Second chapitre de la trilogie consacrée aux Alliés de l’Ouest, cet opus apporte son lot de nouveaux scénarios et d’unités supplémentaires. Alors, quittons le pub d’El Alamein pour en terminer avec l’occupation de l’Axe en Afrique du nord. Puis partir vers l’Europe, en commençant par débarquer en Sicile.

 

Une trilogie nominale

Lors de la campagne soviétique, nous avions eu la chance de pouvoir suivre « notre » armée tout au long du conflit. Il était donc raisonnable de penser que nos unités de Allies Defiant seraient au rendez-vous. Il n’en est rien. Vous commencez par hériter de cette armée américaine totalement inexpérimentée qui n’a jamais vu le feu. Et leur baptême, ils vont l’avoir par le biais des troupes françaises de Vichy qui défendront l’Afrique du Nord.

Tout au long de la campagne, nous allons tout de même retrouver les troupes britanniques, mais adieu les spécialités acquises auparavant et vos chères unités. Toutefois, on les gratifie de quinze points de spécialisations à répartir à votre gré.

Néanmoins cette première déconvenue rend le terme « trilogie » un peu fade, il n’y a aucune interaction entre les deux premières campagnes, cela évoluera peut-être avec la dernière.

Quoi de neuf, docteur ?

Pas la peine d’espérer de révolution, le système de jeu est identique en tout point aux autres opus de la série avec les très nombreuses qualités, synonymes du succès de la série, mais aussi les défauts. Pour Order of Battle – Red Steel (voir ce test), je parlais déjà du besoin de tout reprendre avec un Order of Battle 2. On pourrait ainsi ne plus avoir d’unités aériennes qui restent pendant tout le scénario dans les airs et changer un peu quelques effets spéciaux comme le doublement du tir de mortier ou de l’artillerie.

J’ajouterais aussi le combat qui met fin aux actions de l’unité. Ainsi, une unité qui combat sans bouger va donc être engagée dans cette action pour 48 h, alors que celle qui se déplace de tout son mouvement et attaque, le sera moins longtemps pour un résultat égal voir supérieur. Dans la série des Strategic Command, les unités qui ne se déplacent pas ont un bonus offensif, dans celle des Warplan, on peut aussi bien attaquer que se déplacer et dans les Operational Art of War, la gestion temps / action régit la durée du tour. Tout cela pour dire, que là aussi des solutions existent.

 

Order of Battle: Allies Resurgent
On commence à manquer de place, surtout en Europe. Chaque DLC (drapeau) offre une mission jouable gratuitement.
Order of Battle: Allies Resurgent
Un rappel historique est toujours bienvenu.
Order of Battle: Allies Resurgent
L’arbre scientifique, les 15 points de spécialisations permettent d’améliorer l’entraînement de toutes les unités.
Order of Battle: Allies Resurgent
Déploiement des troupes sur la plage Z, les autres sont imposés. Oran est au centre et l’objectif secondaire est bien dans l’eau…
Order of Battle: Allies Resurgent
Un renfort aérien, en haut à gauche, nous est alloué suite à la capture de l’aérodrome de La Sénia.
Order of Battle: Allies Resurgent
Finalement quand on sait, c’est plus facile…
Order of Battle: Allies Resurgent
Excellent pour l’ambiance, on vous rappelle les événements sur le front de l’Est.
Order of Battle: Allies Resurgent
Le problème allié, du matériel nombreux et haut de gamme, mais la logistique ne suit pas.

Pour plus d’informations sur Order of Battle: Allies Resurgent, voyez cette fiche sur Steam ou celle-ci chez l’éditeur. Concernant Order of Battle – World War II, voyez cette fiche sur Steam ainsi que l’ensemble de nos tests et notre guide des extensions.

Order of Battle: Allies Resurgent
Ayant pléthore de troupes aéroportées, je les ai utilisées pour ouvrir la voie aux blindés, toute ressemblance avec une opération en 1944 n’est pas une coïncidence.

Néanmoins, d’habitude les progrès s’avèrent plus techniques, invisibles pour le joueur, avec l’amélioration de la stabilité, corrections de bugs et autres. Je crains que ce travail n’ait pas été d’actualité. En jouant à Red Storm (voir cet article), j’avais eu la superposition de deux unités de camps opposés sur le même hexagone. Ici, ce bug s’est reproduit à trois reprises lors du second scénario de manière fort déplaisante au point de devoir le recommencer.

