait quitter la phase Accès anticipé dans un avenir proche, voyez cette page sur Steam et le site officiel.









