Pour accompagner la sortie ce week-end de l’extension Blitzkrieg pour Order of Battle WW II, voici la traduction d’un court entretien diffusé par Slitherine, interview dans laquelle l’équipe de The Artistocrats revenait il y a peu sur les principales nouveautés de ce DLC.

Bonjour à tous ! La sortie de Order of Battle : Blitzkrieg approchant nous avons décidé de poser quelques questions aux développeurs du studio The Artistocrats.

Avec cette extension, Order of Battle s’attaque pour la première fois au théâtre européen. L’Allemagne, durant la période 1939-1941 mena un type de guerre n’ayant rien de commun avec celle se déroulant dans le Pacifique ou en Finlande pendant la Guerre d’hiver. Comment cela est-il représenté dans le jeu et en quoi est-ce différent, stratégiquement parlant ?

Il s’agit de la première campagne du jeu purement offensive ; du moins en ce qui concerne la globalité des objectifs de scénarios. Par ailleurs, du point de vue des combats blindés dont l’importance fut minime, aussi bien sur le théâtre Pacifique que sur le terrain difficile de la Finlande ou dans le conflit sino-japonais, on peut considérer qu’ici les allemands l’ont inventé et mis en pratique.

Cela devient évident au vu de la grande quantité de types de chars et de leurs variantes, au fil des dix-huit mois couverts par cette campagne. En plus des modèles de Panzer I, II, III et IV, les allemands ont accès aux chars tchèques modèle 38, ainsi qu’aux matériels de prise français, par l’entremise d’une nouvelle spécialisation dénommée Beutepanzer.

Sur le plan tactique, nombre de scénarios sont conçus autour du principe de la prise en tenailles par les blindés. Les joueurs vont découvrir qu’utiliser les tactiques historiques d’encerclement à grande échelle -les blindés servant de fer de lance pour ce type d’attaque- constituera souvent la façon la plus sûre d’atteindre la victoire. Cette méthode est largement soutenue par le système simple mais efficace de ravitaillement élaboré pour la série Order of Battle mais aussi mise en valeur grâce aux objectifs de victoire primaires et secondaires.

Cela apparaîtra clairement aux joueurs, en particulier lors de l’invasion de l’Union soviétique durant laquelle il sera difficile d’avancer en grignotant frontalement, au travers des défenses massives opposées par les armées soviétiques. À l’inverse, en poussant agressivement sur les flancs des ces forces, éventuellement jusqu’à refermer la tenaille, il sera possible de piéger d’importantes quantités d’unités pour ensuite les détruire aisément.

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Blitzkrieg ajoute un nombre considérable de nouvelles unités (plus de deux cent – ndlr : voir exemples d’unités allemandes ci-contre), dont beaucoup de véhicules ; diriez-vous que cette extension enrichie également le concept d’armes combinées déjà présent dans Order of Battle et de quelle manière ?

Alors qu’à l’évidence les panzer allemands s’arrogent la part du lion, l’unique moyen d’éviter de les voir freinés dans leur avance et être, petit à petit annihilés par une lente attrition, consistera à leur fournir un soutien constant et efficace d’artillerie et d’aviation. Les bombardiers tactiques tels que les Stuka, ainsi que l’artillerie motorisée sont essentiels pour préserver la puissance des blindés, en détruisant ou affaiblissant les points de défense renforcés et les armes antichars adverses.

Également important, l’accompagnement des troupes d’infanterie, dans le nettoyage des poches de résistance et la sécurisation des lignes de ravitaillement du fer de lance blindé. L’IA se montre particulièrement redoutable pour couper ces voies d’approvisionnement, ce qui implique qu’une stratégie peu précautionneuse aboutira inévitablement à handicaper le potentiel offensif et la mobilité des divisions de panzer isolées.

Blitzkrieg ne se contente pas d’adjoindre l’Allemagne mais aussi de nombreux autres pays. Que pouvez-vous nous dire au sujet de leurs ordres de bataille ?

Au fur et à mesure que le jeu visite de nouveaux théâtres de conflit, nombre d’unités et de nations sont ajoutées. La France et la Pologne par exemple disposent d’une quantité respectable et variée de types d’unités, tandis que les britanniques, déjà présents depuis les campagnes Pacifique, voient leur arsenal militaire enrichi. À côté de cela, les joueurs vont pouvoir rencontrer les unités de plusieurs nations mineures de la seconde Guerre mondiale, telles que la Belgique, la Norvège, la Grèce ou la Yougoslavie.

Qu’en est-il de l’Intelligence Artificielle ; a-t-elle été améliorée et adaptée à ce nouveau type de confrontation qu’est la Blitzkrieg ?

En plus des diverses optimisations et corrections apportées au code de l’IA, nous nous sommes particulièrement attachés aux mécanismes liés aux mouvements de retraite. À côté des procédures liées à des scénarios spécifiques, tels que l’évacuation de Dunkerque ou les tentatives des forces soviétiques pour échapper aux encerclements pendant l’opération Barbarossa, l’IA pourra désormais replier des lignes de front ses unités sérieusement endommagées. Plutôt que de rester à proximité en tergiversant, attendant que le joueur ne vienne porter le coup de grâce, elles pourront tenter de se replier vers l’arrière, voire de quitter purement et simplement la carte.

Ce comportement pourra ainsi être exploité par le joueur, dans le but de coller au plus près du journal de marche des forces allemandes : détruire systématiquement chaque unité ennemie est une perte de temps et alors que certains objectifs secondaires encouragent à éliminer certaines de ces troupes adverses, d’autres pourront avec profit être autorisées à s’en tirer, pour favoriser plutôt l’issue rapide d’une bataille.

Que pouvez-vous nous révéler sur ce que nous réserve l’avenir de cette série ?

Blitzkrieg s’achève en 1941 avec la bataille de Moscou. Inutile de préciser que nous n’en avons donc pas fini avec les allemands ! Au total, nous avons d’ores et déjà planifié pour l’année 2017, au minimum quatre autres extensions consacrées aux campagnes allemandes, dont certaines au contenu plutôt inhabituel.

Également important, sujet d’une demande assidue depuis longtemps, le mode Escarmouche constitue actuellement le point de focus de notre attention. N’ayant pas à nous consacrer à la création de nouveaux théâtres dans le futur proche, nous devrions enfin pouvoir nous attacher à finaliser ce projet enthousiasmant dans les mois qui viennent.

Pour plus d’informations sur Order of Battle – Blitzkrieg, dont nous vous reparlerons prochainement, voyez cette page sur Steam ou celle-ci chez Slitherine.

Concernant Order of Battle WWII et ses précédentes extensions, voyez cette fiche sur Steam, cette page chez Matrix ainsi que les articles suivants : Order of Battle – Winter War : l’été sera frais, test de OoB – US Marines, test de OoB – Pacific et test de OoB – Morning Sun. Ou encore nos AAR Order of Battle – Pacific : La fourche (1ère partie) / (2nde partie) et Order of Battle – Winter War : un drink pour Mr Molotov (seconde partie, troisième partie).

En plus de notre sondage ci-dessus, à voir également ce précédent interview de The Artistocrats et si vous l’aviez manqué cette brève concernant la transformation fin juin de Order of Battle : Pacific en un wargame « free to play » désormais intitulé Order of Battle : World War II.

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