On se trouve donc face à douze nouveaux scénarios, soit autant que pour Allies Defiant et à de nouvelles unités dont l’intérêt reste limité, la plupart disparaissant rapidement de votre ordre de bataille au gré des évolutions. Mais plongeons-nous dans l’action.

Le torchon brûle jusqu’à Rome

L’opération Torch nous ouvre ses bras et vous allez vous retrouver à la tête des forces alliées. Le jeu se présente toujours avec des objectifs prioritaires, influant directement sur la victoire, et des secondaires amenant des bonus immédiats ou futurs. Lors de ce premier scénario, vous devez vous emparer du port d’Oran en quatre tours maximums. La différence avec la réalité est que vous savez que le jeu a été testé, et qu’on peut y arriver. Je mobilise des unités blindées dans le but de me déplacer au plus vite vers ce dernier.

Le résultat est le suivant : 1er tour, mes péniches s’approchent des côtes ; 2e tour, mes troupes débarquent ; 3e tour, elles progressent autant que possible ; 4e tour, elles s’approchent d’Oran. Raté ! En écoutant bien le briefing, on parle d’une unité aéroportée qui pourrait capturer les aérodromes. Évidemment, l’avantage des troupes aéroportées est la mobilité et la vitesse. Je recommence le scénario en créant trois unités aéroportées et lorsque je les déploie, elles se retrouvent dans les péniches… Tant pis, je continue tout de même et je dévie la seule unité aéroportée dans les airs vers Oran en lui jurant bien que ce ne sera pas Market Garden avant l’heure. Pendant ce temps, la marine anglaise se bat contre son homologue Vichyste et les batteries côtières. Elle finit par couler l’unité immobile dans la rade d’Oran, une unité de la Navy prend sa place afin d’augmenter sa portée de tir à l’intérieur des terres et capture Oran !

 

Order of Battle: Allies Resurgent
Quand ce n’est pas moi qui me trompe, c’est le jeu qui a un problème : on peut voir clairement mon Sherman avec l’objectif qui vient d’être repris (drapeau allemand) et le char allemand, un Pz III L, qui apparait.
Order of Battle: Allies Resurgent
Même le programme s’en est rendu compte…

 

Order of Battle: Allies Resurgent
Le même avec de l’infanterie lourde allemande et de l’infanterie américaine.
Order of Battle: Allies Resurgent
Finalement, on recommence le scénario avec le même plan où on peut voir les C47 se diriger vers la zone de largage.

Le but de cette anecdote, en plus d’illustrer mon incompétence, est de vous rappeler de bien écouter le briefing, de bien regarder l’emplacement des objectifs et de rester ouvert d’esprit pour penser qu’un port se capture en s’emparant de sa rade.

Dans l’ensemble, la campagne au niveau moyen est assez facile pour la conquête de l’Afrique du Nord. Toutefois, le jeu ne s’arrête pas là et le débarquement en Sicile s’est avérée plus ardue. Il a fallu s’appliquer un peu plus jusqu’à la prise de la ville éternelle qui marque la fin de cette extension. Le système de points de réquisitions, terme plus approprié que de « prestiges » chez la concurrence, reste un jeu dans le jeu. Il faut en effet les gérer consciencieusement et cela dés les premiers scénarios pour espérer remporter la victoire finale. Comme pour Allies Defiant, on peut regretter le nombre restreint de scénarios, et on reste un peu sur sa faim.

Il n’y a malheureusement pas grand-chose à rajouter, les scénarios sont intéressants et amusants, ce qui est primordial pour un jeu à thème historique. Si la guerre du désert version Afrika Korps, arrivée de Rommel en mars 1941 à son échec devant El Alamein en novembre 1942, est très représentée dans le monde ludique, Allies Resurgent s’intéresse à une période moins abordée, voir oubliée. La Normandie et la campagne de France ont aussi bien historiquement que commercialement éclipsé la campagne d’Italie, dont le point culminant, la prise de Rome, n’a eu que fort peu d’échos dans le monde.

 

Liste des scénarios : Oran – Medjez el Bab – Sidi bou Zid – Kasserine – Mareth Line – Sfax – Tunis – Sicily Landing – Sicily Breakthrough – Salerno – Volturno Line – Gustav Line.

Liste des nouvelles unités : Re 2002, Italian fighter-bomber – PZW 42, rocket launcher on Halftrack – DD Bourrasque, French destroyer – DD L’Adroit, French destroyer – C15 TA, Canadian armored truck – L4 Grasshopper, US recon plane – M3 ScoutCar, US armored car, recon – T28E CGMC, US anti-air unit on halftrack – T30 HMC, US artillery on halftrack – A36 Apache, US ground attack version of P-51 fighter – Lancaster, heavy British strategic bomber

Order of Battle: Allies Resurgent
Largage effectué, partout et nulle part. Toutes les unités sont dispersées.
Order of Battle: Allies Resurgent
L’arbre technologique américain, on part de zéro…
Order of Battle: Allies Resurgent
Une carte limitée pour une action défensive, on notera le changement de graphisme en 2D, plus classique mais surtout plus clair.
Order of Battle: Allies Resurgent
La bataille de Kasserine avec une multitude de troupes à déployer et surtout à renforcer.
Order of Battle: Allies Resurgent
Rommel est repéré au sein d’une unité blindée majoritairement composée de Pz III L.
Order of Battle: Allies Resurgent
Objectif secondaire rempli, la destruction d’une unité blindée allemande, je gagne mon premier commandant et pas n’importe qui. Cerise sur le gâteau, il s’agissait de l’unité de Rommel.
Order of Battle: Allies Resurgent
L’offensive allemande a été repoussée, pour éviter des désagréments, j’envoie vite mon unité anti-aérienne couper la route aux italiens.
Order of Battle: Allies Resurgent
Finalement la partie s’arrête avant le tour final, j’aurais peut-être dû faire traîner pour laisser le temps au général Patton de se remettre de ses blessures.
Order of Battle: Allies Resurgent
L’attaque de la ligne Mareth, ce qui aurait pu être la meilleure opportunité de récupérer mes unités de Defiant qui avaient terminé à El Alamein. On peut accepter ou refuser l’ordre de bataille proposé, mais ce n’est pas encouragé.
Order of Battle: Allies Resurgent
Suivant les conseils du briefing, on contourne les défenses allemandes. Contrairement à ce qu’on pourrait croire en voyant le marqueur de prestige américain, ceux-ci ne participent pas au scénario et le portrait de Patton restera accroché dans l’angle droit.
Order of Battle: Allies Resurgent
Rien de tel qu’un avion de reconnaissance pour savoir ce qui se passe derrière le front.
Order of Battle: Allies Resurgent
Les deux principes de bases, isoler l’adversaire et frapper depuis deux directions différentes.
Order of Battle: Allies Resurgent
La conquête de la Tunisie, la carte parle, on détruit tout et on avance, comme d’habitude.
Order of Battle: Allies Resurgent
Un commandant aérien grâce à la réussite d’une mission secondaire, personnellement je n’ai jamais entendu parler de lui…
Order of Battle: Allies Resurgent
Jusque-là, c’est plutôt facile, pas besoin de beaucoup d’attention.
Order of Battle: Allies Resurgent
La Sicile, deux objectifs secondaires doivent être pris en seulement trois tour, le grand pont en fait partie.
Order of Battle: Allies Resurgent
On ne le voit pas, mais mes unités se retirent vers l’Ouest, en effet ce secteur n’est pas dans les objectifs, ce qui ne va pas m’empêcher de le raser avec la force de frappe de la Navy. Pourtant au scénario suivant, les bunkers et autres défenses auront repoussé…
Order of Battle: Allies Resurgent
29 tours ont été nécessaire, plus que d’habitude, le challenge se renforce lors des derniers scénarios.
Order of Battle: Allies Resurgent
Pas un , mais deux commandants aériens supplémentaires, comment voulez-vous que la Luftwaffe résiste ?

Points positifs et négatifs

  • Théâtre d’opération.
  • Version française.
  • Rapport qualité / prix.
  • Nombre de scénarios.
  • Manque de nouveautés.
  • Plus de bugs que d’habitude.
Notes
Multimédia
73 %
Interface
72 %
Gameplay
68 %
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order-of-battle-allies-resurgent-ils-arrivent-mais-ce-nest-pas-du-nouveau<b>Multimédia</b> : sans surprise, conforme à la série.<br /> <b>Interface</b> : inchangée, des améliorations auraient été bienvenues comme une meilleure visibilité dans le transfert des troupes d’une extension à l’autre.<br /> <b>Gameplay</b> : sans surprise, mais on s’amuse toujours autant.<br /><br /> Le grand avantage de ces trilogies est de pouvoir suivre son armée et contrairement à ce qui a été écrit précédemment, lorsque l’armée britannique entre en jeu, vous pouvez retrouver celle de Allies Défiant. Pour cela, vous devrez, lorsque la campagne précédente est finie, cliquer sur l'armée principale, ici la britannique, affichant vos troupes et l'option de sauvegarde. Pour le reste, le produit offre les mêmes qualités ludiques que ses prédécesseurs.